‹ Action de l'Éphédrine et du Glucose sur la résistance à la dépression barométrique en caisson: Étude expérimentaleChapitre 24 sur 40 · HR RENE · texte numérisé non relu

HR RENE

un temps variable pouvant aller de quelques secondes à un maximum de 7 à 8 minutes survient un ralentissement des mouvements respiratoires entrecoupés de secousses profondes, ces mouvements s’espacent peu à peu, puis la respiration cesse. À ce moment le cœur — ultimum moriens — bat encore, et, si on recomprime, la respiration peut reprendre spontanément : en tous cas la respiration artificielle a toujours été faite avec succès. Il est beaucoup plus rare d'observer l’arrêt primitif du cœur.

L'injection d’éphèdrine n’apporte pas de modification nettement visible dans le rythme respiratoire de l'animal soumis à la dépression, du moins jusqu’à cette même altitude de 7000 à 8000 m. Passée cette altitude, si le rythme est peu modifié dans le sens d’une légère augmentation de fréquence chez environ 30 % des animaux, par contre les mouvements respiratoires eux-mêmes prennent une grande amplitude, et ceci d’une manière absolument constante ; inspiration profonde, expiration forte et brève, l’amimal semble utiliser au maximum sa capacité pulmonaire. Au bout d’un certain temps de lutte, les inspirations s’espacent tout en restant amples et finalement l’animal entre en apnée. Après recompression la respiration reprend peutêtre plus facilement que sans éphèdrine, puisque nous avons constaté 21 reprises spontanées sur 31 après éphèdrine, contre 17 sur 31 sans éphèdrine. Après éphèdrine, en outre, fait capital, le moment de l’apparition de l’apnée est habituellement retardé, parfois considérablement. C’est ce qui ressort avec évidence de l’étude de nos observations et que montre clairement le tableau ci-joint dans lequel se trouvent rassemblés, pour chacun de nos animaux, le temps au bout duquel à 11000 ou 12000 m., l’apnée est survenue

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sans éphèdrine et après éphèdrine. Sur 38 expériences retenues comme valables nous enregistrons 3 échecs dont 2 diminutions de la résistance après éphèdrine (expériences 4 et 16) et un effet nul (expérience 17) ; dans les. 35 autres cas il y a augmentation nette de la résistance, soit dans 92 % des cas. La durée de la résistance est en moyenne : sans éphèdrine 2’ 33”, avec éphèdrine 7° 38”.

Suivant l'altitude où l’on a expérimenté on a évidemment des chiffres différents :

Résistance moyenne à | 1000 mètres

Sans éphèdrine 2° 40” Avec éphèdrine 9° 18” Résistance moyenne à 12000 mètres Sans éphèdrine 0° 5” Avec éphèdrine 3° 40”

On voit que malgré l’éphèdrine il existe une grande différence dès que l’on pousse la dépression à l'altitude de 12000 m., mais il est vrai que nous n'avons que 4 expériences à cette hauteur. De plus, en tenant compte de certaines conditions expérimentales, la valeur de la résistance moyenne s'établit différemment suivant les cas :

Expériences simples sans tracé :

Sans éphèdrine 2’ 48” Avec éphèdrine 9° 04”

Expérience avec tracés de tension artérielle :

Sans éphèdrine 2’ 22” Avec éphèdrine 7° 9”

Expérience avec électrocardiogramme :

Sans éphèdrine 1” 28” Avec éphèdrine 5” 30”.

Que pouvons-nous conclure des différences uen

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