THÉÂTRE DE LA RÉPUBLIQUE
ADMINISTRATION
MM. Alphonse Lemonnier, directeur. — A. de Jallàis, secrétaire général. — Régnier, régisseur général. — Piat, chef d'orchestre.
ARTISTES
LE GRAND (H.) commença, guidé par Paul Legrand, l'excellent mime E. Logrand... Paul Legrand...
Avant d'entrer au théâtre de la République, où parmi ses meilleurs rôles, il faut citer Gaston Dupréty, de la Mendiante de Saint-Suipice, Legrand avait joué pendant plusieurs années à l'étranger et passa successivement, de retour à Paris, par Cluny, Déjazet, l'Ambigu, le Vaudeville et la Renaissance.
MONGA, un refusé du Conservatoire. Élève de Scriwaneck, a fait partie des tournées Coquelin cadet et de M'"" Segond-Weber, qui l'a recommandé au directeur du théâtre de la République.
Marianne, Madame la Maréchale, Claude Gueux, la Belle Grêlée, la P'tiote, Maman Gâteau, le Bâtard rouge et plusieurs pièces du répertoire classique (car on cultive aussi
la grande littérature dramatique chez M. Lemonnier) ont valu des succès à cet artiste.
M. Georges .Monca, tout en fiiisant partie de la troupe du théâtre de la Képublique, remplit les fonctions dadaiinislration do l'Alliambra, de Bruxelles, dont M. Alphonse Lemonnier est directeur.
RÉGNIER, régisseur général, élève du tragédien Meauvalk't, l'ut, pendant des années, le principal jeune premier de l'Ambigu. De l'Ambigu, il passa au Vaudeville (Rabagas, V Arlésienne , etc.) ; puis : à la Porle-Saint-Martin, où M. d'Ennery lui contia un rôle important dans /ev Deux Orphelines.
Les Danichejj . Maupvat, François le Champi. l'Uetman, le Secrétaire particulier et bien d'autres pièces le firent apprécier à TOdéon. Richelieu, dans le Bâtard rouge, et le Général dans les Champairol furent deux de ses succès au théâtre de la République, où il monta Marie Sluart, conjointement avec ses camarades Chelles, Amaury et 31onza.
M""^ R. LEMONNIER. Après avoir été l'étoile de Déjazet à l'époque du grand succès des Femmes de Paul de Kock et passé par le Palais-Royal et les Variétés, est aujourd'hui la Marie Laurent du Théâtre de la République, où le public lui fait fête à chaque appariiion.
Elle a créé Madame la Maréchale, pièce d'Alphonse Lemonnier, deux fois centenaire. Au Gymnase, elle a créé (Il représentations la Duchesse de Montélimart, de M. Albin Valabrègue.
Parmi ses créations dans le drame : l'Héritage de Jean Sommier, la Mère la Victoire, Pour la Patrie, le Drame des Essarts, la mère Hiicliet. de la Belle Grêlée. Parmi ses reprises la mère Moscou dans le Banquier des Halles et madame Taupin, dans 1 lo, rue Pigalle; elle est pleine de belle humeur et de naturel dans cette matrone comique.
M"^' LÉVI-LEGLERG a débuté dans une tournée classique et a successivement joué aux l>oullés-du- Xord, aux Nations, aux 3Ienus-Plaisirs, à l'Ambigu.
Au théâtre de la République, elle a créé Mai>,an Gâteau, le Régiment, le Camelot; repris la Mendiante de Saint- Sulpice... etc.
Mademoiselle Lévi-Leclerc est élève d'elle-jnème.
]y[iie MARSAN élève de Worms quilla le Conservatoire sans in-endre part aux concours. l*]lle débuta au ttiéâtre de la République dans Pierre Va\ix et créa un certain nombre de rôles avant d'accompagner madame Jane May dans une tournée d'Amérique. Elle fut engagée au
théâtre Molière, de Bruxelles, où elle joua le Demi-Monde. Elle rentra au théâtre de la République dans le Banquier des Halles: joua Edouard V, des Enfants cV Edouard.
Mademoiselle Marsan a été prêtée au théâtre des Nations pour créer un rôle dans Championnet.
Cette artiste, pleine de feu, est aussi l'élève de Féraudy.
M"« EMMA VILLARS, charmante jeune première ; la douceur de ï-a voix ne le cède guère à celle de son visage dingénue. Elève de Madame Favart, qu'elle a suivie en tournées. Elle a passé par l'Ambigu et la Porte- Saint-Martin. .Dans « Jenny l'Ouvrière », elle réalisait le type idéal du rôle. La Belle Grêlée lui a valu un véritable succès ; elle y déploie de réelles qualités dramatiques ainsi que dans Mna la Blonde.
D'autres artistes du théâtre de la République mériteraient une notice : à la prochaine édition.