THEATRE DE SALON
Octave FEUILLET. Scènes et Comédies 1 vol.
— Scènes et Proverbes
A. GENNEVRAYE . Théâtre au salon
MERY Théâtre de salon
— Nouveau théâtre de salon ....
Emile de NAJAC. Théâtre des gens du monde. . . .
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populaire. Il créa à ce théâtre un rôle dans Jacques Bonhomme et le charcutier Quenu dans le Ventre de Paris. Suit Sarah Bcrnhardt en ses tournées triomphales.
DARMONT, Elève de Conservatoire, un an seulement dans la classe de Worms, faccessit de tragédie; a débuté à la Porte-Saint-.Martin, 1887. dans une reprise des Beaux Messieurs du Bois-Doré el créé le rôle du vieux marquis dans la Grande Marniére. Aux Bouffes-du-Nord. on rap|)laudit dans sa création de l'hypnotiseur du Drame de Charmettes. Il a constamment suivi Sarah Bernhardt, dans ses grandes tournées d'Amérique et d'Australie; à la Renaissance, a joué à côté de la grande artiste Hippolyte de Phèdre et créé le pasteur de Magda avec beaucoup d'onction. Superbement doué pour l'emploi de jeune premier rôle. Darmont a de la tenne, une belle voix et une diction presque irréprochable.
Parti de la Renaissance, Darmont a fait sa réapparition sur cette scène dans Jason de Médée ; il a bien donné au personnage l'allure qui lui convient.
DENEUBOURG, amoureux , obtint un premier accessit en se faisant entendre dans une scène du Marquis de yUlemer.
Il a joué à rOdéon et à la Porte-Saint -Martin où il se fit apprécier dans la Tosca, Théodora, Jeanne d'Arc et Cleo- ■pâtre.
A la Renaissance, Izéyl lui a fourni sa meilleure création.
J AH AN, qui rendait de réels services à l'Odéon, ne se rend pas moins utile à la Renaissance. Il a débuté dans Service secret. Excellente diction.
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LACROIX. Un contemporain de Bocage, ce qui ne le rajeunit pas; mais, Lacroix n'a plus de prétention à l'emploi d'amoureux qu'il tint k)njj,temps sur la plupart des scènes de Paris, surtout à la (jlaité. Lacroix créa le rôle de Marat, dans le Quatre-vingt-treize, de Victor Hugo, et s'y montra remarquable. La place modeste qu'il tient à la Renaissance est peu en rapport avec ses succès d'antan, mais il ne peut vivre loin du théâtre.
Signe particulier : propriétaire au Raincy.
LAROCHE, débuta brillamment à l'Odéon, dans Georges, de l'Honneur et V Argent, et dans Britannicus. Il créa dill'érents rôles; son dernier fut Ivasliita, de la Marchande de sourires. Au Vaudeville, il joua Octave Delacroix, desFau.r Bons/iO)n)nes ; aux Menus-Plaisirs, Phidias Raphaël, des Filles de marbre.
Laroche retourna à l'Odéon, puis, il passa à la Renaissance et s'y distingua dans Gismunda et dans la Princesse lointaine. Engagé à la Porte-Saint-Martin, il joua des rôles importants dans Messire Duguesclin, Fanfan la Tulipe et Thermidor, où il fut très apprécié dans liobespierre.
Son retour à la Renaissance a été marqué par des succès dans Lorenzaccio, le Spiritisme et la Samaritaine.
LU GUET (Maurice), d'une famille d'artistes (René Luguet, Henri Luguet, M'"^ Marie Laurent), se préparacà la carrière dramatique. . . par de sérieuses études de chimie. Entraîné par la vocation, il commença au Théâtre Français de Bordeaux, sous la direction de son père. A Paris, il créa un rôle au Gymnase dans Serge Panine, puis s'en fut au Parc de Bruxelles, ensuite à Saint-Pétersbourg, où
Acteurs et Actrices
Vente : dans les principaux théâtres ;
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Dans les déparlements et l'Étranger.
y© ACTi;iJUS ET ACTUICES
il resta pendant cinq saisons théâtrales. De retour à Paris, il créa le rôle de Moray, dans Mademoiselle Eve, à la Comédie Parisienne.
Maurice Luguet, engagé à la Renaissance en 1897, a créé sur celte scène Sjiob, Service secret, V Affranchi et Lysiane.
MAGNIER (Pieure), premier prix de tragédie en 1894. Ses débuts à l'Odéon, dans la Baj'ynia, on! marqué. Il a créé ensuite le rôle de Brancomir, de Pour la couronne, avec assez d'éclat pour que l'on put prédire à ce jeune comédien, dont la voix est admirablement timbrée et la diction excellente, un brillant avenir. La reprise des Danicheff et celle du Roman d'un jeune liomme pauvre^ passé au répertoire de TOdéon, ont été l'occasion de nouveaux succès pour lui.
iVJagnier a brillamment débuté au Vaudeville par le rôle de Raymond, du Partage, et compté d'autres succès sur sur cette scène.
