THÉÂTRE SARAH BERNHARDT
ADMINISTRATION
M°" Sarah Beunhaudt, directrice. — MM. Merle, régisseur général. — Durerry, inspccteurgénéral. — Piron, régisseur de la scène. — Stebi-er, régisseur.
ARTISTES
B RÉ M ONT, élève de Régnier; deuxième prix de tragédie et deuxième prix de comédie en 1879, débute à rOdéon dans Misanthropie et Repentir. Après s'être fait remarquer dans les Noces cVAltila, Amhra et tout le répertoire, il passe du second Théâtre - Français aux Folies- Dramatiques pour y créer le rôle de Rip, dans lequel il obtint le plus grand succès comme comédien et comme chanteur. A l'Ambigu, il crée la Grève, la Ranque de l'Univers; au Châtelet, Germinal, Jeanne d'Arc et Camille Desmoulins. Il joue, en outre, à ce théâtre, plus de trois cent cinquante fois le Tour du Monde.
CAL MANN LEVY, Éditeur 3. rue Auber. PARIS
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Après avoir créé le Christ, dans la Passion, au théâtre d'Application, il retourne à l'Odéon, où il obtient du succès dans Mariage d'hier et une Page d'amour. Engagé au Gymnase par MM. Ch. Masset et Emile Abraham, il se fait applaudir dans une Vengea7ice, de M. H. Amie, où son jeu sobre et vrai fait merveille. Il passe ensuite à la Porle- Saint-Martin et crée Cagliostro, dans le Collier de la Reine, et l'argentier Bureau dans Messire Duguesclin. Enfin, à la Renaissance, où il semble s'être fixé, il crée les rôles les plus divers dans la Meute, Lorenzaccio, Spiritisme, la Samaritaine et la Ville Morte. A propos de la belle œuvre de M, Rostand, M. H. Eouquier a constaté dans le Figaro que « M. Brémont a composé la figure de Jésus d'une façon exquise ». M. A. Germain, dans VEcho de Paris: « Il a réalisé en grand artiste la pensée de l'auteur ; il a atteint la perfection ». M. Bernard Derosne, dans le Gil Blas : « M. Brémont est parfait dans la tunique blanche du Christ. Il en a rendu la divine candeur, la mansuétude, le charme surnaturel avec une admirable vérité ».
Auteur d'un volume qui nest pas sans valeur : le Théâtre et la Poésie et de quelques essais de critique judicieuse.
CALMETTES s'est fait rapidement connaître en jouant, à l'Odéon : Don Juan; le comte, du Mariage de Figaro; le Secret de Gilberte et Fleur d'avril. C est peut-être le jeune comédien qui a le plus travaillé et dans tous les genres. Caligula, la Marchande de sourires. Révoltée, Egmont, le montrèrent toujours pittoresque et intelligent, sous des aspects variés .
Au Grand-Théâtre, où il suivit son directeur et ami, M. Porel, il se distingua dans Sa/)/io, l'Arlésienne, Lysistrata
et Pêcheur d'Islande. Dans ces différents ouvrages , il conquit ses grades à la pt)iule du talent.
Au Gymnase, Famille et, depuis, se retrouvant encore avec M. Porel, devenu l'un des directeurs de ce théâtre, Nos Bons Villageois, la Question d'argent et l'Age di/ficile Tont posé comme un des meilleurs et des plus intéressants comédiens de l*aris. — Parmi ses incarnations ; Nouvardy de la Prineesse de Bagdad créé à la Comédie-Française par Worms ; Luc Lestranges, des Demi -Vierges ; Villeras, de Marcelle et Philippe Lamberthie, de la Douloureuse.
Calmettes semble voué depuis quelque temps aux Alphonscs gantés gris perle et à d'autres canailles habillées, mais les personnages sympathiques lui conviennent également et il possède la note attendrie. (W^ édition. )
Calmettes a repris, au Vaudeville, plusieurs rôles créés par lui sur d'autres scènes.
(30^ Édition.)
GHAMEROY. Encore au Conservatoire, dont il fut lauréat, Cliameroy. élève de Bressant, joua à l'Odéon : il tint un petit rôle dans Philippe IL
Il débuta à l'Ambigu dans la Jeunesse de Louis XIV et doubla Dailly dans l'Assommoir. Au Gymnase, il tît quelques créations sans grande importance; mais il remplaça Saint-Germain dans le Maitre de forges et Raynard dans Sapho.
Il fut un des cinq délégués des artistes réunis en société au Théâtre de Paris (où se trouvait naguère l'Opéra- Comique... provisoire!) et qui tentèrent, sous le patronage du Conseil municipal, de fonder une scène de drame
GALMANN LÉVY, Éditeur 3, rue Auber, PARIS