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du canalicule lacrymal une fpetite tumeur parfois douloureuse à la pression, régulière, élastique et généralement assez résistante. Le point lacrymal est dilaté et laisse sourdre le plus souvent, quand on comprime la tumeur, une gouttelette de liquide visqueux d'apparence muco-purulente : et très rarement quelques grains jaunes. L'orifice élargi du point lacrymal permet quelquefois d’apercevoir en même temps qu'un liquide un peu trouble une masse jaunâtre, mais le plus souvent on ne peut voir la concrétion qu’en exerçant sur elle une pression assez forte dans la direction du point, et elle disparait dès qu'on ne la retient plus. En renversant la paupière, on voit dans une partie de la longueur du canalicule une légère tuméfaction qui donne à ce niveau une transparence jaunâtre.
La masse parasitaire continuant à s'accroître lentement finit par former une petite tumeur, qui bombe un peu au dessous du canalicule, aussi bien en avant qu'en arrière. La peau devient rarement adhérente, mais plus rouge au niveau de la tumeur et du rebord palpébral qui s'épaissit davantage et devient arrondi. Le point lacrymal se dilate jusqu'à devenir deux fois plus large qu'a l'état normal, et laisse suinter de temps à autre une goutte de liquide jaunâtre ; la palpation permet de délimitér assez bien les contours de la tumeur, dont les dimensions varient de la grosseur d’un pois à celle d'une Rêve.
L'inflammation devient plus grande sur la conjonctive qui peut être entièrement envahie. Les symptômes
subijectifs suivent le plus souvent une marche parallèle étrce qui n'était qu'un ennui au début finit par devenir dans certains cas une véritable infirmité.
Le canalicule fendu laisse apercevoir la masse parasitaire qui se trouve le plus souvent à la partie inférieure du conduit, dont la paroi élargie forme à la tumeur une sorte de diverticulum; celui-ci peut acquérir les dimensions d’une petite poche du volume de la masse qui l'occupe et en communication avec le conduit.
La tumeur parasitaire est composée de grains agglutinés entre eux le plus souvent par une matière mucoide plus ou moins abondante ; les grains le plus souvent jaunes ou verts sont parfois gris ou noirs. Dans un cas de Foerster la masse entière était noire. Ils peuvent renfermer des particules calcaires qui deviennent de plus en plus abondantes et leur font subir à la longue une calcification complète. Dans deux cas de Graefe et Gruening les grains étaient absolument crétacés. Il est vraisemblable que les dacryolithes calculeux qui avaient excité la curiosité de Cesoin, Sandifort et surtout de Desmarres père, ne sont quedes produits d’une transformation régressive de ces masses actinomycétiques. La nature actinomycétique de certaines concrétions calcaires a du reste été parfaitement reconnue après dissolution de la chaux par M. Duruker vétérinaire à Berlin et le professeur Virchow a fait la même constatation.
L'examen des parois de la poche les montre géné-
po
ralement épaissies, infiltrées, rugueuses et tapissées dans la plupart des cas par une légère couche de liquide muco-purulent.