‹ Action de l'étincelle électrique sur le méthane sous faible pressionChapitre 15 sur 154 · OA · texte numérisé non relu

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Fig. 10. — Décomposition de l’acétylène soumis à l’action de l’étincelle condensée. Pression initiale fixe 2r00p,

Courbes à capacité fixe (capacité en pif). Influence de la quantité d'énergie fournie à la même masse de gaz.

THEÉSE P. MONTAGNE.

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représenté les différents états de l’hydrogène et du carbone introduits sous forme d’acétylène, d’après les conventions :

La distance entre la courbe I et la parallèle à l'axe des abscisses cotée 1,0 représente la proportion de l'hydrogène introduit combiné dans le dépôt solide.

La distance entre les courbes I et II représente l'hydrogène libre; cette même grandeur est reportée (points noirs) en ordonnées à partir de l’axe des abscisses (courbe pointillée KIT).

La proportion d’acétylène restant est représentée par la distance de l’axe des abscisses à la courbe I.

Enfin, la polymérisation plus ou moins intense observée dans les gaz soumis aux étincelles et abandonnés ensuite sous la pression atmosphérique est représentée par les courbes (P) situées au-dessus de la parallèle à l’axe des abscisses de cote 1,0; les ordonnées de cette courbe représentent d’une façon très approximative les intensités des colorations observées d’après le classement des tubes ayant contenu les échantillons des gaz, classement par intensité de coloration fait après l’analyse du résidu gazeux.

La comparaison des six courbes tracées montre que la décomposition de l’acétylène en carbone et hydrogène prédomine tant que la quantité d’énergie fournie demeure faible. Le phénomène de la condensation amenant le dépôt total du carbone et d’une grande partie de l'hydrogène contenus dans le gaz initial s’accentue de plus en plus quand s’accroit la quantité d'énergie fournie par les étincelles.

De plus, cette décomposition est atteinte d'autant plus vite que la capacité du condensateur de décharge est plus faible : pour décomposer totalement la même quantité de gaz (la pression initiale du gaz étant la même dans le tube laboratoire).

420 joules suffisent quand la capacité est 0,257 uf.; 530 joules suffisent quand la capacité est 2,04 uf., tandis que 1000 joules, obtenus avec une capacité de 14,8 uf. n'ont pas produit la décomposition complète du gaz introduit (il en reste 1 ‘/, environ).

Nous avons résumé ces six courbes (fig. 11) en nous attachant à montrer la quantité maxima d'hydrogène obtenu par la décomposition de l’acétylène. Ce maximum se trouve atteint pour des quantités d'énergies à peu près égales (150 à 200 joules) : nous voyons qu'une augmentation de la capacité (portée en abscisses), produit une augmentation de la quantité d'hydrogène provenant de la décomposition de l’acétylène, une augmentation de la quantité d’acétylène

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non décomposé, et partant, une diminution des quantités d'hydrogène et de carbone transformés en solide.

Quant à la nature du dépôt solide, nous ne pouvons la préciser; ce dépôt se forme de préférence au voisinage de la cathode, et sa couleur ÿ est brun noirâtre ; les parois du tube laboratoire se trouvent aussi recouvertes d’un enduit jaunâtre d'aspect mat, assez semblable au cuprène; les parois du tube voisines de

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40 Gapacite, en ml.

Fig. 11. — Décomposition de l’acétylène soumis à l'action de létincelle condensée. Pression initiale fixe 2100. Maxima d'hydrogène libéré en fonction de la capacité.

l’anode sont également couvertes d'un enduit de teinte plus foncée que le cuprène. D'une façon générale, ce dépôt résiste aux réactifs habituels : le mélange sulfochromique neuf est légèrement réduit et le dépôt se transforme sous son action en une substance noirâtre disparaissant dans le mélange de Brodie. L’impossibilité de recueillir des quantités suffisantes d’un dépôt d’aspect homogène en rend l’étude très difficile.

Influence de la dispersion des résultats. — Dans son exposé des recherches faites sur le gaz carbonique, M. Lefebvre insiste sur la dispersion des résultats : des expériences réalisées dans des conditions apparemment identiques donnent des résultats très différents, sans qu’il soit possible de préciser les causes de ces différences; on les attribue aux charges statiques, à l’ionisation différente. .., mais sans pouvoir donner de précision sur la grandeur de ces causes aberrantes. Nous aurons souvent l’occasion de retrouver cette même dispersion dans le cours de notre travail. Le premier exemple est sous nos yeux; aux faibles

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