‹ Actinomycose des canalicules lacrymauxChapitre 8 sur 26 · BIOLOGIE · texte numérisé non relu

BIOLOGIE

Les streptothricées, parmi lesquelles ont été rangées les oospora ou actinomyces trouvent leur caractère distinctif, dans la présence de ramifications vraies, qui partent d'un tronc principal et se subdivisent à l'infini, tout en ne provenant que d’une seule cellule mère.

L'examen microscopique montre que ces filaments forment le feutrage central du grain jaune et constituent le mycélium : la zone périphérique se compose d'éléments volumineux et ovoïdes plus ou moins irréguliers, variant de 18 à 40 # et disposés en couronne autour du feutrage central : ce sont les massues. Sur les deux zones se détachent quelquefois un semis de corpuscules arrondis de 1 à 2 # de diamètre : les spores. Ils affectent une grande ressemblance avec les cocci.

Dans le grair en évolution il n'y a qu'un élément constant le mycelium central : les spores ne s'observent dans l'oospora bovis que dans les milieux de culture très favorables, où la nutrition du végétal n'est nullement entravée. Les massues qui ne sont qu'une forme d’involution prise par le filament mycélien sous

op

l'influence de la lutte de ce filament contre les phagocytes peuvent manquer. Elles donnent la mesure de la réaction de l'organisme et de sa force de résistance. |

Chaque massue se présente Sos la forme d’un léger renflement,assezrégulièrementovoïde,appendu d'abord à un filament mycélien qui l'embroche totalement ou lui tient lieu seulement de pédicule. Plus tard le filament est détruit et la massue libre désormais apparaît striée concentriquement à la façon d'un grain d'amidon. Puis elles prennent des contours irréguliers avec prolongements digitiformes, par suite d'une désintégration progressive qui aboutit à leur destruction complète.

A mesure que le mycelium se transforme en massue ses réactions colorantes changent : le protoplasma simplement gonflé se colore encore par le Gram, puis il prend de moins en moins les couleurs basiques d'aniline, et lorsque la massue devient plus distincte, plus épaisse, elle perd son élection pour les réactifs précédents et devient au contraire de plus en plus sensible à la safranine, à l’éosine et au picro-carmin. (Poncet.)

Bien différentes des massües dans leur mode d'évolution et de reproduction les spores ne s’observent chez l’oospora bovis que dans des conditions de culture favorables, lorsque la nutrition du végétal n'est nullement entravée.. Aussi les milieux de cultures artificiels de l’actinomyces abondent en filaments et en

Spores et les massues y sont excessivement rares, tandis que ces dernières sont très nombrenses dans les grains retirés des tissus malades, au point de les constituer presque à elles seules dans certains cas. Les spores donnent des filaments sporifères par étranglement et segmentation en chapelet, de la périphérie au centre du filament tout entier.

La fonction du spore est la germiration : deux ramifications y prennent naissance qui en produisent d’autres par ramifications successives et dont la masse constitue bientôt le feutrage mycélien.

Le mycélium est la partie essentielle et reproductive de l’actinomyces : c'est lui qui par ses variations mor- . phologiques favorise l'extension du microorganisme.

Il se montre sous forme de bâtonnets de 1 à 2 » de large sur 3 à 6 de long, le plus souvent incurvés en trainées plus ou moins compactes et présentant des ramifications avec des rameaux ayant la même épaisseur que l'axe mère et jamais articulés. Ils sont parfois en voie de fragmentation avec des intervalles clairs dans leur intérieur. — C'est l'aspect qu'ils présentent après coloration au Gram ou aux couleurs d’aniline (violet de gentiane, bleu de méthyle, etc.). Les acides forts dans la méthode d'Ehrlich les décolorent.