A la Renaissance, il a fait son apparition dans Armand Duval, de la Dame aux Camélias, remplaçant Guitry, qui le remplace au ^'audeville.
M"^'^ S ARA H BERNHARDT. Xous n'entreprendrons pas de raconter la vie labuleuse de la grande artiste, une des plus éclatantes célébrités de nos jours, et d'analyser cette nature qui tient du prodige.
Est-il besoin de rappeler que Sarah Bernhardt, d'origine Israélite, mais baptisée, fut élevée au couvent, entra au Conservatoire dans la classe de Provost (elle reçut aussi les conseils de Samson) et, après un court séjour au Gymnase et à la Porte-Saint-Martin, débuta cà l'Odéon, d'où partit sa renommée, sous la direction Chilly et Duquesnel? :\ous ne dirons pas que AI. Duquesnel l'invenia, mais il la comprit, il eut foi en ses hautes destinées.
A partir du Passant, ce bijou littéraire qui révéla François Coppée, Sarah Bernhardt attira l'attention. Ce charme étrange, cet organe pénétrant lia voix d'or de Satah Bernbardt) étonnèrent et ravirent. — Le Bâtard, de Touroude; l'Affranchi, de M. Latour-Saint-Ybars; l'Autre, de George Sand; Cordelia, du Roi Lear; Aricie, de Phèdre, Ruy Blas, entre autres, montrèrent sous des aspects différents ce talent réel, personnel, primesautier.
Le début à la Comédie-Française fut sans éclat.
Après Mademoiselle de Belle-Lsle, Sarah joue Chez l'avocat. de Paul Ferrier; l'Absfid, cet acte attachant de l'auteur des Ouvriers, M. Eugène Manuel; Junie de BriUtnnicus; puis elle fait ses étonnantes créations de la Belle Paule, de la Fille de Roland, de Rome vaincue, de l'Étrangère, du Sphinœ; A ndromaque lui vaut un triomphe; elle y a des
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acconls de tendresse et de sensibilité exquises; elle s'essaie dans le rôle de Phèdre, après celui d'Aricie, et, si la force lui manque par instant, elle est merveilleuse au troisième acte; e\\v repUG Ru >/ Blas; elle joue dona Sol, à'Hernani, où son débit semble une mélodie.
Dans une étude sur Sarali Bernhardt fComéc^iens et Comédiennes), M. Sarcey rapporte que M. Théodore de Banville lui disait un jour : « On ne peut la louer de savoir dire des vers; c'est la musc de la poésie elle-même. L'intelligence ni l'art ne sont pour rien dans son affaire : un secret instinct la pousse. Elle récite les vers comme le rossignol chante, comme le vent soupire, comme l'eau murmure, comme Lamartine, lui, écrivait jadis. » — Et M. Sarcey ajoute : « Il y a quehiuefois une désillusion sijigulière à relire, au coin de son feu, des vers qu'elle a emplis de son souffle mélodieux. »
L' Aventnrière ne lui fut pas favorable.
On ne put retenir Sarah à la Comédie-Française... elle y reviendra certainement, la grande fantasque.
Après quelques voyages, Sarah crée au ^''audeville Fédora, de M. Sardou, qui écrit aussi pour elle Théodoraei la Tosca, à la Porte-Saint-Martin, oiî ces deux grands drames, et surtout leur incomparable interprète , attirent la foule pendant bien des mois, Sarah crée aussi Ophélie, dans VHamlet de MM. Cressonnois etSamson; Nana Saliib, de M. Richepin ; joue Marion Delorme , Macbelh , de Jules Lacroix ; Froufrou , la Dame aux camélias , Adrienne {.ecouvreur. Entre-temps, elle entreprend au bout du monde des tournées triomphales, et, entre deux de ces tournées, elle fait une apparition à Paris pour y créer, sur la scène des Variétés, ce drame étrange, L&na, qu'elle remplit presque seule.
Sarah Bernhardt, qui n'a jamais dit son dernier mot, crée avant de nous quitter encore, Cléopâtre, où son succès dépasse tous ses succès antérieurs, même les plus éclatants.
