X. Le Congrès émet les vœux
1° Qu'il soit créé un cours de pathologie végétale dans les diverses écoles d’horticulture et d'agriculture et que ce cours ait un but essentiellement pratique.
2° Que ce cours soit appuyé par des expériences de culture ;
3° Que des notions sur les parasites des végétaux de grande culture soientrépandues dans les campagnespar l'intermédiaire de l’enseignement primaire et de conférences populaires ;
4° Que les recherches sur les maladies des plantes cultivées soient encouragées le plus possible.
(Discussion : p. 156-169).
XI. Le Congrès appuie le vœu de M. Radlkofer qui demande que le travail d’une étude complète et définitive des espèces végétales soit réparti entre les centres botaniques importants de l'Europe. Chaque
centre s’occuperait d’un groupe déterminé pour lequel il disposerait de tous les matériaux dispersés dans les diverses collections.
(Discussion : p. 170-173). 1
Le Congrès appuie également le vœu de M. Krelage qui demande si l’on ne pourrait pas conserver tous les types du règne végétal dans les divers Jardins botaniques qui s’appliqueraient à cultiver chacun une certaine famille ou un genre déterminé.
(Discussion : p. 173-174).
XII. Le Congrès exprime le vœu que dans les écoles à tous les degrés, y compris les écoles d’horticulture, l’enseignement de la botanique soit organisé de telle facon que la Cryptogamie y ait la part qui lui revient au point de vue de son importance. Il importe que cet enseignement soit fondé principalement sur des démonstrations pratiques et des expériences de culture.
XIII. Le Congrès émet le vœu qu’au prochain Congrès, chaque ville interessée envoie des délégués chargés de faire connaitre les moyens qu’on emploie dans ces viiles pour se débarrasser de la gadoue et des balayures, tout en venant en aide aux grandes cultures.
(Discussion : p. 182-189).
XIV. À. Le Congrès exprime le vœu que tous les pays adhérents à la Convention phylloxérique du 31 novembre 1883 adoptent, en les étendant aussi libéralement que possible, les mesures de réglementation intérieure et la formule du certificat édictées en Belgique.
B. Le Congrès adopte les conclusions scientifiques de M. Cornu :
1° La principale cause de l'invasion phylloxérique est le transport direct de l’insecte par des racines ou des fragments de racines phylloxérées.
2° Le transport à grande distance ne doit pas étre, en général, attribué au vol naturel de l’insecte ailé; l'influence des trains de chemins de fer ne paraît pas avoir l'importance qu’on lui supposait.
3° La propagation à grande distance n’est pas déterminée par des phylloxéras aptères errants : les insectes qui sont dans ce cas sont tous des jeunes ; ils ne peuvent demeurer longtemps en dehors des vignes, sans nourriture.
4° Les plantes enracinées et cultivées dans un vase à fleurs, ainsi que les produits de l’horticulture, non en contact avec les racines des vignes, doivent être considérés comme sans danger.
C. Le Congrès exprime le désir que l'exposé que M. Cornu a fait de la question phylloxérique, au Congrès d'Anvers, soit envoyé à tous les gouvernements et que toute la discussion soit jointe à cet exposé.
(Discussion : p. 77-87).
XV. 10 Le Congrès exprime le désir que le Comité exécutif se mette en rapport avec les spécialistes étrangers pour obtenir la communication
L'on
réciproque des fruits et des greffons des espèces et variétés fruitières les plus recommandables de leurs localités respectives.
2° Le Comité exécutif est invité à demander des renseignements sur les variétés cultivées dans les différents pays, sur les conditions qui leur sont nécessaires pour se développer le mieux et surtout sur les terrains qui leur conviennent, ë
3° Le Congrès émet le vœu que des démarches soient faites pour obtenir de toutes les nations européennes, l’autorisation d’expédier directement, en franchise de douane, des spécimens de fruits, aux Sociétés régulièrement constituées et reconnues,
(Discussion : p. 197 et suivantes),
XVI. 1° Le Bureau du Congrès se mettra en rapport avec les délégués des Sociétés d’horticulture officiellement représentées au Congrès, afin de rechercher les moyens d'obtenir la suppression du cubage ou majoration de 50 °/, sur le prix réel, là où cette clause est maintenue dans les tarifs de transports ;
2° Le Congrès émet le vœu de voir adopter, par toutes les compagnies et administrations de chemins de fer, l'établissement d’un service plus accéléré pour le transport des arbres, des arbustes et des plantes vivantes de toute nature, qui sont des marchandises sujettes à une prompte détérioration ;
3° Le Bureau du Congrès, d'accord avec les délégués des Sociétés adhérentes, fera toutes les démarches nécessaires pour obtenir que les produits de l’horticulture soient vérifiés d'urgence par les bureaux de douane, afin d’entraver le moins possible la rapidité du transport.