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FOLIES-DRAMATIQUES

ADMINISTRATION

Mil. SiLVESTRE, directeur. — Paul Lgrdo.n, secrétaire général. — H- DuMESML, aiiniinistratcur général. — Lorimey, caissier. — SaIiNt-Paul, régisseur général. — Constant, régisseur de la scène. — Arnault- PiCHER.\N, clief d'orchestre.

ARTISTES

DUMESNIL, est artiste et adrninislraleuf. Comme artiste, il débuta à Déjazet, joua à lîeiieville. lit des créations aux Variétés. — Comme administrateur, il ré^it, puis dirigea Déjazet, organisa les tournées Baron. Actuellement administrateur général des Kolies-Dramatiques, où ses aptitudes sont appréciées du directeur et des auteurs.

GUYON fils, étudia la musique au Conservatoire et se fit entendre à l'Eldorado.

Après avoir lait son service militaire, il fut successivement aux Fantaisies-Parisiennes (ancien théâtre Beaumarchais), au Chàteau-d'Eau et à Déjazet. En 1884, il entra à Cluny, où il eréa dans Tivis Femmes pour un mari le rôle d'André, qu'il remplit GUi fois. .. pas d'eneur : six cent deux fois! Ensuite aux Folies-Dramatiques, nombreuses reprises et créations; puis aux Nouveautés : les Grimaces de Paris, l'Hôtel du Libre-Echange, la TorLue, Migjionnetle.

A l'Athénée, de ia reprise du Cabinet Pvperlin.

Musicien jouant de presque tous les instruments ; piano, guitare, tlùte, clarinette, piston, et beaucoup d'e^ cœtera; auteur de plus de deux cents chansons pour les étoiles de cafés-concerts, Guyon fils professe aussi ; il tient avec son camarade Tarride, un cours de déclamation.

Et pour terminer la notice sur un h uméte garçon rempli de talents, disons que Guyon fils adore sa famille... et la pèche à la ligne.

ME Y, commis à l'Enregistrement, fréquentait les coulisses, où l'amenait son parrain, iM. Claude, commissaire de police des théâtres et plus tard chef de la Sûreté. Le goût des théâtres lui vint et il courut d'abord la province. A l'aris, il passa sept années au Gymnase ; puis il tàta de l'administration : à Lyon, d'abord, au théâtre Bellecourt;

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ensuite à difîéreats concerts parisiens. II fut même directeur à Rouen.

Ce modeste et consciencieux artiste, homme de lettres à ses heures, s'engagea volontairement pour la durée de la guerre de 1870-1871 et fut l'objet d'une proposition de médaille militaire.

S I M O N - M AX , Pin<( )niict, du Voyage de Suzette ; Pinsonnet, des Quatrs Filles Ai/mon: le créateur de Grenicheux, des Cloches de Cornevilte. aux Folies-Dramatiques; l'heureux artiste qui chanta au moins trois cents fois « Je regardais en l'air », cette valse devenue classique. Mais, Simon-Max n'est pas connu seulement comme créateur de Grenicheux ; plusieurs rôles bien établis lui ont fait honneur. Sa voix de trial est jolie quand il ne veut pas la rendre comique et il chante avec goût. Ce que l'on aime en Simon c'est aussi son parfait naturel.

■VAVASSEUR, fils du comique de joyeuse mémoire, qui faisait rire à se tordre le public des Folies- Dramatiques sous la direction Mourier et sous la direction Harel, n'était pas destiné au théâtre... comme, d'ailleurs, nombre d'artistes dramatiques.

Il débuta modestement à l'Ambigu ; plus que modestement; il figura d'abord. On lui contia bientôt de petits rôles ; puis, de plus importants.

Après avoir payé sa dette à la patrie, Vavasseur entra aux Menus-Plaisirs et se fit remarquer surtout dans le duc d'En-Face, de l'OEil crevé. Sa création dans r Oncle Célestin lui fit également honneur.

Après un retour à l'Ambigu, il fut engagé aux Folies pour b's 2S jours de Clairette et ne quitta plus ce théâtre, où Cliquette, la Falote, François les Bas-Bleus, une bonne ganache dans Ftivoli, et Porto-Rico, des Quatre Filles Aijmon, lui valurent d'agréables succès.

M^'"^ BURTY débuta aux Bouffes, et créa le Voyage de Suzette à la Gaîté. Ensuite aux Nouveautés et au Palais- Royal, puis de retour aux Bouffes, qu'elle quitta de nouveau pour créer au Palais-Royal un rôle dans le Dindon. Derechef aux Bouffes, pour les Petites Femmes. Aux Folies, une des Quatre Filles Aynion.

