‹ Actinomycose des canalicules lacrymauxChapitre 21 sur 26 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

Personnelle.

Mn X..., de Béthune, âgée de 6o ans, propriétaire, se pré sente à la consultation de M. Dujardin, en avril 1898, pour un Jarmoiement de l'œil droit qu’elle-même rattache à l'existence d’une petite tumeur de la paupière inférieure droite, augmentant lentement de volume depuis 1 an 1/2. La malade se plaint de picotements se faisant sentir surtout dans la soirée : l'œil n’est que rarement collé, le matin au réveil.

A l'examen, on constate une légère hypérémie de la conjonctive, à l’angle interne, un élargissement du double et une éversion du point lacrymal.

La tumeur elle-même paraît être de la grosseur d’un pois, bombée également en avant et en arrière, assez résistante à la pression qui ne parvient pas à l'aplatir. Elle est située un peu en dehors du sac lacrymal sur le trajet et un peu au dessous du conduit.

Per

La pression sur la tumeur et le conduit fait sortir une gouttelette de liquide louche. Une pression énergique ayant été exercée sur la tumeur dans le but d’en provoquer l'expulsion, il ne nous a pas paru qu’elle fût visible par l'orifice lacrymal, ;

La peau est libre sur elle et ne présente pas de rougeur inflammatoire en ce point : la conjonctive tarsienne est légèrement hypéremiée.

L'état général est bon.

La malade avait été soignée 2 ans avant par M. Dujardin

pour un larmoiement qui céda à peu près à qe séances de cathetérisme.

Elle habite la ville.

Le traitement consista dans l’incision du conduit lacrymal et

curetage de la tumêur qui se trouvait située dans un petit infundibulum à l’extrémité du canalicule, près du sac lacrymal. On sentait très bien à la curette que les parois de la cavité étaient rugueuses.

Lavage prolongé au sublimé au 1/1000° et prescription de compresses de cyanure d’hydrargyré.

La malade se présente 15 jours après absolument guérie, et

la guérison s’est maintenue depuis.

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