C. GOLGI
Bien que les résultats de ce groupe d’observations ne soient pas aussi décisifs et aussi constants que pour les précédents, ils sont cependant de nature à permettre de tirer quelques conclusions qui expriment certaines lois.
Gomme documents pouvant servir à éclairer ce point de la question, l' A., rapporte les cas suivants:
7e Cas. — Fièvre quarte simple; — administration du sulfate de quinine à
dose thérapeutique ordinaire (relativement faible), le premier jour d'apyrexie;
l'accès en préparation n'est pas empêché, mais atténué et éloigné; — interruption des accès, mais infection non éteinte; récidive des accès fébriles.
8e Cas. — Quarte simple; — administration du sulfate de quinine, à dose thérapeutique ordinaire, le premier jour d’apyrexie; — action évidente sur la colonie des parasites qui, en partie disparaît et en partie persiste , prenant un développement irrégulier; — premier accès atténué et éloigné; accès successifs ultérieurs, légers et irréguliers; — forte récidive.
9a Cas. — Quarte simple; — administration de la quinine, à dose thérapeutique ordinaire, le premier jour d'apyrexie; le plus grand nombre des parasites arrêtés dans leur développement; ceux- qui restent, troublés dans leur évolution, procèdent irrégulièrement; — le premier accès n’a pas lieu, mais l'infection n'est pas éteinte; — trêve des accès, mais, plus tard, récidive.
10e Cas. — Quarte simple; — administration du sulfate de quinine à dose thérapeutique ordinaire, mais relativement forte, le premier jour d'apyrexie; — -disparition des parasites; guérison.
Les cas rapportés ici — d’autant que chacun d’eux représente un groupe correspondant de cas identiques — démontrent que, dans le stade d amibes endoglobulaires jeunes, tels qu’ils se trouvent le 1er jour d’apyrexie, les parasites malariques, bien que très près du stade dans lequel ils sont plus certainement frappés par la quinine, présentent, protégés comme ils le sont par une grosse couche de substance globulaire , une grande résistance à l’action du remède, au point que. non seulement ils peuvent arriver à la maturation et à la sporulation, donnant lieu à l’accès correspondant, mais qu'ils peuvent encore résister ultérieurement, maintenant l’infection et causant, plus ou moins vite, la récidive. C’est donc dans cette résistance plus grande des formes jeunes que se trouve la cause de nombreuses récidives qui se produisent à la suite d’une seule administration de quinine, faite le 1er jour d’apyrexie; et la raison de cela doit être que, pendant le temps que les parasites emploient à se développer ultérieurement, la quinine est éliminée de l’organisme. Mais la défense n’est pas absolue; le remède,
.ction de la quinine sur les parasites malariques, etc. 463 [ en circulation, finit par influencer les parasites, au moins en retint leur développement irrégulier, quand il ne les tue pas. De sorte e, la colonie entière est, en quelque sorte, désorganisée dans sa arche non détruite. De là le manque fréquent, mais non constant, i premier accès, la non extinction de l'infection, et au contraire, es
èquentes récidives.
Il n’est pas facile de dire quelles sont les causes des différences ! peut supposer qu'elles sont représentées ou par une résistance difrente des'globules, ou par des différences individuelles, relativement la facilité plus ou moins grande avec laquelle la quinine est ehm.nee 3 l'organisme, ou par la valeur proportionnelle differente des memes Dses du remède chez les divers sujets.
L’A., a fait également de nombreuses observations cliniques sur les ffets que la quinine exerce sur les parasites, qui, à raison d une pe- ■ iode de développement plus avancée, ont la substance globulaire resque entièrement détruite, et dans les quels sont sur le point ommencer les changements internes qui doivent conduire a a segnentation , et il en a tiré la conclusion que « la période evolut t dans laquelle les parasites malariques endoglobula.res (a fusion,
; par conséquent, des jeunes formes primitives dérivant immédiatement « de la sporulation) ressentent plus vite l'action de la quinine, est c^
< qui précède immédiatement la segmentation ». D’apres les cas lap- Dortés plus haut, et d'après les considérations faites a leur sujet, . ; moit pouvoir, en réponse à la question C, donner les conclusions su.-
vantes, qu'il a déjà publiées en 1888. ,
Les parasites malariques ressentent, dans une mesure très diverse
l’action de la quinine, suivant le stade de développement ou ils se trouvent. La rapidité et l’intensité avec laquelle cette action se fa
sentir vont en décroissant, dans l'ordre suivant :
1* Sur les formes plus jeunes dérivant immédiatement du processus de segmentation ou de sporulation; celles-ci, en effet, ne^ reparaissent plus comme formes jeunes endoglobulaires pour la prepar - Uon d un autre accès. Surprises à leur état naissant, elles sont, de la manière la plus certaine, tuées par le remède antimalar.que
2° Sur les formes de développement plus a\an , proches de la maturation (avec consommation presque complété de la substance globulaire), mais dans lesquelles n’est pas encore commence
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