‹ Acteurs & actrices de ParisChapitre 25 sur 94 · DE TOUS LES PROPRIÉTAIRES DE CHATEAUX DE FRANGE · texte numérisé non relu

DE TOUS LES PROPRIÉTAIRES DE CHATEAUX DE FRANGE

avec Notices illitstrces de 25 o gravures.

Vi\\ : 25 francs.

A. LA FARE, éditeur, 55, Chaussée d'Antin

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scène de Lady Tartufe. En 1872, elle remporte le deuxième prix. Elle entre à l'Odéon, y crée la Salamandre d'Edouard IMouvier, et, sur les instances de Théodore Barrière, M, Duquesnel consent à la prêter au Vaudeville pour DIanah. Elle crée aussi la Maîtresse légitime, joue la Demoiselle à marie/' et Geneviève ou la Jalousie paternelle, vaudevilles de Scribe, devenus comédies par la suppression des couplets. Elle entre aux Français en 1875, y débute dans Henriette, des Femmes savantes. A la reprise du Mariage de Victorine, à la Comédie, George Sand lui adresse de Nohant, une lettre de félicitations contenant ces lignes : « Je vous l'avais bien dit, au foyer de l'Odéon, que vous iriez loin. Et cela s'est réalisé si vite que vous devez être contente. C'est qu'aussi vous avez travaillé et aidé le bon Dieu qui vous a si bien douée. » L'année suivante, mademoiselle Barretta est sociétaire; elle a vingt ans.

Madame Barretta-Worms possède une voix d'une rare tendresse; elle dit juste et elle sait écouter, don peu commun. Inutile d'énumérer ses créations; rappelons celle tout à fait adorable, de Janik, du Flibustier; rappelons aussi la toute charmante comédienne dans François le Champi, Gahrielle, le Demi-Monde, l'Eté de la Saint- Martin, le Gendre de Monsieur Poirier, Mademoiselle de la Seiglière, le Barbier de Séville, le Fils de Giboyer ; Ismène, d'Antigone; le Paj'don, Manon Roland, etc, etc.

M"'' BART ET, sociétaire de 1880, arrivait du Vaudeville, où l'un de ses plus grands succès fut Dora. Elle débuta dans Daniel Rochat.

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Est-il besoin de rappeler avec quel charme exquis niadeiiioiselle Bartet joue Denise, C/iamillac, FranciUon, la Souj'i'i, Antigone, Bérénice. G7nsélidis, Adrienne Lecouvreiir, le Pardon, l'Ami des femmes, etc. ? Dans le personnage d'Adrienne Lecouvrcur, qui semble bien lourd pour ses délicates é])aulcs, elle supplée à la force par le talent.

Jane de Simerose, de l'Ami des femmes, est rendue d'une façon exquise par mademoiselle Bartet, qui en saisit et indique à merveille les délicates nuances.

Et la Loi de l' homme!... Et Iseull, de Tristan de Léonois! Elle atteint la perfection dans cette figure légendaire. Et la patricienne de la Martyre?... touchante, pitoyable, martyre enfin.

Cette comédienne, qui exerce une réelle influence sur la recette, possède une distinction native, et nous dirions une voix d'or, s'il n'était convenu que la voix d'or appartient à Sarah Bernhardt.

M""' DUDLAY (Adeline Dulait de son vrai nom) devait professer le piano; puis, comme elle est douée d'une belle voix de contralto, M. Gevaért, directeur du Conservatoire de Bruxelles, lui avait conseillé d'embrasser la carrière lyrique.

Pensionnée par la Comédie Française pendant qu'elle terminait ses études de tragédienne à Bruxelles, dans la clas fcde mademoiselle Tordens, elle débuta dans Rome vaincue, en 1876, à côté de Sarah Bernhardt; puis dans Amphitryon; ensuite dans Camille à' Horace.

Principaux autres rôles : Phèdre; Hermione (Andromaque); Emilie (Cimia); Pauline (Polyeucte): Monime (Mithridate); Chimène (le Cid) ; Dona Sol (Hernanij;

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