LA CHARITE
Vos relations doivent porter l'empreinte des formes religieuses. Il faut eu bannir les formes triviales et les locutions trop familières. Le Chapitre Général de 1867 veut que nous appelions le Supérieur Général : Très Révérend Père ; tout autre prêtre de la Société : Révérend Père, et que nous donnions le nom de Frère à tous les Oblats scolastiques et Frères Gonvers, et aux novices non revêtus du sacerdoce.
Le Supérieur local , dans sa communauté , n'est pas désigné par son nom de famille ; on doit dire : U Révérend Père Supérieur.
Pareillement ou doit dire : le Révérend Père Maître en parlant du Maître des novices dans la maison du noviciat.
Le tutoiement est interdit parmi nous. (Gap. Gen. 1867, § 1. de charitate.)
Nous vous lecommandons la plus grande charité pour nos malades. Soyez assidus à les visiter, à les édifier, à les assister pour le corps et pour l'àme. Faites généreusement pour vos Frères malades ce que vous voudrez qu'on fasse pour vous en pareille occasion.
Acquittez-vous exactement et sans retard des prières prescrites pour nos Pères et Frères défunts. Pénétrezvous bien de vos obligations à cet égard par la lecture attentive de la Règle. (§ m. De SufFragiis et Gap. Gen. 1867, caput IV. De SufTragiis.)
N'oubliez pas de voir chaque jour le nécrologe, afin de donner fidèlement à chacun de nos défunts le pieux sou-, venir qui lui est dû.
Nous vous recommandons enfin de vous traiter toujours mutuellement avec les égards que se doivent des hommes bien élevés et des hommes de Dieu. Urbanitate et comitate exculti. (Reg. pag. 146.) Montrez à tous que vous êtes vraiment frères, et donnez-vous en toute occasion les témoignages mutuels d'une déférence pleine d'urbanité.
Que vos dissentimeuts, s'il en existe, ne paraissent jamais devant le public. Soutenez-vous les uns les autres comme les membres d'un même corps ; couvrez vos défauts réciproques du manteau de la charité. Ne vous divisez pas, ce serait vous diminuer et vous affaiblir. Vous ne serez forts et respectés qu'à proportion de l'union et de la charité que vous ferez régner entre vous.