‹ Action de l'étincelle électrique sur le méthane sous faible pressionChapitre 16 sur 154 · LL RES · texte numérisé non relu

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Fig. 19. — Décomposition de l’acétylène soumis à l’action de létincelle condensée. Pression initiale fixe 2100. Voltages disruptifs et résiduels des étincelles successives éclatant dans la même masse de gaz. Capacité C, en microfarads, la hauteur de chaque petit carré représente 100 volts, la largeur,

10 étincelles.

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valeurs de la capacité, les points obtenus s’écartent très peu des courbes faciles à tracer (fig. 10) : la dispersion est à peu près nulle pour les trois premières valeurs de la capacité (0,257, 0,52 et 1,06 uf.). La distance entre les points et les courbes tracées s'accroît ensuite de plus en plus au fur et à mesure qu'augmente la capacité. Nous avons figuré en pointillés la zone de dispersion des points autour des courbes : cette zone, assez restreinte pour C=— 2,04 uf. est plus large pour C—6,18 et s’élargit encore pour C = 14,8 yf.

Les courbes de polymérisation (p) montrent que le maximum de polymérisation dans les gaz qui ont été soumis à l’étincelle s’observe pour des quantités d'énergie d'autant plus faibles que la capacité des condensateurs est plus grande, sauf toutefois quand celle-ci dépasse une certaine valeur : la polymérisation, très intense pour C—6,18 uf., devient infime quand la capacité atteint 14,8 uf.

L'examen des caractéristiques électriques des trois tableaux (p. 124 etsuiv.), montre la différence profonde entre les étincelles à faible et à forte capacité : à faible capacité, le voltage résiduel est élevé, et l'augmentation de la capacité en abaisse considérablement la valeur; l'influence de la capacité se fait sentir dans le même sens sur le voltage explosif des étincelles ; cependant, quelle que soit la capacité, les pressions des gaz suivent la même marche décroissante, et l’ordre des phénomènes ne change pas. Pour rendre plus visible la forme particulière des décharges électriques, nous les avons représentées sur du papier millimétrique en portant en ordonnées les voltages disruptifs et résiduels des étincelles successives (la hauteur de chaque petit carré représente 1000 volts). Nous donnons les schémas relatifs à des séries d’étincelles obtenues avec les différentes capacités utilisées ( ig. 13).

Influence de la pression. — Nous avons poursuivi l'étude de l’acétylène pur en soumettant à l’étincelle de décharge d’un condensateur de capacité fixe (2,08 uf.) ce gaz, enfermé sous des pressions initiales croissantes. Sous des pressions légèrement supérieures à 3"”",2 de mercure, nous avons réussi à faire passer l’étincelle électrique sans qu'il s’allume de décharges parasites avant l’étincelle elle-même (la pression était alors 3500* de mercure environ). Nous avons fait aussi des mesures sous 5000# de mercure. Les trois courbes (fig. 13) résument nos résultats (Tableaux IT, IV et V, p. 125, 127, 128), et montrent l’action de la pression. Leur forme identique, montre l'identité des phénomènes physiques et chimiques; leur position comparée nous renseigne sur les quan-

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