C+2H = C0, HE
Cette réaction exothermique ne serait probablement pas la seule, On conçoit
(*) Chauffé sous une pression peu supérieure à 1*!, l'acétylène subit une décomposition de plus en plus rapide quand la température s'élève et qui aboutit à une décomposition plus ou moins complète en ses éléments, montrant que le seul système stable (nous ne disons pas le plus stable) auquel il puisse donner naissance est le système carbone-hydrogène (B. 30).
td
en effet la possibilité de la réaction entre les atomes C+H—CH, le méthine CH étant susceptible de se doubler ensuite pour donner l’acétylène avec dégagement de chaleur; le corps stable dans l’arc, ne serait plus alors l’acétylène mais le méthine CH (B. 35, 4, k), qui par refroidissement et réaction sur l'hydrogène donnerait C;H, et CH,. En raison de la simplification croissante des molécules stables à mesure que la température s'élève, il est normal de concevoir que, à température élevée, la stabilité de CH est supérieure à celle de C,H,. Dans l'ignorance où nous sommes des réactions possibles à ces températures et des quantités de chaleur que ces réactions mettent en jeu, nous ne pouvons fixer la température du maximum de concentration de l’acétylène à très haute température, non plus que la valeur maxima de la concentration atteinte ; seule, leur existence nous paraît certaine,
Dans des réactions telles que la pyrogénation, l’effluvation ou l’action de l’arc électrique, il est bien difficile de parler de stabilité. Les conditions expérimentales peuvent avoir l’apparence d’être parfaitement déterminées bien que les valeurs de certaines d’entre elles, comme la température, puissent différer de plusieurs centaines de degrés entre des points très voisins. La trempe des produits obtenus ainsi que la faible chaleur de formation des composés à plusieurs atomes de carbone permettent d'expliquer une grande partie des faits observés.
#4. L'étincelle condensée. Rappel des résultats antérieurement acquis. — La forme d’étincelle que nous avons employées’apparente aux deux types principaux de la décharge électrique : au type étincelle en raison de la faible pression des gaz dans lesquels on la fait jaillir (la pression réelle des gaz parcourus par l’étincelle étant vraisemblablement très supérieure à la pression sous laquelle on les a enfermés); et au type arc, en raison de la grande quantité d’énergiedissipée. Nous avons déjà, en collaboration avec MM. Jolibois et Lefebvre, fixé le mode d’action de l’étincelle condensée sur les gaz composés et les résultats de notre étude, résumés dans une série de Notes aux Comptes rendus de l’Académie des Sciences, ont été en partie exposés par M. Lefebvre (B. 2). Le gaz sur lequel portaient les expériences était le gaz carbonique, dont la dissociation thermique est bien connue. Quand on fait éclater dans un tube à électrodes rempli de ce gaz sous la pression p, l’étincelle de décharge d’un condensateur de capacité C, l'étincelle produite présente, selon les valeurs de p et de C, un aspect symétrique ou dissymétrique dont les effets chimiques diffèrent notablement. La forme symé-