‹ Action de la température sur les végétauxChapitre 12 sur 91 · I. — TECHNIQUES · texte numérisé non relu

I. — TECHNIQUES

A. Techniques générales.

Sauf pour le noyau, les recherches ‘ont été faites sur le vivant ; et les techniques cytologiques employées l’ont été seulement afin de confirmer et de préciser les remarques précédemment faites.

La faible durée de ces expériences n’a pas, dans ce cas et dans ce cas seulement, nécessité une asepsie rigoureuse, d’ailleurs difficile, sinon impossible à obtenir. Jamais les microorganismes n'ont troublé nos observations.

Il nous a fallu choisir des matériels permettant cette étude vitale. Pour les mitochondries, plastes, vacuoles et pour l'observation au fond noir, ce sont lés épidermes du bulbe d’Allium Cepa,' des jeunes feuilles, des jeunes pétales d’Jris germanica et de Tulipa suaveolens. qui nous ont servi.

Les mouvements cytoplasmiques ont été mesurés chez Elodea canadensis, Chara fœlida (cellule mucronale), les poils de Cucurbita pepo et les cellules épidermiques des feuilles d’Zris germanica.

Le noyau a été étudié dans les régions d’active division de Vicia Faba, cultivée aseptiquement comme le Pois, après passage durant 36 heures dans une étuve maintenue à la température convenable, les plantules étant conservées dans leurs tubes de culture. \

Dans les autres cas, le chauffage a été obtenu par la platine électrique de WALTON, avec thermorégulateur à mercure, permettant, tout en observant directement, d’avoir et de maintenir sensiblemént constantes des températures allant de 20 à 900 C. Un thermomètre à réservoir en couronne, situé immédiatement

au-dessus de la préparation, en donne la température à chaque instant. Des vérifications tentées, il résulte que les indications de cet appareil peuvent être considérées comme exactes, et correspondent à l’état calorifique du tissu étudié.

Les objets observés ont été plongés dans le milieu naturel de la plante pour les plantes aquatiques, et, pour les autres, dans le liquide de RinGER, dont la formule est indiquée par GUILLIER- MOND (37 c) (1). Ces liquides sont fréquemment remplacés après mise en équilibre thermique préalable, ‘afin d'éviter les variations de concentration et l’asphyxie. Cela est facile en ajoutant quelques gouttes de la solution d'un côté de,la lamelle et en aspirant par capillarité avec du papier filtre de l’autre côté.”

Afin de lever certains doutes et de vérifier certaines affirmations, il a été fait quelques observations au fond noir, comme en publia récemment GUILLIERMOND (37 c) pour des conditions normales de température. Nous avons pour cela associé la platine chauffante et l'appareil d’ultramicroscopie de LErTz.

B. Techniques mitochondriales.

© La fixation a été effectuée’au liquide de MEVES, où à celui de REGAUD, dont nous rappelons les formules.

Solution de MEVES :

| Acide chromique à 1 %.......… 4 parties Acide osmique à 2 %...,:..:.2. 1 partie Le matériel, immergé une nuit dans ce mélange, est soigneusement lavé à l’eau courante durant 24 heures. On postchromise ensuite une dizaine de jours dans une solution de bichromate à 3 %. Cette excellente méthode a également l'avantage de déceler les lipoïdes et les graisses.

Solution de REGAUD :

Formol neutre à 40 DA tas 1 partie Bichromate de potasse à 3 %.. 4 parties

(1) Liquide de Ringer :

Chlomireide:so did PRES URL, Rte 6 g.

Bicarbonate de souder rhin eee taereette 0 g. 1 Chlorure de cAICIUM ie AA Ne ALL Og.t D CMorure de potassium... HEURE 0 g. 075 MA AUIOIS DÉC AS Ta ne ee Ué 0 à 00 1.000 g.

On fixe trois jours dans ce liquide, préparé frais et remplacé lorsqu'il se trouble. On postchromise comme il a été indiqué cidessus, et on lave 24 heures à l’eau courante.

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