M"*^ DARTHENAY (Jeanne), élève de M. Silvain pour la comédie et do feu Barbot pour le chant, s'est fait apprécier au petit théâtre lyrique de la Galerie Vivienne, où elle a chanté les dugazons dans plusieurs chefs-d'œuvre de l'ancien répertoire. Jolie voix. — Cette jeune artiste est la fille de M. Darthcnay, très demandé dans les salons avec ses Puoazzi.

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M'"^ LERICHE ( Augustin E), fille de l'ancien amoureux c()nii([ue des Folies-Dramatiques et du Palais- Royal, i)lus tard altaclié aux scènes de drame pour les rôles épisodiques, et qui mourut roi des féeries du Cliàtelet. joua dès sept ans, et il lui était loisible, alors, de mettre sur ses cartes de visite « de la Comédie-Française ».

Augusline Leriche, pleine d'entrain et de vivacité, fit partie de la troupe des Variétés, où elle créa un rôle dans la Femme à papa. Elle passa successivement, pour des reprises ou des créations originales, à l'Ambigu, à la Renaissance, aux Folies, à la Porte-Saint-Martin, (le Crocodile) au Nouveau-Théâtre (Miss Dollar), au Grand-Théâtre ( lAjsklvala) . A l'Athénée, tout comme les camarades, de la reprise du Cabinet Piperlin.

Sa rentrée aux Folies-Dramatiques s'est effectuée dans la comtesse de la Savonnière, de François les Bas-Bleus.

Mademoiselle l.eriche a fait de la Vivandière la Flamboyante, de Rivoli, une création pleine de fantaisie et de crânerie.

jyjiio MÉALY, née cà Toulouse, fut amenée à Paris par Capoul. son professeur. Elle débuta à l'Eldorado, puis passa aux Menus-Plaisirs, où elle créa la Fiancée des Verts- Poteaux, le Coq, etc., et reprit l'Oncle Célestin. C'est dans la Vie 'parisienne qu'elle fit son apparition aux A'ariélés. Prêtée à la Gaîté, elle y créa le Talisman, puis fut d'une tournée à travers l'Europe.

De retour, mademoiselle Méaly créa le 3*^ Hussards à la Gaîté, et fut d'un nouveau voyage artistique à l'étranger.

Cette jolie actrice, une des plus jolies de Paris, dit et ciiante avec beaucoup de charme et de brio. Le rôle de Mimosa, du Carnet du Diable, aux Variétés, celui de Drisdonnette, de l'OEil crevé, et Pâquerette du Carillon, celui de Gabrielle (création de Zulma Bouffar) dans la Vie parisienne, l'ont presque posée en étoile.

DE BEER, un nomade, a joué dans nombre de départements et à l'étranger, allant du nord au midi, de l'est à l'ouest. Rruxelles, Le Caire, Constantinople^ Saint-Pétersbourg, où il donna la réplique à Jeanne Granier et à Céline Chaumont et où il inaugura le théâtre du (iraud-Duc- Constantin, le virent connue premier comique. 11 a rempli aussi et bien des fois l'emploi de régisseur. A Paris, il joua à la Renaissance. — LIESSE, élève du Conservatoire, passa par plusieurs théâtres avant d'entrer aux Folies, où il créa Xicol-\ick, Tout Paris en revue, la Carmagnole, etc., etc., et, parmi ces et caHera : Mistouflet des Quatre Filles Aymon. — SAINT-PAUL, un des chansonniers de la butte Montmartre qu'il déserta pour fonder des cabarets artistiques en province. Composa des

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revues locales dans lesquelles il jouait le compère. Fut directeur au Brésil. Créa à Bruxelles les pièces de CourLeline. Actuellement régisseur général aux Folies -Dramatiques. — M"^ LEO DESMOULIN, fut, aux Galeries-Saint-Hubert, l'enfant gâtée des Bruxellois. A Paris, elle débuta aux Variétés, avant de signer aux Folies-Dramatiques. Elle se fit applaudir dans Quel coquin d'amour ! Pendant un congé, qu'elle obtint à cet effet, la charmante chanteuse légère, interpréta nos opérettes renommées à Saint-Pétersbourg où elle obtint It's suiïrages de la ville et de la cour. — M"« MARY H ET T brilla dans les cafés-concerts, surtout à la Cigale. Aussi Al. Nunès, passant de la Cigale aux Folies-Dramatiques, s'empressa-t-il de souffler son ancienne étoile à son successeur.

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