‹ Action De La PénicillineChapitre 27 sur 31 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Ï. — La pénicilline, sécrétion antibiotique du Penicillium Notatum, est un antisyphilitique actif dont l’action peut - être comparée à celle des arséno-benzènes et du bismuth. Elle ne correspond pas à la therapia sterilisans magna qu'on pouvait espérer.

IT. — L'étude de nos observations confirme les résultats déjà signalés à l'étranger ou dans les différentes écoles dermatologiques françaises.

a) La disparition des tréponèmes est rapide dans le chancre (environ 24 heures) :

b) La vitesse de cicatrisation du chancre ne s'avère pas supérieure à celle qui est observée avec les autres antispécifiques : novarsénobenzol, bismuth ;

c) Elle a son indication particulière dans les cas d’intolérance aux autres médicaments ;

d) Mais son emploi s'avère encore difficile dans le traitement ambulatoire de la syphilis, au cabinet du médecin ou au dispensaire. Par ce fait, elle est inférieure aux bismuths oléosolubles infiniment plus commodes et sans contre-indications majeures ;

e) La pénicalline utilisée dans le traitement de l’urétrite gonococcique, nécessite une surveillance clinique et sérologique d'une durée de trois mois, au minimum, pour éviter de laisser passer une syphilis masquée par des doses infrathérapeutiques ;

f) Son action sur la sérologie ne paraît guère différente de celle des autres antispécifiques, novarsénobenzol, bismuth, dont les séries, plus longues, masquent la période d'inertie sérologique mise en évidence par la brièveté des cures pénicilliniques.

[IT — Les accidents de la pénicillinothérapie sont rares. Le médicament ne paraît pas toxique,

note

Les accidents locaux sont inexistants, si les injections sont faites correctement.

Le clocher thermique, lors du ane tont d'assaut de l'accident primitif, est peut-être plus net encore qu ’avec le novarsénobenzol.

IV. — La pénicilline employée seule paraït incapable de guérir complètement et définitivement la syphilis, 1l faut en conjuguer l’action à celles des sels arsénicaux, ou mieux de bismuths oléosolubles.

Elle ne supprime en aucun cas la nécessité d'un traitement d'entretien régulier et longtemp: prolongé.

Il s'avère utile d'accompagner les cures intensives bismuthiques de doses, même infra thérapeutiques de pénicilline, cette substance permettant une meilleure tolérance des métaux lourds et diminuant les risques de stomatite.

V. — Enfin, par son manque de toxicité, la pénicilline nous paraît trouver son indication majeure dans l'état de grossesse. Flle permet, en effet, de frapper fort et vite, sans risques d'accidents graves d'intolérance.

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