PATES
thoracique) Lebert avait vu qu'il renfermait une quan-' tité considérable de petits corps sphériques du volume d'une tête d’épingle, d’un jaune légèrement verdâtre, assez facile à écraser entre deux lames. À un grossissement de 50 dioptéries on distinguait deux éléments : une substance molle et unissante et beaucoup de corpuscules durs, étroits, cunéiformes, disposés d’une manière rayonnante.
Lebert avait décrit le champignon mais avait pris les grains jaunes du pus pour des débris de cystécerques.
Un an après, note de Davaine, puis en 1871 Ch. Roben décrivit sous le nom « de concrétions cristalloïdes du pus » des grains qu’il rapprochait de ceux de l’allas de Lebert.
En Allemagne, en Italie parurent une série de travaux. Rivolta en 1868 signala de courts bâtonnets trouvés dans le pus d’une tumeur et qu'il comparait à ceux de la rétine.
Perroncito, Bollinger s'’occupèrent des tumeurs des mâchoires du bœuf, en confièrent l'examen à Hans, un botaniste, qui en 1876 avait reconnu la présence de courts éléments en bâtonnets, intriqués au centre, et à la périphérie constitués par une couche d'éléments plus gros, renflées en massues, et dont la disposition en couronne lui fit proposer le nom d’Acfinomyces pour ce nouveau champignon.
Tous les travaux faits en Italie, en Allemagne n’envisagèrent l’actinomycose qu’en tant que maladie appartenant à la pathologie vétérinaire.
L'année suivante, Israël (Vichow’s Archiv., 1873)