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III, — TEMPÉRATURE ET VACUOME

Cellule de l'épiderme d'une écaille bulbaire de l'Alium Cepa. —

- Nous avons suivi avec une extréme attention les variations

des volumes du cytoplasme et de Ja vacuole dans les cellules adultes parfaitement vivantes de l'épiderme du bulbe d’Allium. De 25 à 370, la vacuole diminue, tandis que le volume du pro-

nl > / Fig, 5, — Variation du cytoplasme de Ja cellule épidermique d’Allium Cepa sous Jinfluence de Ja température.

Y ; vacuole ; P ; protoplasme, — b :/250; d : 920; 1 : 359; g: 3793; e : 389; c : 399; à : 429; h : 479, — Grossissement : 900, Rouge neutre,

toplasne augmente ; puis le contraire se produit jusqu'à 42° environ. Enfin, de 42 à 479, il y à une augmentation continue du cytoplasme (fig, 5). ;

© Les observations ont été faites, nombreuses ; les tem pératures ci-dessus indiquées sont moyennes, mais les écarts observés ont été assez faibles pour ne pas influer sur le sens du phénomène.

Nous avons également pu suivre une vacuole sphérique dans

une cellule jusqu’à 40° ; de 25 à 40°, elle à régulièrement diminué de volume comme le montre la figure 6.

» [y 4 là une constatation intéressante, car 379 est la tempéra-

ture à laquelle les mitochondries sont les plus visibles, 47° celle où elles le sont le moins. D'autre part, nous constaterons, lors de l'étude des mouvements cytoplasmiques, que des températures, sensiblement égales à celles-ci, amènent des modifications énormes dans les vitesses de certains d’entre eux, que 36-389 correspondent aux actions maxima sur les noyaux et qu'enfin 35° est une température immédiatement prémortelle pour la plante que nous avons étudiée. Cette variation d'équilibre du système vacuole-protoplasme amène des variations d’équilibres physico-chimiques dans l'ensemble cellulaire, dont l'influence sur les phénomènes précités doit

Fig. 6. — Diminution de volume de la vacuole avec la température chez Allium Cepa (Épiderme).

V : vacuole ; a : limite à 25° ; b : limite à 40°. — Grossissement : 1.200. Rouge neutre. | '

être énorme. Nous aurons l’occasion plus loin de préciser quelques- | uns des aspects de cette question.

Epiderme des jeunes feuilles d'Iris germanica. — Le vacuome de ces cellules a été décrit et figuré par GUILLIERMOND (Traité de Cytologie, fig. 159, p. 301).

La figure 7 indique les différents états de ce vacuome, mais ce qu'elle ne peut malheureusement pas rendre, c'est son extrême variabilité suivant les conditions de température.

À 260 les vacuoles occupent une grande partie de la cellule ; elles changent constamment de forme, s'allongent, isolant. de petites cavités globulaires dans le cytoplasme avoisinant ; ces globules se déplacent, puis se fondent avec leurs voisins. ,

A°329, elles changent de forme, et la rapidité de leurs variations va en Croissant. j

A 36-389, cette labilité est maxima : les grandes vacuoles émettent des tentacules qui s’étirent, se rétractent, se renflent, se séparent de la vacuole-mère, rejoignent d'autres vacuoles. Jamais nous n'avons tant eu l'impression de l’extrême instabilité physique et chimique du protoplasme de la cellule vivante, ainsi que de sa très grande complexité. Ces températures correspondent sensiblement à la première augmentation de volume du protoplasme de la cellule d’Allium.

À 459, le vacuome diminue nettement ; les Ditc Dacholes disparaissent, résorbées par les grandes, qui, elles-mêmes, se transforment plus ou moins nettement en Asie ou se fragmentent sur place.

Jusqu'à 709, la variation est continûment de même sens, et, à partir de cette dernière température, survient une diminution considérable de la visibilité, liée à la coagulation du protoplasme, comme le prouve l'étude au fond noir.

Ces deux séries d'observations se complètent donc bien, puisqu'elles montrent que, dans les deux cas, les températures de 37 et 470 correspondent à des modifications considérables du vacuome et, partant, du protoplasme. On a, chez l’Iris, l'impression très nette que l’action de la chaleur, limitée à 370, ne lèse en rien la cellule, mais qu'il n’en va plus de même à 470, Cela à pu, d’ailleurs facilement, être vérifié. Nous retrouverons quelque chose de très identique lors de l’étude des mouvements des chloroplastes d'Elodea et de ceux de ses granules cytoplasmiques.

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