Mais si ces filaments sont transportés dans un milieu approprié, bouillon peptoné, gélatine; agar, à une température de 37 à 40 degrés et si on les examine au bout de 48 heures on les trouve soit simplement beaucoup plus nombreux et mélangés d’une

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quantité considérable de spores isolés, soit au contraire extrèmement allongés, atteignant parfois 50 à 160 4 de longueur, ramifiés irrégulièrement et souvent partiellement fragmentés en éléments, qui bientôt vont se séparer et reproduire par sporulalion de courts filaments uouveaux. La réaction par le procédé de Gram modifié par M. Maurice Nicolle donne pour l'examen microscopique de ces cultures d'excellents résultats. Les spores qui prennent les mêmes couleurs que le mycelium s'y distinguent par leur éelat refringent et par leur coloration limitée à l'enveloppe.

Macroscopiquement l'actinomyces se reconnait à la présence de grains jaunes ; chacun d'eux est constitué par l'agglomération d’une touffe de mycelium, de massues et de cellules mononucléaires devenues cellules géantes. Le grain jaune est variable dans ses dimensions et sa coloration. Le plus souvent gros comme une tête d’épingle, il peut aller jusqu’au volume d'un grain de millet : il dépasse exceptionnellement 1/4 de millimètre. Couleur jaune citron, dans les foyers récents, il subit a la longue la dégénérescence calcaire et devient roux, brun et même noir, suivant l’altération plus où moins grande que lui ont fait subir les produits de réaction cellulaire ou d'infection secondaire. Ilest à contours assez nets, facilement isolable au bistouri; il se dépouille de son enveloppe mucoïde, parfois consistante, sans s'écraser sous la lamelle, malgré ‘des pressions assez fortes etsans donner sous la lamelle ce contact dur des particules osseuses ou calcaires.

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Ces caractères le distinguent de certains produits organiques qui peuvent être confondus au premier abord avec lui, mais qui, dans les mêmes conditions d'examen, se réduiraient en bouillié ou en filaments muqueux sans structure reconnaissable.

L'examen microscopique par double coloration au Gram et au picro-carmin vient alors montrer sa texture propre.

Après avoir reconnu les formes de l’actinomyces au sein des tissus d’un organisme vivant, il faut étudier les caractères de sa culture sur les milieux artificiels

usités en bactériologie.

L'ensemencement exige des précautions minutieuses contre les infections associées et l'on a successivement préconisé les cultures dans le vide ou sur plaques d’agar-agar (Guermonprez et Beicnue) ou dans l'œuf (Israël).

Tous les milieux habituels de culture usités en bactériologie conviennent à l’actinomyces.

En bouillon peptonisé, il donne d'abord des granu-. lations d’un blanc terne dont le volume augmente pro-

gressivement sans qu'elles déterminent de trouble

appréciable dans le liquide. Plus tard, de 10 à 15 jours, elles se récouvrent d’un duvet cotonneux, constitué par des spores. Puis, si l'on ne pratique pas de réenseinencements, à mesure que le milieu nutritifs’appauvrit, on voit les granulations se fragmenter, tomber au fond du tube avec le duvet des spores.

Dans les cultures vieillies et laissées à la tempéra-

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ture moyenne du laboratoite; peu à peu le mycelium se fait plus rare, à mesure que les grosses granulations se fragmentent et en fin de compte on ne trouve plus que les spores tombées en dépôt pulvérulent fin au fond du tube.

Dans l'humeur aqueuse du bœuf, il présente le même aspect que dans le bouillon.

Sur gélatine et sur agar-agar, au bout de 8 à 15 jours; les granulations primitivement blanchâtres, puis jaune citron, prennent des contours uniformes et se fendilient par deshydratation en même temps qu'elles se forment et sont tapissées par un veloute plus clair, dû également aux spores accumulées en surface:

Sur pomme deterre, le microorgañisme prend un aspect verruqueux, cérébroïde et s'étale en surface. Sa couleur diffère suivant l’âge de la cülture: D'abord gris blanchâtre, elle prend une teinte rose sale; puis jaune; brun foncé et enfin noire; Les gtanulations qui apparaissent d’abord en piqueté, plus ou moins serré, deviennent peu à ‘peu confluentes pour constituer une masse mamelonnée.

La température de choix varie de 35-à 37°.

Tels sont les caractères distinctifs de l’oospora bovis.

