ARR R À
« Postérieurement le tube porte un miroir réflecteur en verre argenté et « antérieurement, un 2° tube, qui glisse dans le premier, et porte ure « lentille condensatrice. Ce deuxième tube permet de varier l'écarte- « ment de la lentille à la lampe, et par suite, permet d'obtenir à volonté « des rayons convergents, divergents ou parallèles. La lentille conden- « satrice étant libre dans sa monture, elle peut être tournée avec la face « bombée en avant ou en arrière.
« Comme la lumière du réflecteur peut nuire dans certaines observa- « tions très délicates, nous avons ajouté un petit disque noirei, qui peut,
« dans ces cas, recouvrir le réflecteur; dans ces mêmes occasions nous « plaçons, devant ou derrière la lentille, un diaphragme qui enlève la « lumière donnée par les bords du condenseur.
« Toutefois, quand le micrographe voudra obtenir de l'appareil tous « les résultats qu’il peut donner, ce n’est pas l’ensemble que nous venons « de décrire qu'il faudra employer, mais dans ce cas, le photophore devra « être isolé de la pile et disposé sur la monture spéciale que nous avons « dessinée ci-contre.
& Le pied, qui est très lourd, porte un tube fendu de 20 centimètres de « hauteur, faisant office de ressort, sur lequel glisse, à frottement très- « doux, un deuxième tube pouvant être arrêté à toutes les’ hauteurs. Ce « second tube porte deux attaches a a’; l’une placée à la partie inférieure, « l’autre à la partie supérieure.
« Chacune de ces attaches consiste «en une petite sphère en acier « portant une tige munie d’un pas « de vis. La sphère est serrée entre « deux plaques métalliques concaves dont l’antérieure, percée « au milieu, laisse passer la tige « filletée. Le photophore se visse « sur cette tige et peut donc, par «suite des mouvements de Ja « sphère, être placé dans toutes les « directions désirées.
« La pile peut alimenter fort «bien, pendant environ deux « heures, la lampe spéciale que « M. Trouvé met dans son photo- « phore, en donnant une lumière « qui peut être utilisée dans cer- « tains cas de photomicrographie, mais qui est beaucoup trop vive pour « les recherches microscopiques usuelles.
« Nous avons, en conséquence, fait une petite modification à la pile : « les éléments étant montés en tension sur le couvercle et l’accouplage « des éléments étant visible à la surface extérieure de celui-ci, nous avons « simplement établi une prise de courant à chaque élément. Il en résulte «que l’on peut ou bien n’employer d’abord que 4 ou 5 des éléments et « ajouter les autres quand la pile s’affaiblit, ou bien utiliser des lampes « beaucoup plus faibles et leur donner juste la force électro-motrice voulue tout en prolongeant le temps d'éclairage. Même, si l’on voulait, « par exemple, employer les lampes Stearn qui ne prennent que deux éléments et accoupler les six éléments en trois séries de deux élé-
ES
« ments chacun, on pourrait avec une seule charge de la pile obtenir « de 4 à 5 heures de lumière suffisante pour les travaux les plus délicats «et même suffisante pour la photomicrographie à l’aide de forts « grossissements.
« L'entretien de la pile est fort simple et ne demande guère plus de « temps que la préparation d’une lampe à pétrole.
.. « Lorsque la pile est épuisée, on dévisse les deux boutons A B et on « enlève la bague qu'ils maintiennent. On prend ensuite la poignée F et,
<en la soulevant, on enlève du coup le couvercle et les éléments; on verse « le liquide épuisé, on lave à l’eau le petit bac, on y verse 800 grammes « du liquide neuf qu’on a préparé d’avance, on remet le couvercle, la « bague et les deux boutons, et la pile est prête à fonctionner.
« Tout cet ensemble prend beaucoup plus de temps à décrire qu’à « exécuter.
« La pile ne répand aucune odeur, aucune vapeur acide; elle fonc- « tionne à titre d’essai, depuis plusieurs jours, sur notre table de travail, « placée à côté du microscope, et la vue seule nous révèle sa présence. »
Comme application des procédés d'éclairage qu'il à ainsi fait entrer dans la pratique du miscroscope. M. le D' Van Heurck montre la résolution en perles, des stries de l’'Amphipleura pellucida. Ce résultat important a été obtenu par lui au mois d'octobre 1884; il a pu montrer les épreuves photographiques comme preuve à l'appui de son assertion.
Cette résolution en’ perles a fait un très grand bruit dans le monde micrographique; on pensait que le microscope ne permettait pas l’observation de détails aussi délicats.
Comme on le voit, cette soirée a été des plus intéressantes pour tous les assistants ; les uns ont été charmés par le spectacle d'objets curieux et élégants, les autres par des nouveautés scientifiques incontestables; mais tous ont été touchés de la bonne grâce, de la simplicité, de la modestie avec laquelle M. le professeur Van Heurck a exposé le résultat de ses recherches personnelles et a mis à la disposition de tous, les précieux instruments, les objets de haute valeur de sa collection d'objets micrographiques.
Au cours de ce compte-rendu sommaire, beaucoup de choses techniques ont dû être omises : on consultera avec fruit le programme de la séance
qui rend fidèlement les sujets que le Congrès a vu successivement soumis à son examen.