‹ Acteurs & actrices de ParisChapitre 26 sur 94 · TRICTRACS \ MARQUES · texte numérisé non relu

TRICTRACS \ MARQUES

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MAISON ARTHAUD

48, rue du Faubourg-Saint-Martin, PARIS (Sans succursale)

Berthe, de la Fille de Roland, création de Sarah Hcniliardt; la Reine Juana, Frédégonde.

Mademoiselle Dudlay manie bien la passion, la colère, la haine et l'ironie. Elle a une diction d'une grande justesse et des attitudes sculpturales.

Date de son admission au sociétariat : 1883.

jyfue PI ERS ON avait quatorze ans quand elle parut à l'Ambigu. Landrol qui la connaissait depuis son enfance, étant l'ami de sa famille, demanda pour elle à M. Montigny une audition qu'elle passa dans les Premières Amours. Le directeur du Gymnase dit alors à Landrol : « Je ne la prends pas; elle n'est pas jolie ».

Blanche Pierson pas jolie? un vrai bouton de rose.

Deux ou trois ans après, Montigny disait au foyer de son théâtre : « Oh ! la petite femme qui joue la fille du musicien dans Dalila, au Vaudeville, quelle ravissante créature 1

— Eh bien, lui répondait Landrol, vous n'avez pas voulu l'engager sous prétexte qu'elle n'était pas jolie.

— Allons donc ! »

Un an après, mademoiselle Pierson débutait au Gymnase dans le Tatlersall brûle. Elle fit ensuite de nomioreuses créations, entre autres Andréa; puis elle joua la Dame aux camélias, et d'une façon supérieure.

Qui ne se rappelle aussi ses succès au Vaudeville : les Petiles Mains. Dora, le Nabab, etc. ?

A la Comédie-Française, mademoiselle Blanche Pierson a débuté dans miss Clarkson, de l'Etrangère, qw 1884.

Clorinde, de L'Aventurière, est rendue par mademoiselle Pierson avec l'intelligence complète, avec la physionomie

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que l'Industrie ]'clocipcdique ait jamais produites et refondant consciencieusement au besoin de tous.

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ACTEUr.S ET ACTRICES 31

exacte^ conçues par Emile Augier et dont quelques artistes, Sarali Beriiliardt même, s'étaient écartées.

Mademoiselle Pierson fut admise sociétaire en 188G.

Suivant les traditions de la maison, qui demande l'interprélalion d'un personnage classique avant la consécration suprême, elle joua Elmire, de Tartufe. — Très touchante Madelon, de François le Champi. (Edition précédente).

Francillon. Denise, le Monde oii l'on s'ennuie, la Joie fait peur, le Marquis de VUlemer.

Depuis : VAmi des femmes, où mademoiselle Pierson remplit le rôle de madame Leverdet. (Au Gymnase, elle avait joué celui de Jane de Simerose, créé par mademoiselle Delaporte); Pauline Fergan, des Tenailles; la Camilla, du Fils de l'Arétin ; Reine Dupuis, du Village, créée par rsathalie, etc.

M'"^ MULLER, sociétaire de 1887, élève de Delaunay, remj)orta le second prix de comédie en 1882; elle se faisait entendre dans une scène de l'Epreuve (rôle d'Angélique).

Rosette de On ne badine pas avec l'amour, servit de début à la toute charmante ingénue, délicieuse dans Isabelle, de Georges Dandin ; Lyia de Souvent homme varie ; Pablo, de Don Juan d'Autriche, et qui a repris avec succès quelques créations de mademoiselle Reichenberg.

Toute charmante dans la gamine de quatorze ans de TAmi des femmes, que madame Chauniont créa au Gymnase.

M"" MARSY. sociétaire de 1891, remporta, en 1883, un premier prix de comédie en partage avec mesdemoiselles Rosa Rruck et Brandès.

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