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TEMPÉRATURES VITESSES EN L /SEC

Il constate également que, après échauffement, la vitesse reste inférieure à la vitesse de départ, au moins jusqu'à 35°, et ne rattrape son régime qu'après un temps d'autant plus long que l’échauffement a été plus vif. Nos recherches, faites antérieurement aux siennes, mais non publiées, permettront de pousser plus loin encore ces conclusions.

Les théories explicatives, d’une part de l'orientation de ces mouvements, d'autre part des variations observées, ont été différentes suivant les auteurs. A. Meyer (67) en présente une étude critique dans son ouvrage : « Analyse der Zelle ».

Les premiers auteurs comme Durrocner attribuaient ces phénomènes à des actions électriques. C'était d’ailleurs encore l'avis de VELTEN. D'autres, comme ScHurrze (90) admettaient une contractilité des filaments de «l’échafaudage cytoplasmique ». Puis on invoqua la tension superficielle ; elle se révèle insuffisante à expliquer les mouvements internes, mais peut permettre de comprendre, par exemple, les mouvements amiboïdes. H OFMEISTER (45 a, b) explique la polarité de la cyclose par le passage dans une direction déterminée « de l’eau chassée des particules à imbibition diminuée, vers les particules à imbibition augmentée », ExGEt- MANN (28) admet que chacune des plus petites particules protoplasmiques est constituée par une masse contractile irritable et que le mouvement d'ensemble est le résultat des variations de forme de ces éléments ou « inotagmes ». I] pense aussi qu’une grande cause de l'aptitude au déplacement des « inotagmes » est l’imbibition. Cette théorie, utile pour les éléments contractiles figurés (fibrilles musculaires par exemple) ne paraît reposer sur aucun fait qui ait été vraiment observé dans le cas des mouvements protoplasmiques.

A. MEvER (67) propose à son tour une explication purement physique à partir de l’agitation brownienne, dont l'amplitude croît avec la température. La résultante de ces mouvements élémen-

taires, et des chocs qui en résultent, serait le déplacement cytoplas-

mique orienté. Il déduit de ces considérations une formule assez

complexe où entrent, entre autres quantités, la température absolue au numérateur et le coefficient de frottement interne du fluide au dénominateur. La courbe qu’il construit pour l'huile de Ricin entre 605 et 4006 est superposable à celle de NÂGerr pour Nitella. Mais l'explication donnée par MEyEr de l'orientation du mouvement est bien laborieuse et peu convaincante. Il faut également remarquer que le cytoplasme est un milieu bien autrement Nr ‘ que l’huile de Ricin seule.

HEILBRUNN (42) à consacré à l’action de la température sur le protoplasme un chapitre entier de son ouvrage : « The colloïd Chemistry of Protoplasme ». Il rappelle les principaux résultats obtenus sur les animaux et les végétaux, quelques-unes des théories explicatives émises, sans mentionner cependant celle d’A. Mayer. Après avoir noté que la chaleur agit sur le protoplasme de façon assez variable suivant le matériel étudié, il discute les explications généralement données pour l’arrêt brusque des mouvements. On l’attribue presque toujours à la coagulation : des protéines de la cellule [LEPESCHKIN (60 a et b) de VRriEs (105)] LEPESCHKIN à la suite de Sacs, admet que la mort par la chaleur suit, chez la Spirogyre, le processus suivant :

1° Une phase instable, correspondant à une augmentation de perméabilité ;

20 Un changement visible dans les couches superficielles du protoplasme, amenant une irrégularité de la surface.

30 Une coagulation incomplète des chloroplastes.

49 Une coagulation du tout.

Les deux premiers stades seraient réversibles.

Mais la coagulation des protéines se fait à une température supérieuré à celle de l'arrêt des mouvements. L'action de la chaleur menée avec précaution, un peu avant la « Warmestärre» étant réversible, il y a donc des objections graves aux façons de voir antérieurement exposées. HEILBRUNN pense que ces variations sont dues à l’action de la température sur les graisses et les lipoïdes cellulaires. Il-étaie cette opinion des résultats de l’étude sur l’action de leurs dissolvants, laquelle hâte l’effet de la chaleur, de la comparaison des points de fusion des lipoïdes d'organismes vivant

dans des conditions thermiques différentes, et enfin, du fait observé par HANSTEEN-CRANNER (39) que ces substances sont, dans une certaine mesure, solubles dans l’eau, même distillée.

Cette dernière théorie nous paraît la plus séduisante. C’est en tous cas celle qui rend le mieux compte des nombreux faits que nous avons observés.

Noyau. — PRizriEux (83), chauffant le sol où végètent de jeunes plantules de Phaseolus et de Cucurbita, observe, dans leurs raciries, une augmentation de la taille des noyaux, une lobulation assez accentuée et même une pluralité de ces noyaux dans les cellules corticales. SABLINE (86) fait des constatations tout à fait identiques sur Vicia Faba ; il y voit également une fragmentation du nucléole vers 409 Malheureusement, les températures qu'il a choisies sont trop distantes les unes des autres (79, 100, 300, 400), et l’asepsie étant nulle, on ne saurait dire si ces actions sont directement liées à la chaleur ou à la présence des microbes pullulant dans le milieu. Personnellement, nous avons essayé de reproduire les expériences de PRILLIEUX : à une ou deux exceptions près, nous n'avons obtenu que des putréfactions et non des germinations.

