‹ Acte de visite du Vicariat d'Athabaska, année 1912Chapitre 4 sur 12 · IV. — Emploi du Temps · texte numérisé non relu

IV. — Emploi du Temps

C’est ici une question très importante. Elle m'amène à faire quelques observations qui, je l'espère, serviront de réponses définitives aux demandes qui m'ont été faites. Elles aideront aussi, dans une certaine mesure, à provoquer de votre part toute la somme d'attention désirable.

4° Devoirs de piété.

La dernière édition de notre Manuel de Prières, dont chaque Religieux devrait avoir un exemplaire, donne la série des exercices journaliers, prescrits par nos Constitutions.

Ces exercices occupent, de droit, la première place parmi nos devoirs.

Ce qui ne veut pas dire que tous trouveront toujours le temps de remplir matériellement tous les exercices de communauté, ni qu'il faille toujours subordonner à ces exercices tous les autres devoirs. Non : le service de Dieu s’accommode de plus de souplesse. Il est parfois néces-

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saire de donner le pas à des devoirs urgents sur des exercices spirituels.

Il est inutile de dire que nous n’entendons pas, par là, ouvrir la porte à toutes les infidélités. L’explication donnée ne se justifie que dans le cas d’impossibilité morale ou d'autorisation légitime. C’est aux devoirs du ministère spécialement que doivent parfois céder le pas les exercices de règle.

2 Travaux manuels.

Dans l’Acte de Visite de 1895, le R. P. ANTOINE établit que, en ce qui concerne l'emploi du temps, il ne peut s'empêcher de demander si l’on ne donne pas trop de son temps aux travaux matériels et aussi en relations inutiles avec les sauvages désœuvrés.

On m'a communiqué bien des aveux concernant le travail manuel des Pères. Les nécessités et les situations spéciales dans le passé, ont souvent forcé, ou au moins persuadé nos Pères à prendre la hache et la bêche, à mettre la main à la charrue et au moulin, à s’employer même à d’autres ouvrages plus serviles. Mais on ne saurait admettre que, en temps ordinaire, la part dévolue comme devoir à nos Pères soit de se livrer aux occupations de manœuvres ordinaires. Assurément, il y doit y avoir pour eux mieux à faire. Voir nos Pères occupés souvent aux ouvrages matériels laisse, non sans raison, croire qu'ils y perdent de la considération respectueuse due au prêtre, et celà non seulement dans l'esprit des Blancs, mais aussi des Métis et des Indiens eux-mêmes. Il se peut également que, avec les années de corvées, les aptitudes du prêtre pour les fonctions du saint ministère ne viennent à s’affaiblir; ou bien qu'il devienne réellement impropre à l'accomplissement de certaines fonctions de sa sainte vocation.

Un jeune Missionnaire devrait d'ordinaire apprendre un ou deux idiomes indiens, ainsi que le français et l'anglais, s’il ne les possède déjà. Il doit apprendre à

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