INDE
publiait deux cas de pyémie chronique chez l'homme dont le pus contenait des graines jaunes caractéristiques avec bâtonnets aux centres et massues à la périphérie.
Pour arriver à prouver l'identité des deux parasites trouvés chez l’homme et les animaux il fallut des recherches ultérieures d'Israël, ses discussions avec Ponfick (1879) qui comparaît le champignon observé par Bollinger et Harz chez le bœuf à celui trouvé chez l’homme par Israël et identifiait les deux affections.
Les premières tentatives d’inoculation échouèrent. En 1880 Bollinger réussit enfin à donner l’actinomycose à un bœuf.
Bien d’autres après lui les continuèrent et en utilisant des séreuses ou milieux transparents de l'œil comme porte d'entrée obtinrent d'aussi beaux résultats.
Les travaux continuèrent surtout en Allemagne, mais en France il fallut plus de dix ans après la description exacte de l’actinomycose (Harz), pour voir paraître la première observation publiée par M. Nocard en 1886. Quatre ans après (1888), il présenta à l’Académie, en collaboration avec M. Lucet, le premier cas d’actinomycose humaine observé en France.
Après quelques cas signalés par Darier et Gauthier. Doyen, Roussel, Legrain, etc., il faut arriver à 1892 pour voir s’ouvrir en France la période des recherches méthodiques.
L’actinomycose a, ces dernières années, été observée par toute la France et mème en Algérie.
Quant à l’actinomycose intestinale, dont les cas sont
assez rares et encore mal connus, elle fut observée pour la première fois en 1884 par Chiari. Le cas de Lémann en 1883,-concerne une actinomycose surtout vaginale.
Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur cette observation intéressante à plus d'un titre.
Le cas de Bostrôm date de 1890 ; cet auteur trouva un fragment végétal en quelque sorte fiché dans l'ovaire et dans l'intestin voisin. Régnier en 1894 a signalé dans l’appendice un petit corps ovalaire de couleur jaune qu'il ne peut identifier de façon absolument précise mais qui paraît être de l’actinomycose.
Nous n'’insisterons pas sur les observations d’Illicth, d’Ammentrop de Beck, etc., il faut insister surtout sur le travail de Grill en 1895 qui a trait à 106 observations d’actinomycose dont 46 intestinales.
Sur le beau livre de MM. Poncet et Bérard où sont publiés de nouveaux cas, sur la thèse si documentée d’Inglais (1897), enfin sur la monographie publiée à Buenos-Ayres par le professeur Cranwell auquel nous devons adresser ici tous nos remerciements, pour
l’obligeance qu’il a mis à observer nos préparations.