I.’audacirtu ! le téméraire
C’est un amant ! .. Je m’eu doutais.
F.t ne pouvoir, dans ma colère,
Frapper ce tyran une je bai» !
AfIGBL
Dois-je ici parler ou inc taire ?
Et faul-il trahir son secret ?
(A sa soeur.)
Calmes!..* ctlmcs votre colère ,
C’est l’amour seul qui le guidait.
STÉPIttîtO, regardant Léoni.
l.’audacieui ! le téméraire !
Qui donc en ces lieu* l’amenait ?
Et pour la beauté qui m’est chère ,
Son cœur brûle-t-il en secret!
ALDORRANDl , s' avançant pet •! de Léon!
d'un air menaçant , An moins , je l espère , nous saurons qui vous êtes.
LÉONI. Qui je suis?
ANGELA, se jetant entre eux. Le comte Léoni !
lucrezia. Quoi ! c’cst vous , monsieur!
{Riant.) Je conçois alors qu’il y voyait trèsbien.
LÉOXI , le regardant, ainsi qu’Angela.
Grèce au ciel, madame...
8TÉPHASIO , avec dépit et jalousie. C’est d'une indiscrétion!
LÉONI. Non pas ! ( Bas à Stéphano. ) Et voici 1a preuve que je sais garder un secret. tj
STEPHANO , prenant la lettre qu'il lui remrt. Ma lettre!.. Ali ! grand Dieu !
ALDOBRANDI , s' uMnçaut. Qu’esl-ce que c’est? ,
LÉONI. line affaire entre nous deux. Et quanta vous, seigneur, évitons, croyezmoi, le bruit et le scandale. Je ne venais point ici pour séduire votre femme , et pour vous le prouver d’ua seul mot....
donnes -moi votre sœur.