‹ Actinomycomes (forme néoplasique) des parois abdominalesChapitre 12 sur 13 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. L'actinomyces peut déterminer au niveau de la paroi abdominale des lésions qui, par leur évolution lente et leur allure néoplasique, l'absence de phénomènes inflammatoires, elc..…., rappellent celles produites habituellement par le parasite chez le bœuf, et que l’on appelle, en raison de leur siège chez celui-e1 : sarcome aclinomycosique, actinomycome des mâchoires.

Cette forme limitée, néoplasique, rare chez l'homme a été étudiée à la région cervico-faciale par Thollon. Le développement de semblables tumeurs a été signalé dans le cerveau (Bollinger), dans la cavité abdominale (Hofmeister, etc...) ; nous en avons réuni sept observations dans la paroi de l'abdomen.

II. Cette région peut être infectée par inoculation directe, mais ce mode d'infection est particulièrement rare (une seule observation caractéristique). La voie presque toujours suivie par le parasite est la voie intestinale. Son passage de l'intestin à la paroi s'effectue à la faveur d'adhérences fibreuses qui indiquent son envahissement par continuité. D'autres fois la région paraît alteinte primitivement (obs. II) : la porte d’en-

no trée est cependant profonde; l'actinomyces, en effet, peut ne laisser aucune trace de son passage, par dispa-

rition des adhérences.

[TL Dans la paroi, le développement de la tumeur se fait, la peau exceptée, aux dépens des différents issus, mais plus spécialement des museles et des aponévroses; c'est ce qui permet d'expliquer les limites des lésions, car le tissu musculaire représente un assez mauvais terrain pour l’actinomyces, qui, en raison de la résistance des tissus devient bien plus sclérogène que pyosène, d'où l'enkystement relatif comme pour un corps étranger. L'actinomycome présente, pendant une longue période, toute la symptomatologie des néoplasies habituelles de la paroï. On l’a pris pour un fihrome (obs. IT, HT, IV, VI); pour un sarcome (obs. V). Le diagnostic parait impossible avant la période d'ulcération, époque à laquelle la présence du champignon dans le pus des fistules peut être constatée au microscope. On pourra cependant y songer au point de vue clinique, lorsque la tumeur apparaîtra avec des troubles digestifs plus ou moins marqués, surtout si elle siège du côté droit

(l’appendice élant souvent infecté).

IV. Le pronostic de cette lésion limitée est moins grave pendant un certain temps que celui d’un phlegmon actinomycosique aux lésions diffuses : il devient plus réservé lorsque la tumeur se complique d’accidents inflammatoires, la formation d'abcès, de fistules permettant des infections surajoutées. Aussi le traitement doit-il être précoce el consister soit en une large

ne

exurpalion, si la tumeur est nettement circonscrile, soil en larges incisions, débridements, badigeonnages à Leinture d'iode si les lésions sont plus étendues. En même temps, on donnera de l'iodure de potassium à haute dose. Si l'iodure est mal supporté, on aura recours à liodipine par ingestion ou par voie sous-culanée. On en continuera patiemment l'administration pour lutter contre la latence des infections abdominales.

Vos

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