Comédienne, grande tragédienne, voire mime — oui, elle a été Pierrot dans une pantomime de M. Richepin, représentée au Trocadéro, au profit des ateliers d'aveugles — Sarah Bernhardt ne se contente pas d'être une artiste dramatique sans rivale , exceptionnelle : elle manie le pinceau et le ciseau et la plume. Statuaire, elle a exposé plusieurs bustes et son bronze Ap/-ês la te?npête obtint les honneurs de la critique et de discussions sérieuses; peintre, son tableau la Jeune Fille et la Mort ne passa pas inaperçu; écrivain, elle publia ses impressions en ballon captif (car elle monta en l)allon... que ne fft-elle pas?) et elle donna un petit drame à l'Odéon, l'Aveu.
î^arah Bernhardt appartiendra à l'histoire et à la légende. On criera à l'invraisemblance quand les romanciers et les dramaturges représenteront leur liérdïne chétive, diaphane.
paraissant n'avoir que le souffle, et déployant dans une existence constamment accidentée et fiévreuse, une énergie surhumaine. (Edilion précédente.)
Sarah Bernhardt n'avait pas été directrice; il fallait cju'elle le devînt !
Depuis les années prospères de la Renaissance (sous le règne de Koning et de l'opérette), ce théâtre passait de mains en mains, et il advint que le droit au bail ne trouvait pas preneur au gré des propriétaires.
Sarali se présenta... Changement à vue ! la jolie bonbonnière édifiée par Charles de Lalande se transforma en un élégant théâtre, en une scène d'ordre. Et, de toutes les manifestations littéraires et artistiques que nous avons eu l'occasion de citer dans ce chapitre, elle a été la triomphatrice .
Passons, nous n'en finirions pas. La dernière création de Sarah Bernhardt, au moment où nous lançons cette 32^ édition est Médée, une xMédée de M. Catulle Mendès.
M"^ Blanche DUFRESNE, élève de Worms, remporta triomphalement son 1^'' prix en 1891. Elle parut à rOdéon, dans Rodogune, et passa au Grand -Théâtre avec M. Porel ; elle y créa Myrtase, dans Lisistrata, et Gaud, dans Pêcheur d Islande.
Deux saisons au Théâtre-Michel, de Saint-Pétersbourg, furent pour cette jeune artiste une suite de succès.
A son retour, ]VP'*^ Blanche Dufresne, que plusieurs théâtres désiraient engager, se décida en faveur de la Porte-Saint-Martin, où lui fut tout de suite confiée l'héroïne de Messire Duguesclin, le drame de M. Paul Déroulôde : Julienne, la tendre amie de Caours-
A la Renaissance, elle a été très appréciée dans la Ville Morte. Dans Médée, elle a rendu avec une grâce exquise le personnage de Callidice.
Voix pénétrante, physionomie expressive, lignes pures, émotion communicative.
M""^ Renée DE PONTRY après avoir tenu l'emploi de grandes coquettes, s'est, bien prématurément, vouée aux rôles marqués, où elle se distingue aussi. Très applaudie dans les Danicheff'. A la reprise au Gymnase de la Jeunesse de Louis XIV, elle a été spécialement engagée pour le personnage d'Anne d'Autriche.
jyjiie THOMSEN (Jane), prix du Conservatoire, élève de Worms, débuta au Vaudeville dans les Jobm'ds, et avec succès, et elle s'est particulièrement distinguée dans les D7'anies sacrés, Snobs et Maison de Poupée. A la Renaissance, cette charmante artiste a créé la Figurante et V A/franchi.
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COLAS a débuté dans Lorenzaccio, et DARA par le comte de Giray. de la Dame aux camélias ; les deux oat joué dans la Samaritaine. — MAGNIN, ancien jeune premier, joua Armand Duval. à côté de la cn'atrice de la Dame aux camélias, madame Doche. — P I R O N , élève de Monrose, attaché h la fortune de Sarali l^ornliardl depuis dix-sept ans. Confident de tragMie. — RIPERT l'ut très remarqué dans le médecin écossais, de Spii-ilisme. -— SGHÉLER a débuté dans Lysiane. — TESTE a débuté dans Lorenz-accio et fut de la Samaritaine. — M'"*^ CANTI. qui a beaucoup joué dans les théâtres à côté, a reparu à la Renaissance à une reprise de la Tosca. — M'"^ GRAND ET (Mariej, fut une des reines de la féerie. Depuis de longues années, elle accompagne Sarali Bernhardt dans ses tournées. Elle fient maintenant l'emploi des mères noi)les. — M"'^^ LABADY débuta dans la Meute. — M"^ MARCILLY fut de V Affranchi et de Médée. — M'' MARGYA vient de TOdéon ; bonne confidente de tragédie. — M""' SEYLOR, une vignette dans l'emploi des ingénuités; un petit Saxe dans les travestis. Aisance et vivacité, telles sont ses principales qualités. iMademoiselleSeylor a toujours suivi la fortune de sa directrice. —
M-*^ BERTHILDE, M" BOULANGER et M"" ROYER complètent la troupe féminine de la Renaissance.