CONCLUSIONS
I. — L'actinomycose du tissu lymphoïde existe, mais à l'inverse de la tuberculose elle ne s’y localise pas volontiers. Cette intégrité clinique habituelle du tissu lymphoïde s'explique par la dureté des conditions qui sont faites à l’actinomyces dans son intérieur.
II. — L’actinomycose de l’amygdale, le parasite vivant dans les cryptes amygdaliennes, doit être considérée jusqu'ici comme une localisation rare. Nous en avons toutefois réuni sept observations. Il y a tout lieu de penser que son pourcentage s’élèvera avec le pourcentage général de l’actinomycose, à mesure que l’on s’attachera à la dépister.
III. — L’actinomycose de l’amygdale ne saurait être mise en doute. D’après les notions que nous -possédons en effet sur sa bactériologie, nous voyons que c'est peut-être le point du pharynx le plus facilement accesible à l’actinomyces.
IV.— D'allures cliniques variables, la maladie a, en général, une marche insidieuse et c’est le plus souvent à l’occasion d’un phlegmon actinomycosique de voisinage que le diagnostic est porté par la constatation de l’actinomyces. Le point essentiel est d'y songer «comme on pense à la syphilis, à la tuberculose ».
V. — Les complications sont fréquentes et d’une haute gravité. En première ligne viennent le phlegmon cervical et la méningite basilaire.
L'extension aux méninges semble se faire par les trous de la base, le long des gaines nerveuses.
VI. — Le pronostic est assombri du fait de la fréquence des complications crâniennes. L’actinomycose pharyngo-amygdalienne semble en effet devoir être considérée, dansbien des cas, comme la première étape
d'accidents cérébraux longtemps envisagés comme localisation première.