Le champignon des voies lacrymalés s'en rapproche singulièrement: L'éminent botaniste Cohn d'accord avec Israël et Bostroem les avait considérés comme très semblables et même identiques; pour Schroeder, Els-

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chnig, Evetzky, O. Lange, l'identité des deux parasies ne fait pas de doute. Ils ont constaté dans leurs analyses des concrétions extraites des canalicules lacrymaux, l'existence des éléments qu'ils considèrent comme propres à l’oospora ou actinomyces bovis; nous dirions plutôt au genre oospora. (Blanchard)

L'existence d’une couronne périphérique de massues constatée par Schroeder dans son premier examen fut pour lui une révélation. Cohn en effet n'avait pas hésité à reconnaitre comme absolument semblable au streptothrix décrit par lui dans les canalicules lacrymaux, le champignon trouvé par Israël dans le premier cas d'actinomycose humaine. Il ne faisait de réserves qu'au sujet des massues « les corps clairs « pyriformes et polymorphes, au sujet desquels il ne « s'était pas encore fait une opinion »:

Ces massues étant découvertes, la texture des deux ‘champignons étant la même, Schroeder n’hésita pas à les considérer comme identiques. Toutefois dañs ce premier examen il y a en plus du mycehium et des massues, qui font le grain jaune de l'actinomyces büvis, des spores, qu'on ne rencontre guère dans ce parasite en dehors des milieux de culture artificiels. Dans lotganisme animal l'ooSpora bovis ne produit que rarement des spores,

Voici l'analyse microscopique du premier cas de Schroeder :

M. le docteur Westhphallen, prosecteur à l'hôpital allemand Alexandre, à Saint-Pétersbourg, a examiné les petits grains que j'avais extraits et dont l'aspect macroscopique est tout à fait le même que dans les observations antérieures.

La préparation montrait à l’état frais vingt-cinq grains jaunes de la grosseur d’une tête d’épingle : la dissociation à l'aide d’aiguilles maniées prudemment, permettait de les partager en‘un plus grand nombre de plus petits grains. L'examen de ces grains à l'état frais les montre composés d’une masse inextriquable de filaments très fins, rayonnant à la périphérie où ils se terminaient souvent en massues claires. Même structure dans les coupes de grains préalablement durcis à la celloïdine.

Les éléments apparurent plus nets par la coloration au Gram et à l'alun carmin. Les formes sont plus belles : on aperçoit de nombreux spores et de fins filaments nettement colorés ondulés pour la plupart et fréquemment dichotomisés. On remarque à l'intérieur de ces filaments de nombreux spores. Malheureusement les préparations n'étaient pas teintes avec assez d'intensité pour qu'on püût voir l'extrémité des filaments.

La préparation est si caractéristique et si parfaite-

ment semblable à celles que l’on obtient avec l'actinomyces que je n'hésite pas, ajoute Schroeder, à considérer les grains comme grains d’actinomycose.

Deuxième cas de Schroeder.

Les grains conservés dans l'alcool par le docteur Hulamcki furent remis à M. le docteur Westhphallen, qui en fit l'examen. Quelques-uns de ces grains après avoir été durcis à la celloïdine furent soumis au Gram.

Il s'agissait dans ce cas d'une agglomération de grains qui laissaient voir une masse de fins filaments dont il était impossible de voir les ramifications.

Chaque grain était borné à la périphérie par une couronne de massues. La préparation était si caractéristique que je n'hésitai pas à reconnaitre dans ces grains l’actinomyces. La masse parasitaire était, pour ainsi dire, enveloppée de pus hémorragique caractérisé par des globules sanguins et des leucocytes à plusieurs noyaux, qui avait pénétré presque dans l'intérieur de la colonie, entre les grains. Je n'ai pu reconnaitre avec sûreté la présence de cocci et de bactéries.

Ces préparations ont été présentées à M. le professeur Afanassief qui a fait un diagnostic net d’actino-

mycose.

Troisième cas de Schroeder.

