II
Février
Mars...
Avril . .
Mai . . .
Juin...
Juillet .
Août. .
Sept. . .
Année.
On voit que les moyennes annuelles dépassent à peine la moitié de la moyenne calculée a priori. Sous le climat de Paris, les nuages arrêtent donc près de la moitié des rayons que le Soleil nous enverrait, si l'atmosphère était toujours pure. Les
mois les plus clairs sont les mois de maî, de juin et de juillet, où le degré actinométrique moyen atteint ou dépasse parfois les 0,7 du degré moyen calculé.
Il est bien entendu que, par des temps clairs, le degré observé est souvent égal au degré calculé ; il peut même le dépasser. Ainsi, le i*'''mai 1874? Tactinomètre de Montsouris marquait à midi 95°,8, tandis que, d'après les Tables, le maximum qui correspond à cette date est 85°, 3. « L'air était transparent, dit \ Annuaire ; mais, bien qu'aucun nuage ne voilât le soleil, le ciel était à moitié couvert de cumulus ; ces nuages nous renvoyaient 12 pour 100 des rayons interceptés par eux au détriment des lieux qu'ils couvraient de leur ombre. » Néanmoins la moyenne des cinq observations du même jour n'est que de 42**,3 au lieu de 71°, 7.
Le rapport de l'éclairement observé à Féclairement théorique fournit une mesure de la sérénité du ciel. Il est intéressant de comparer le degré de sérénité qui résulte des observations actinométriques avec les nombres qu'on obtient en retranchant de l'unité les fractions qui représentent le « degré de nébulosité » apprécié directement. Pour avoir le degré de nébulosité correspondant aux moyennes actinométriques , nous avons pris les moyennes des chilfres qui expriment la nébulosité à 6** et 9^ du matin, à midi et à 3^ et 6'' du soir (p. 357 de V Annuaire). La dernière colonne renferme les tensions de la vapeur d'eau.