‹ Action de l'étincelle électrique sur le méthane sous faible pressionChapitre 141 sur 154 · T = 347 KI 5200 C · texte numérisé non relu

T = 347 KI 5200 C

(*) Le chiffre calculé est approché par excès, d’après les conclusions de la remarque page 172, en raison du remplacement de la valeur approchée de la température caractéristique de l'oxygène par une valeur plus exacte. Pour la même raison l’abaissement calculé de la température de combustion par un plus grand afflux d'oxygène est également surestimé.

et pour le mélange C,H,+ O,, T= SAS 20750

Nos calculs donnent donc une valeur plus précise de la température de combustion de l’acétylène et expliquent, par les dissociations, l’abaissement observé de la température sous l'influence d’un excès d'oxygène.

Nous n'avons pas trouvé d'indications de mesures récentes delatempérature de

combustion du mélange 2H, + O,. Féry (B.20)indique pour cette température

la valeur T — 2420°C. — 2693°K.,

alors que nous avons donné 3014°K. Notre chiffre, moins éloigné que celui calculé par Ribaud (B.3a) Tr KE 28500

est encore assez distant de la valeur trouvée par l'expérience (!). Il serait souhaitable que cette mesure, ainsi que les déterminations semblables pour les autres carbures gazeux soient reprises ou faites pour la première fois ; en dehors de l'intérêt qu'elles présentent en elles-mêmes. la comparaison de ces mesures avec les chiffres calculés pourrait préciser quelques-unes des raisons du désaccord que nous observons. La connaissance très imparfaite des équilibres chimiques (?) à température élevée, celle un peu moins imprécise des chaleurs

(:) Il semble utile de rapprocher de ce désaccord entre l'expérience et le calcul les remarques faites par K. Wohl et ses collaborateurs (B.23) sur l'influence de la vapeur d’eau sur les pertes par rayonnement observées dans les explosions de mélanges gazeux dans la bombe manométrique : la présence de petites quantités de vapeur d’eau dans le mélange explosif réduit considérablement ces pertes par rayonnement ; l'augmentation de la quantité de vapeur d’eau introduite au-dessus de cette faible valeur ne produit plus de gain sensible, et dans l’un et l’autre cas, la durée de l'explosion n’est en rien modifiée par la présence de la vapeur d’eau. L’explication de ces phénomènes reposerait sur une absorption par les molécules de vapeur d’eau du rayonnement infrarouge des OH présents dans les gaz chauds, absorption facilitée par la résonance des oscillations de OH (@ — 5100) et de H,O(® — 5270). La vapeur d’eau située ainsi à la surface des parois de la bombe Jjouerait le rôle d'écran pour ce rayonnement et restituerait ensuite sous forme d'énergie cinétique de translation ou de rotation l'énergie d’oscillation qu'elle aurait absorbée. Dans la combustion de l'hydrogène la luminescence infrarouge des OH présents dans la flamme n'étant pas absorbée, il est naturel de trouver une valeur expérimentale notablement plus basse que la valeur théorique qui a été calculée sans tenir compte de ce rayonnement.

(?) L'équilibre 2H,0 = 20H + H, est connu avec une grande imprécision, de l'avis même des auteurs de la seule étude qui ait été faite de cet équilibre.

spécifiques des gaz, et l'ignorance dans laquelle nous sommes de la fraction d'énergie chimique non transformée en chaleur sont responsables des divergences que nous venons de signaler.

Ce désaccord relatif ne modifie d’ailleurs en rien nos conclusions touchant l'influence des différents facteurs sur la température de combustion des carbures. Les mesures faites sur Le chalumeau oxyacétylénique montrent que la chaleur de formation négative très considérable de l’acétylène exerce sur la position du maximum de température une influence plus considérable encore que celle que nous lui avions assignée; ceci confirme donc notre conelusion sur l'influence de la chaleur de formation des carbures sur leur température de combustion : à composition chimique égale, la température de combustion la plus élevée sera donnée par le corps à chaleur de formation négative la plus grande et avec une consommation d'oxygène d'autant plus faible. L’abaissement de la température par afflux plus grand d’oxygène s'explique donc bien par l'importance croissante des dissociations ; tout en absorbant de la chaleur, celles-ci ont également pour effet, par leur seule existence, d'empêcher un dégagement plus complet de la chaleur que la combustion théorique devrait libérer.

L'influence de la composition du carbure sur la température de combustion repose sur la différence de température de combustion du carbone et de l’hydrogène. De la seule mesure qui ait été faite de la température de combustion de l'hydrogène, il résulte que celle-ci serait inférieure à celle que nous avons calculée; la différence des températures maxima de combustion du carbone et de l'hydrogène se trouverait donc accrue. Ce désaccord entre nos calculs et l'expérience viendrait renforcer notre conclusion sur l'influence de la composition des carbures sur leur température de combustion.

Enfin, l’action de la pression repose sur des bases thermodynamiques et expérimentales solides; nous avons seulement voulu chiffrer cette action et la valeur de nos chiffres n’est autre que la valeur même des constantes des équilibres chimiques que nous avons utilisées .

L'étude que nous avons faite des phénomènes de la combustion pourrait sembler prématurée puisque la connaissance des chaleurs spécifiques et des constantes des équilibres chimiques à très haute température est encore bien imprécise. Mais nous avons voulu montrer ce que l’on peut déduire des connaissances actuelles et insister sur la nécessité de mesures précises et nombreuses dans le domaine particulièrement intéressant des hautes températures.

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