Le docteur M. Eliasberg a fait l'examen microsco:

pique des grains et de la parcelle de tissu enlevée, et a trouvé ce qui suit :

1° L'examen, par simple dissociation à l'aide d’aiguilies et écrasement sous la lamelle, donna les plus belles figures de filaments qui correspondaient exactement à celles qui sont représentées dans le travail d'Afanassief, sur l'actinomycose dans l'Encyclopédie d'Eulinburg, (édition russe, 1891, tome [, page 100, fig. 10.) De nombreuses massues entouraient presque toute la périphérie de la colonie actinomycétique $ quelques massues étaient divisées à leur extrémité. Une massue isolée avait même pris la forme en doigt de gant. Le centre de la colonie semblait granulé mais au grossissement fort il se montra traversé par de larges | filaments ;

2° À l'examen des préparations teintes seulement par le Gram, on apercevait une masse confuse de filaments fins et ondulés et dont plusieurs se terminaient par des massues. Quelques-uns de ces filaments étaient partagés dichotomiquement ;

3° Préparations trempées dans l'alcool et traitées par la celloïdine puis colorées par le Gram avec et sans nouvelle teinture à l'éosine. Chaque grain se composait exclusivement de massues et de filaments, et les filaments du centre de la colonie apparaissaient distinctement. La teinture par l'hématoxyline et l'éosine avait pour but de colorer les massues et les cellules rondes. La zone des massues était teintée en rose et

les cellules rondes qui l’entouraient prenait unecoloration violette due à l’hématoxyline.

La parcelle de tissu qui provenait de la paroi du

canalicule lacrymal était très richement vascularisée. Les filaments mycéliens furent décelés par le Gram. Les uns étaient petits et légèrement recourbés, les autres un peu plus grands et ondulés, ils étaient entrelacés par petits groupes. Pas de bactéries, Le nodule où se trouvaient ces filaments avait la construction histologique d'un tubercule formé de petites cellules rondes et d'une cellule de grandes dimensions placée excentriquement. Les premières étaient teintes en couleur rose par la safranine et l'éosine et beaucoup d’entre elles avaient à l’intérieur de petits filaments teintés en bleu sous forme de bâtonnets assez gros. En un mat elles donnaient des figures qui correspondaient exactement à celles de Bostroem. (Recherches au sujet de l'actinomycose humaine, 1800, table IT, fig. a). La cellule plus grande située excentriquement avait la forme et les dimensions d'une cellule géante sans noyaux. Elle était teintée en jaune et renfermait plusieurs petits filaments dont l'ensemble ressemblait assez bien à une figure radiée. Cette cellule rappelait très bien la fig. I, de la table III, de Bostroem.

RAT est

EXAMEN de Elschnig.

(KI. Monasisb. f. Aug., 1895.)

L'incision pratiquée au canalicule livra passage à deux petits grains jaunâtres. Au moyen de la curette à chalagions ‘on retira du canalicule lacrymal élargi une masse parasitaire composée . de grains, qui pouvait avoir en tout la grosseur de deux pois. Une partie de cette masse fut employée à des essais de culture : la plus grande fut placée dans l'alcool, puis dans la celloïdine et examinée au moyen d’incisions au microtome, puis soumise aux colorants voulus.

Les essais de culture ne donnèrent pas de résultats peut-être parce qu’on ne les avait pas faites avec l'exactitude nécessaire.

L'examen microscopique montra le groupement typique du champignon actinomyces. Les grains se composaient d’un réseau très épais de filaments organisés en fins ramuscules, rayonnés d’un nœud central presque impénétrable.. Entre ces filaments on remarquait des éléments semblables à des bâtonnets et en forme de cocci, tels qu’ils sont caractéristiques pour le champignon rayonné. Les formations de massues qui représentent, d’après Boshoem, des produits de dégénérescence du champignon, manquaient dans cette préparation ou du moins il était impossible d'en révéler la présence par les, colorations usitées. A la superficie des grains il y avait des cellules rondes à plusieurs noyaux : la plupart d’entre elles étaient volumineuses. Il était très difficile de colorer ces noyaux d’une façon convenable.

