U. O. en douze Jours (40.000 U. O. toutes les
quatre heures).
Pour les syphilis primaires, ils virent les chancres s’épidermiser en neuf et dix jours, les B.W. négativés, le premier en trente-deux jours, le second en trois mois.
Pour les syphilis secondaires, la roséole disparut en trois Jours.
Les syphilides érosives périanales en quatre jours. Les syphilides ulcéreuses génitales en sept jours. Eruption papuleuse persistant au douzième jour.
Et les B.W. virèrent seulement au bout de deux mois après le début du traitement et l’un d'eux fut irréductible.
Ces auteurs présentaient les conclusions suivantes :
«19 L'action de la pénicilline sur le tréponème n'est pas plus active que celle du Novar ou du Fontarsol ;
» 20 Son action sur les lésions cliniques paraît plutôt plus lente que celle de ces deux médicaments ;
» 32 On peut constater des récidives cliniques et sérologiques survenant peu de temps après la cessation du traitement et qui incitent à la réflexion et à la prudence. »
Et M. PAUTRIER déclarait en terminant que si l’action tréponémicide de la pénicilline ne pouvait pas être miée, ou la rapidité de disparition des tréponèmes sur les chancres et plaques muqueuses, et que si l’action sur la cicatrisation des lésions était certaine, il n'en était pas moins vrai qu elle était moins rapide que GE du Novar, du Fontarsol et du bismuth.
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Au contraire, MM. GATÉ et PELLERAT (de Lyon) donnaient la communication suivante : ( La pénicalline permet d'obtenir un blanchiment des lésions dans un délai plus court que les arsénobenzènes ou le bismuth, mais sur la sérologie, son action est moins rapide. » Ils arrivaient d'ailleurs à la conclusion que, la disparition des tréponèmes ne permettant pas d'affirmer une stérilisation de l'organisme, il semblait que le bismuth dût garder sa place dans la conduite générale du traitement.
MM. Gouin et PoupinEL (d'Evreux) donnèrent connaissance de cinq cas de syphilis primo-secondaires traitées par la pénicilline seule. Ils, enregistrèrent quatre échecs, un succès, et ne virent aucune action sur la sérologie. Ils conclurent logiquement à l'inconstance des résultats thérapeutiques obtenus par la pénicilline seule dans les accidents primo-secondaires. Sur les cinq cas précités, ils avaient constaté un effacement total des lésions, deux aggravations et deux résultats indifférents.
Enfin, M. BurEAU (de Nantes), présenta huit cas de syphilis primo-secondaires récentes, au cours du traitement desquelles il vit disparaître les tréponèmes en quelques heures, le chancre cicatriser en huit jours, les accidents secondaires, même les condylomes hypertrophiques, guérir rapidement, mais il remarqua une action plus lente sur la sérologie.
C'est à ce propos que nous pouvons faire entrer en ligne de compte la période d'inertie sérologique signalée et étudiée par DUREL.
Enfin, tout récemment, ont eu lieu le 24 mai 1947, à Montpellier, des « Journées dermatologiques », d'où se dégageaient les conclusions suivantes :
1° Action très rapide de la pémialline sur la disparition des tréponèmes ;
2° Pas d'action rapide sur la sérologie :
3° Valeur de la conjugaison bismuth-pénicilline. Environ 3.000.000 d'unités de pénicilline et vingt injections de
Dore
bismuth à raison de trois par semaine pendant les quinze premiers Jours, puis deux par semaine. La durée du traitement total n'étant pas écourtée ;
4 Pas d’intolérance des malades à la pénicilline. Les réactions fébriles précoces observées furent toujours fugaces.
Tels sont les résultats de nos investigations bibliographiques. Les résultats de nos propres recherches vont être mentionnés dans le chapitre suivant.