La même grave critique peut d’ailleurs être faite à tous les auteurs qui se sont occupés de cette question.

SCHRAMMEN (89) et GEORGEvITSCH (35) constatent que les hautes températures amènent une augmentation de la chromatine, tandis que les plus basses détérminent sa diminution. SCHRAMMEN montre également qu’une sorte de paralysie des mouvements des chromosomes apparaît, que certains d’entre eux peuvent rester en arrière, et les novaux-fils demeurer réunis par un filament - de chromatine. En ce qui concerne le nucléole, lès mêmes auteurs remarquent, dans les mêmes conditions, une diminution de sa substance, tandis que HarTMANN (40) le voit se vacuoliser si considérablement qu'il en.devient presque invisible. Sur le Pois, il observe de 89 à 310 une réduction de la taille des novaux, suivie d’un accroissement à 370 qu'il attribue à une élévation de leur teneur en eau.

LUNDEGARDEH (65, a, b) sur des racines de Vicia Faba soumises 5 heures à 320, observe une grande activité mitotique, ainsi que des cellules avec deux ou trois plaques équatoriales, tandis qu’à 3605, les chromosomes du spirème sont isolés et parallèlement

orientés. Il trouve peu de métaphases et de télophases, et une grande partie d’entre elles sont anormales : à cette température, il y a, pour lui, arrêt de la synthèse dela caryotine.

SAKAMURA (88), sur le même matériel, à 3695 et à 400, constate un raccourcissement du spirème et des chromosomes, ainsi que des anomalies dans la métaphase et l’anaphase. À 400 aucun de ces stades n’a été trouvé, ainsi qu'aucune télophase. DE LITARDIÈRE (62) chauffant 24 heures à 48 et 500, 60 heures à 50° des racines d’Allium Cepa, trouve une hyperchromaticité des éléments chromosomiques et une diminution de colorabilité du nucléole; il note également une plasmolyse nucléaire intense.

VAMAHA (109) étudie sur la Fève l’action combinée de l'eau distillée et de la chaleur. Dès 300, il observe des modifications du noyau soit au repos, soit en mitose, ainsi qu'une vacuolisation du nucléole ; ces actions s’accentuent quand la température s'élève. À 360, il y a des modifications de forme des chromosomes ; à 380, il apparaît une auréole périnucléolaire ; à 400, le noyau présente une structure de coagulum, et à 420, les chromosomes s'’agglomèrent pendant que, de 459 à 500, le volume du noyau diminue. Il donne, à la fin de son travail, un tableau récapitulatif comprenant une trentaine de rubriques, dont la séparation nous paraît bien un peu artificielle. Nous en extrayons cependant les indications suivantes :

ACTION TEMPÉRATURES OPTIMA Structure de la:membrane. te MM ere 36-400 CARVOIN SO NAE ANDRE PEN RC en AN mA AMEERE 38-449 EXGAVATIONAeNAICARVOME EE en ere 440 ATTérA TION AU RO VAUT AU MST EEE MERE 38-400 AURÉOIS AU MUELÉOLE APR ANNEE RTE a Ce 34-38° Anastomose des chromosomes. .................%... 329 Dispersiônides chromosomes, 7... ane 3959 Éloignement anormal des parties sœurs..…............. 90 ARE LITEUAMMILO SE PP UENTE ONE A RU ENS ES EAU 380

Il conclut en disant que la température critique est de 380.

TRUE et BARTLETT (93 a) ont montré que l’eau distillée amène une exosmose considérable des substances contenues dans la plante. La température n’agit donc pas seule, et il est difficile de délimiter la part qui revient à chacun des deux facteurs. La comparaison de nos résultats et de ceux de YAHAMA permettra, dans une certaine mesure, la séparation des phénomènes observés.

Signalons une thèse récente d'EpHrussr (29) à propos de l'action de la température sur l'œuf d’'Oursin. Il distingue, audelà de la température optima, deux zones : une première à modifications. réversibles, une seconde à modifications irréversibles. Cette réversibilité exige un certain temps après le retour aux conditions normales. Cytoplasme et noyau sont inégalement sensibles à la chaleur ; la prophase et l’anaphase sont nettement atteintes quand la température s'élève.

Mirovipov (68 b) vient de publier un travail sur les réactions nucléaires sous l'influence de l’eau chaude jusqu’à 1200. Jusqu'à 300, il ne note aucune action, de 300 à 600 une tendance à l’agglomération, puis au-dessus une forte vacuolisation et une dissolution. Les plus fortes variations se produisent pendant les 2 à 5 premières minutes de l’action.

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