SE ES
De là il doit traverser le poumon pour arriver ensuite dans l’aorte. On ne s’explique guère comment il ne s'arrêterait pas dans des capillaires aussi ténus que les capillaires pulmonaires.
« Nous ne saurions admettre une thrombose ascendante des jugulaires. Elle ne passerait pas inaperçue : on aurait certainement signalé de l’œdème de la face et du cou. »
On peut songer — et ceci est en parfaite concordance avec les notions que nous possédons sur le mode d’extension de ce parasite — qu’il chemine au travers des tissus lâches péri-pharyngiens et pénètre dans le crâne par les trous de la base, le long des gaines nerveuses.
Il faut peut-être aussi s'arrêter un instant sur une autre explication dont le cas de Ginsberg semble être un exemple assez net. L’amygdale d’un côté, les tissus périamygdaliens et la portion cartilagineuse de la trompe étaient farcis de grains jaunes. Peut-être l'infection s’est-elle faite du pharynx vers l'oreille moyenne. Ce serait donc une infection canaliculaire ascendante. MaJoccxi rapporte un cas d’otite moyenne actinomycosique dont le point de départ avait été un foyer pulmonaire. Il semble qu'ici le parasite ait remonté jusqu’au pharynx et de là avait gagné la caisse du tympan après s’être engagé dans la voie tubaire. Dars le cas de Majocchi, les lésions s’étaient arrêtées là ; on ne nota pas de complications cérébrales. Mais nous savons combien la suppuration de la caisse se fait facilement jour dans la cavité crânienne, au tra-
vers de sa paroi supérieure. il ne semble donc pas impossible que parmi ces hypothèses cette dernière ne puisse être envisagée.
Traitement. — Le moindre soupçon en faveur d’une localisation actinomycosique impose le traitement ioduré. Employé concurremment avec la désinfection de la cavité buccale il suffira dans les cas limités à l’amygdale.
Si le parasite a fusé dans les tissus voisins, le phlegmon devra être traité chirurgicalement. On pratiquera un curettage des foyers, qui seront pansés au sublimé, au chlorure de zinc ou à la teinture d’iode.
«Dans tous les autres cas, les incisions multiples avec cautérisation et gargarismes antiseptiques sont préférables. »
Ces traitements locaux associés au traitement longtemps continué par l’iodure et au traitement général, constituent à peu près les seules ressources qu'il nous soit donné de mettre en œuvre.
Mais lorsque les lésions auront gagné les centres encéphaliques, nous serons à peu près désarmés. Y aura-t-il grandes chances, par la trépanation, d’arriver à enrayer la marche de la méningo-encéphalite ? Nous ne le croyons pas. On a, il est vrai, cité une guérison temporaire d’actinomycose du cerveau par la trépanation, meis il est difficile d'encourager cette intervention, étant donnée la difficulté qu’il y aurait
y ER
pour le chirurgien à déterger les foyers crâniens. Il faudra, dans ces cas très graves, se résigner au
traitement ioduré à dose massive, la dernière ressource qui soit dans nos mains.
mai de à mnt nË a