EXAMEN de Th. Evetzky, professeur à la clinique ophtalmologique de la Faculté de Moscou. — (Archives d'ophialmologie, 1896.)

La préparation (envoyée par le professeur A. Krukoff), que j'ai reçue plongée dans la glycérine était une masse sphérique de 2à $ millimètres de diamètre, de couleur gris blanchätre, d’une consistance molle, ayant à la surface des petites saillies blanches.

Une partie de cette masse fut Ccrasée et étalée sur des lamelles qu'on a séchées, fixées et colorées avec le procédé de Gram. Sur ces préparations ainsi obtenues on a observé en grande quantité des spores et des filaments. Ces derniers étaient fortement enchevètrés et formaient une sorte de feutrage. Etant isolés. ces filaments paraissaient très fins, souvent onduleux, parfois en spirales ou encore renflés à l'extrémité. Je n’ai pas trouvé, ainsi que Elschnig, de vrais renflements pyriformes.

Ces filaments se segmentaient dichotomiquement, les branches latérales étaient de même largeur que le filament principal. Parfois on observe des renflements le long des filaments. Plusieurs de ces derniers se sont colorés très fortement et ressemblaient à des lignes bleues continues, d’autres étaient segmentés transversalement en de courts articles, séparés l’un de l’autre par des espaces clos, et qui laissaient voir la membrane fine les réunissant tous. Quelques filaments renfermaient des spores. Le contenu des filaments s'échappait par endroits, la membrane retombait sur elle-même et devenait alors tout à fait visible. Outre ces filaments, on a observé des bacilles à

l'état libre, des spores rondes ou ovales se trouvaient partout R. 3

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en grande quantité, tantôt isolées ou réunies en petits groupes. |

La masse examinée se présentait sur des coupes entourée d’une couche. de tissu granuleux qui devenait plus épaisse entre les saillies de la surface. Ce tissu est constitué par des cellules rondes avec un seul noyau ou quelquefois avec deux. Parmi ces cellules il y en avait de très grosses. On y trouvait également un petit nombre de leucocytes. Les cellules sent très serrées et ne sont séparées que par une quantité insignifiante de la substance intermédiaire. Le contour extérieur du tissu granuleux paraissait inégal par endroit, probablement là où la masse en question avait été séparée de la paroi du canalicule lacrymale. Du contour intérieur, les éléments granuleux s’appliquaient à la substance même du grain et s’y introduisaient en quelques places.

Le grain actinomycotique proprement dit était composé d’un enchevêtrement de filaments très épais qui s’entre-croisaient dans des directions diverses. Au centre l’enchevêtrement était moins épais. Outre les filaments on remarquait parmi eux des spores nombreuses du champignon; ces spores isolées ou réunies en petits amas étaient de grosseur et de formes différentes.

C'est à la périphérie que les filaments prenaient souvent une disposition typique pouf ce champignon, c’est-à-dire une disposition radiée. À cette mème place les amas de spores affectaient également la forme allongée et se disposaient parallèlement aux rayons formés par les filaments. De la péri- . phérie ces derniers pénétraient dans le tissu granuleux en y formant un réseau, mais bien moins dense que dans le grain mème. Les filaments faisaient défaut dans la partie la plus extérieure de la couche granuleuse ou bien s'ils existaient, c'était en quantité insignifiante. On observait entre les filaments des spores ; la plupart de ces dernières se trouvaient en

De Mes

dehors des cellules et néanmoins on observait des cellules contenant des spores et de petits bâtonnets à l'intérieur de leur protoplasma. | Dans la périphérie du grain actinomycotique dans lespoints où le champignon croissait le plus fortement, il se formait des grains secondaires, des granules qui se trouvaient dans le tissu granuleux et produisaient des saillies à la surface du grain principal. Ces granules étaient en communication avec le dernier à l’aide d’un pédicule plus ou moins large. Quelquefois celles-ci n'avaient pas de communication visible avec le grain principal. Les filaments et les spores dans les granules avaient une disposition radiée très bien prononcée.

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