‹ Action de l'Éphédrine et du Glucose sur la résistance à la dépression barométrique en caisson: Étude expérimentaleChapitre 32 sur 40 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ACTION DU GLUCOSE

Ainsi que nous l’avons déjà exposé, les recherches de Polonovski ont montré, qu'après absorption de glucose, la résistance à la dépression barométrique est augmentée, ce que traduit l'élévation de ce que l’auteur appelle l'altitude seuil dont nous avons par ailleurs donné la définition.

Nitzescu a établi, d’autre part, l’action hyperglycémiante de l’éphèdrine chez ie chien, et seulement chez les animaux en pleine digestion. Le même auteur a étudié la réaction hyperglycémique après absorption de sucre combinée avec l'injection d’éphèdrine. Alors que l’administration de glucose et adrénaline déclenche une hyperglycémie plus élevée et plus prolongée que le glucose seul ou l’adrénaline seule, comme l'ont montré Achard, Ribot et Binet, l'association glucose-éphèdrine n’a aucun effet sur la hauteur de la courbe glycémique, mais une influence certaine et nette sur la durée de l’hyperglycémie qui est un peu plus prolongée.

Nous avons pratiqué quelques expériences dans le but de nous rendre compte si l'administration de glucose aux animaux, renforce la résistance aux dépressions barométriques correspondant à des altitudes très élevées, et, si cette absorption préalable de sucre renforce, ou non, l’action propre de l’éphèdrine. De plus, dans un certain nombre de cas, nous avons étudié les variations de la glycémie dans

ces diverses conditions.

DERIONEES

l. — Technique expérimentale

Dans ce groupe d'expériences, faites également sur le chien, nous avons utilisé comme test, uniquement l’apparition de la syncope respiratoire.

Appareillage. Il s'agit exactement du même dispositif que dans les expériences antérieures.

Manuel expérimental.

Nous ferons tout d’abord les mêmes remarques qu’antérieurement au sujet de l’anesthésie, les mêmes délais ont été respectés. Nos expériences sont divisées en deux groupes : les unes avec animaux préparés par des injections souscutanées répétées de glucose et, épreuve à l’éphèdrine, les autres avec des animaux recevant des injections intra-vel-

neuses de glucose seulement au moment de la mise en dépression.

Dans le premier groupe, l’animal, tout en restant au régime alimentaire normal du chenil, recoit quotidiennement une injection sous-cutanée d’une solution hypertonique à 30 % de glucose, à la dose de 20 cc. pour des chiens de 6 à 7 kilogs. La durée de cette préparation varie de 4 à 10 jours. Ensuite, l’animal est laissé à jeun 12 heures et on procède à l'expérience proprement dite. L’anesthésie étant faite, on injecte à l’animal la quantité de glucose habituelle, et on soumet l’animal à la dépression. Après recompression et reprise de la respiration, on recommence l'expérience avec injection d’éphèdrine dans les mêmes conditions que celles exposées dans le chapitre précédent. On compare alors les résultats avec ceux d’une expérience témoimm faite antérieurement. |

Dans le deuxième groupe, l’animal ne subit pas de préparation spéciale. L’anesthésie étant faite, on procède

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