‹ Acte de visite du Vicariat d'Athabaska, année 1912Chapitre 8 sur 12 · EAU: A · texte numérisé non relu

EAU: A

En adressant la parole aux différentes communautés et dans les actes de visite locale, nous avons saisi l’occasion d'appuyer sur le devoir d'apprendre les langues requises, de tenir les registres d'église en bon état, d'enseigner assidûment le catéchisme aux enfants et même aux adultes, et de visiter les fidèles aussi souvent que leurs besoins spirituels semblent le requérir, mais toujours avec la prudence sacerdotale. Ces recommandations nous voulons les renouveler ici. Tenez toutes choses en bon ordre, au dedans comme au dehors de vos églises et chapelles. Instruisez vos ouailles et soyez en relation avec elles. Allez au-devant d'elles pour les inviter à venir, pour les amener, si c’est nécessaire, afin qu’elles puissent apprendre les enseignements de la vérité. Ne laissez point dire à vos successeurs que vous avez été des incapables pour l’une ou l’autre de vos fonctions sacrées du ministère ou que vous en avez accomplies avec négligence ou par manière d'acquit.

Pour assurer partout l’uniformité et pour être bien informé des récents décrets et des règlements de l’autorité sur plusieurs points pratiques, tout prêtre, exerçant le ministère au Canada, devrait avoir sous la main le volume publié dernièrement des « Acta et Decreta Concilii plenarii Quebecensis primi. » Ce ne sera pas un pur moyen de référence, car plusieurs parties du volume méritent d’être soigneusement étudiées.

2° Confessions.

Il y a des confessionnaux convenables dans la plupart de vos églises et chapelles, maïs non dans toutes ; ou, du moins, on ne s’en sert point dans toutes quand il le faudrait. Nous avons été étonné et peiné par des exceptions à la règle. Il est étrange, en vérité, que, dans une matière de cette importance, quelques uns ne prêtent pas attention aux exigences de la plus élémentaire prudence, aux prescriptions formelles de l'Église, et que le dernier

Visiteur, a rappelées d'accord avec M# le Vicaire Apostolique. Dans une église ou chapelle, il n'est jamais permis d’entendre les confessions, excepté celles des hommes, sans confessionnal. Ce serait permis en voyage ou lorsqu'on ne peut faire autrement, mais toujours à la condition qu’on entende la confession des femmes patente loco.

Autant que possible, des heures fixes seront déterminées pour entendre les confessions, et les confesseurs devront se rendre à leur poste sans manquer. Également pour assurer un ordre convenable pour les sermons et les cérémonies, la liste des prédicateurs et des officiants aux divers services sera aflichée à temps. Tous doivent en prendre connaissance et apporter aux fonctions assignées la préparation prescrite par nos Saintes Règles.

3° Éducation de l'enfance.

Au Saint Ministère se rattache l'éducation chrétienne de la jeunesse ; elle doit être un objet de sollicitude de la part de tous les prêtres qui ont charge d’âmes. Vous savez bien quelle arme dangereuse a été contre vous l’école aux mains des protestants.

Vos Supérieurs comprennent bien quelle lourde charge est imposée aux Oblats dans l’Athabaska, pour le maintien des écoles, où nulle compensation pécuniaire n'est reçue pour beaucoup d'enfants, principalement pour de jeunes Métis à qui l’on donne la nourriture, le logement, le vêtement et l'instruction.

Nous pouvons bien continuer de porter ces pesants fardeaux là où les enfants seront enrôlés dans les institutions protestantes, à moins que l’on ne leur ouvre des écoles catholiques de pension. Toutefois, les missionnaires devront s’eflorcer d'amener les Métis à verser quelque somme pour l'entretien de leurs enfants dans ces écoles.

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Là où il n’existe aucun danger de perversion, il semble que l’on pourrait bien limiter le nombre des admissions gratuites.

L'érection d'écoles catholiques dans les établissements en formation est une question qui doit appeler une prompte et sérieuse attention. C’est actuellement une règle de conduite arrêtée de l'Église, en Amérique, que les catholiques auront leurs écoles à eux. Dans le Règlement d'éducation de votre province, il y a des dispositions qui regardent les écoles catholiques. Regardez comme un devoir de bien vous rendre compte de ces règlements scolaires de l'Alberta, afin de pouvoir amener, aussitôt que possible, les catholiques à tirer parti des avantages civils que leur offre la loi en matière d’éducation confessionnelle. Evitez le retard : prenez garde aux compromis. Ayez une école catholique partout où il est possible de l’entretenir : nulle autre école ne saurait jamais vous donner satisfaction. Les catholiques, ceux-là surtout qui viennent des autres parties du Canada et des États-Unis, ne seront pas surpris de vous entendre leur dire qu'ils sont tenus en conscience d'encourager et de supporter les écoles de leur croyance, même si, pour cela, il faut faire des sacrifices et souffrir l’injustice.

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