‹ Actinomycose des canalicules lacrymaux [electronic resource]Chapitre 3 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons eu l'heureuse fortune d'examiner à la consultation de M. Le professeur Dujardin, de Lille, un cas d'obstruction du canalicule lacrymal par des agglomérations d'un parasite au sujet duquel des opinions successives ont été successivement émises et adoptées. Décrit comme leptothrix buccalis, puis comme streptothrix Foersterii, ce champignon est identifié depuis la découverte de Schroeder en 1894 au champignon rayonné, à l'actinomyces bovis par tous les auteurs russes et allemands qui ont observé des cas de cette infection.

Par ses lésions limitées à la muqueuse et à la sousmuqueuse du canalicule, cette affection se différencie nettement de l'actinomycose primitive sous-cutanée des paupières, observée dans quelques cas de propagation d'un ancien foyer bucco- facial et de l'actinomycose intra-orbitaire survenant dans les mêmes conditions, ou consécutive à des lésions intra- maxillaires et pharyngées par perforation du plancher de l'orbite.

D'autre part par sa localisation dans les parties superlicielles du conduit lacrymal et son peu de tendance à la propagation, elle présente des différences nettes avec les lésions habituelles de lactinomyces bovis.

Aussi à mesure que les connaissances acquises sur l'actinomyces se font plus nettes et plus complètes, et que des cas qui étaient auparavant considérés comme actinomycose pure en sont soustraits pour former le nouveau chapitre de la pseudo-actinomycose, l'idée s'est présentée d'un actinomyces des voies lacrymales très voisin de l'actinomyces bovis, mais diffèrent cependant par certains caractères.

Nous avons pensé qu'il serait intéressant d'exposer cette question de l'actinomycose des canalicules lacrymaux, d'étudier les caractères du parasite qui la produit, en nous basant sur quelques-uns des résultats les moins concordants donnés par les examens qui en ont été faits dans ces derniers temps, de rechercher les causes de son développement dans le canalicule et les raisons de son évolution.

Mais avant d'entrer en matière qu'il nous soit permis de remplir un devoir agréable en acquittant bien faiblement de nombreuses dettes de reconnaissance.

Nous sommes heureux d'adresser nos meilleurs remerciements à nos maîtres dans les hôpitaux et à la Maternité : MM. Augier, Dcsplats, Duret, Eustache, Derville et Guermonprez, dont les savantes leçons et

l'enseignement pratique nous ont été si utiles dans la direction de nos études.

Nous conservons le souvenir des attrayantes leçons et des conseils éclairés que MM. Battus, Bouchaud et Faucon nous ont donnés en leurs consultations respectives.

M. le professeur Dujardin nous a inspiré le sujet de ce travail : nous ne saurions trop lui en manifester notre vive gratitude et nous le lui dédions en témoignage de reconnaissance. Nous garderons le meilleur souvenir des précieux instants passés à sa clinique ophtalmologique; nous n'oublions pas le plaisir que nous avons eu à suivre son enseignement dicté par une grande expérience alliée à un sens clinique éclairé, et nous le remercions vivement de la bienveillante sympathie qu'il n'a cessé de nous témoigner.

Nous remercions tous ceux qui ont bien voulu nous aider dans nos recherches microscopiques et bibliographiques et en particulier le docteur Thilliez, chef de clinique ophtalmologique et MM. Voell et Robert Huppertz.

Nous n'oublions pas non plus l'amabilité avec laquelle les ophtalmologues étrangers et en particu - Uer M. le professeur Evetyky, de Moscou, et le docteur O. Lange, de Brunswick, ont répondu à nos demandes de renseignements. A eux aussi, nous disons merci.

Nos maîtres de la Faculté de Paris ont droit à notre reconnaissance pour l'instruction médicale qu'ils nous

ont donnée : nous garderons le meilleur souvenir de leurs leçons si goûtées.

Nous prions jM. le professeur Panas de vouloir bien agréer l'expression de notre gratitude pour le grand honneur qu'il nous fait de présider cette thèse.

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