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sion des gaz : l'augmentation de la pression de 3 à 11"" aurait donc eu l'effet contraire; les changements de régime dont l’aspect de l’étincelle avertit immédiatement ne se sont pas montrés dans l’étude des quatre premières capacités ; ils ne se sont produits que pour les trois plus faibles; or, c’est pour ces capacités que nous avons modifié notre méthode expérimentale, en chronométrant la durée des expériences successives. (Dans ces trois séries, les quantités d’acétylène formé diminuent considérablement, et les chiffres donnés pour les rendements, d’ailleurs très diminués, sont approximatifs.) Les quatre premières capacités ont donc été étudiées dans des conditions comparables.
Pour toutes ces raisons, nos évaluations de l’énergie utilisée ne sont donc qu'approchées, et l'erreur qui les entache n'est pas négligeable. Cependant, nous avons préféré tenir compte de ces expériences et les utiliser autrement que comme des essais qualitatifs, car il faut encore préférer des mesures grossières, mais dont on sait qu’elles le sont, à l'absence de mesures.
Résultats des expériences sous la pression initiale de 11", — L'examen des courbes obtenues (/ig. 26) nous montre des phénomènes en tous points identiques (') à ceux que nous avons observés sous la pression de 3"". Ainsi que nous l’avons dit, nous avons utilisé sept valeurs différentes de la capacité :
1,393, 0,826, 0,301, 0,200, 0,0642, 0,0403, 0,0288 microfarads.
Les quatre premières nous ont fourni des étincelles du type arc (forme symétrique ) ; les quantités d’acétylène obtenues sont considérables (environ 95 °/, du méthane sont transformés en acétylène); les proportions d'hydrogène libre obtenu sont du même ordre et la quantité d'hydrogène combiné restant dans le dépôt carboné est faible. Les maxima des quantités d'hydrogène sont obtenus pour des quantités d'énergie à peu près égales, ce qui confirme l’unité du type des étincelles. Au contraire, pour les trois autres capacités, le régime électrique du tube laboratoire change quand on fait passer un grand nombre d’étincelles, la forme dissymétrique étant remplacée par la forme symétrique. Les proportions d’acétylène et d'hydrogène obtenues se ressentent de ce changement de régime ; elles diminuent d'autant plus que les capacités utilisées sont plus faibles (voir Tableaux XVI à XIX, p. 133-141 et /ig. 27).
Les courbes des rendements montrent encore la différence entre les deux
(!) En ce qui concerne la permanence du méthane, même après passage de nombreuses étincelles, cf. ci-après note p. 93.
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