‹ Action de l'étincelle électrique sur le méthane sous faible pressionChapitre 63 sur 154 · NUE · texte numérisé non relu

NUE

après avoir confronté nos résultats théoriques avec ceux de l’expérience, nous expliquons l’allure des courbes expérimentales obtenues par d’autres auteurs. Passant à la critique de notre méthode de calcul, nous montrons la grande complexité des solutions rigoureuses des problèmes partiels, solutions rigoureuses dont la précision est rendue inutile par la connaissance incertaine des constantes des équilibres chimiques. L'emploi de notre méthode, beaucoup plus rapide, et dont les approximations sont grandement suffisantes se justifie donc pleinement.

Il ne peut être question de donner ici les tables numériques que nous avons construites : nous espérons reprendre plus tard cette ébauche de théorie générale, la compléter, et transposer dans l’espace la méthode de calcul et les résultats théoriques que nous avons obtenus ici dans le plan. Les exemples traités montrent que nos procédés graphiques peuvent s'appliquer à des calculs assez compliqués et nous espérons avoir rempli les vœux de certains auteurs désirant voir d’autres méthodes remplacer la méthode purement algébrique d'approximations successives (B.2, p. 209, note 2).

Les équilibres entre corps gazeux étant les plus fréquents des équilibres homogènes, et en même temps les plus généraux, nous raisonnerons dans cette étude sur de tels équilibres. Il nous a donc fallu supposer parfaits les constituants gazeux de nos équilibres, et négliger par suite, pour cette première approximation, la notion de fugacité qui permet de tenir compte des écarts des gaz réels par rapport à l’état parfait.

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