VI INTRODUCTION
renvoyée, le 8 juillet, à Texamen de quatre commissaire» du Corps municipal. Mais, avant môme qu'une décision fût intervenue sur cette demande, un certain nombre de sections, sur les instances de celle de l'Oratoire, la plus directement intéressée, avaient désigné des commissaires, qui durent se réunir le 26 juillet et le (•' août. A la suite de ces réunions, une députatîon comprenant les commissaires de plusieurs sections se présenta, le 3 août, devant le Corps municipal; ces commissaires étaient, disaient-ils, porteurs d'une délibération des commissaires désignés par les sections. Le Corps municipal refusa de prendre connaissance de cette délibération considérée comme bulle et inconstitutionnelle, mais promit de prendre en considération l'objet de la mission.
L'affaire prit fin, le 3 octobre, par une pétition de la compagnie même des grenadiers, insistant pour la réintégration de sept grenadiers licenciés, réintégration qui fut, celte fois, autorisée sans difficulté par le Corps municipal. Il est vrai que, à ce moment, en vertu de la transformation de la garde parisienne soldée, les compagnies de grenadiers soldés devaient disparaître et se confondre avec la gendarmerie nationale.
Il ne sera plus question des fameux grenadiers de l'Oratoire que le 26 octobre, pour le paiement de leur solde (l).
La convocation générale des sections pour discuter l'incorporation des canonniers dans les bataillons de la garde nationale avait été demandée le 21 février, finalement ordonnée par le Corps municipal, après trois refus, le 25 mai, pour le !•' juin. On s'était déjà occupé du dépouillement des délibérations des sections au Conseil général, le 28 juin, et au Corps municipal, le 4 et le 8 juillet.
Le 31 août, on voit apparaître des députés de la majorité des sections réclamant une décision définitive sur le recensement : le Corps municipal ajourne TalTaire au 5 septembre. Enfin, le 5 septembre, le Corps municipal constate que 30 sections (sur 48), c'est-à-dire la majorité, demandent la répartition des canonniers dans les bataillons; mais il objecte que, aux termes d'une loi récente, les canonniers doivent être versés
(1) Séances du 3 août et du 3 octuLro. (Voir ci-dessous, p. 50'2'593, 21-22 et579.)
INTRODUCTION vu
dans l'infanterie légère et déclare, en conséquence, qu'il n*est pas en son pouvoir d'accéder au vœu des 30 sections.
En fait de délibérations de sections du l*"' juin, on n'en a retrouvé que deux qui, justement, se prononçaient, contrairement à l'avis de la majorité, pour Tajournement jusqu'au vote par l'Assemblée nationale du décret sur l'organisation de la garde nationale. Par la force des choses^ l'opinion de la rnino* rite se trouva l'emporter.
On réclamera pourtant encore le 7 octobre en faveur des canonniers (I).
En même temps que sur la question des canonniers, les sections^ étaient appelées, le 1^' juin, à délibérer sur les félicitations à adresser au peuple polonais ou à la diète de Pologne au sujet de sa nouvelle constitution. Un arrêté du Conseil général du 24 mai, mi^ à exécution le 25 par le Corps municipal, en avait ainsi décidé. Quelques délibérations de sections avaient été remises le 4 juillet au procureur de la Commune, puis renvoyées le 8 à quatre commissaires du Corps municipal, chargés d'en opérer le dépouillement.
Mais il «est à croire que le dépouillement ne fut jamais fait : en tous cas, les procès- verbaux n'en portent aucune trace. ^
Tout ce que nous pouvons dire, c'est que^ des deux délibérations qui nous sont connues, l'une conclut à l'ajournement pour rapport ultérieur, l'autre -au non lieu à délibérer. Il y a des raisons de croire que la grande majorité des sections s'abstint de discuter ou se prononça pour le non lieu à délibérer (2).
Mais voici une question plus importante et plus urgente qui s'impose à l'attention des sections : celle des subsistances.
Dès le 2 et le 3 septembre, la section des Lombards avait, en signalant à la fois la mauvaise qualité des farines livrées aux boulangers et la hausse du pain, invité les 47 autres sections à nommer des commissaires qui auraient à s'occuper de recher-* cher le moyen de prévenir le mal dans son principe. Et, le 5 septembre, la section vient sig^nifier ses doléances au Corps
(1) Séances «lu 31 août et du 5 st^ptembre. (Voir ci-do.-tîous, p. 216 et 2Î3-2V/.)
(2) Séauce du o septembre. (V«>ir ci-dessous, p. '2'i3-2'f't.)