‹ Action de la température sur les végétauxChapitre 24 sur 91 · TABLEAU IX · texte numérisé non relu

TABLEAU IX

Vitesses PAOROREMRIANSS dans la cellule épidermique de la a d’Jris germanica Espace parcouru = 87u

1 y } TEMPÉRATURES EN 2 TEMPS EN VITESSES EN DEGRÉS C SECONDES U/SEC.

290 11 1/2 7,6 360 8 9/10 9,8 400 74/5 dus Ro) 469 . 62/5 k 13,6 529 5 9/10 14,7 ! 60° 63/5 152 \ 66° CE 16 5,4

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Graphique 7.

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Courbes représentatives des vitesses cytoplasmiques Chez la cellule de !l’épi-

derme d’une jeune feuille d’ris germanica et chez les poils foliaires de

Cucurbila pepo.

Nous obtenons les mêmes courbes que” précédemment, mais les températures cruciales sont différentes : maximum à 520 avec arrêt des mouvements à 680, puis des trémulations non dirigées et l’arrêt total à 750.

Cette plus grande résistance à la chaleur corrobore ce qu'’indique FAURE-FREMIET (32 p. 44) : dans cette cellule, il faut chauffer à 900 pour y observer une altération des mitochondries. Nos observations à l’ultra microscope confirmeront ces différences spécifiques.

COMPARAISON DES RÉSULTATS ET CONCLUSIONS. — Nous pouvons dès maintenant comparer les résultats obtenus dans ces diverses études. 2

Les maxima de vitesses sont à des températures différentes, les arrêts à des températures assez comparables, sauf chez l'Iris.

ORGANITES OBSERVÉS MAXIMA ARRÊT Grains chlorophylliens chez Elodea ...................,. 349 50-529 Granules protoplasmiques de Cucurbita pepo ..…....… 41° 54-550 ChATANOLIAES NE I NRA ee ren 430 52-530 Granules protoplasmiques d’Elodea....….......,......... 460 54-559 Granules protoplasmiques d’1ris germanica .......... 520 680

Des différences nettes existent entre ces différents points. Il y a lieu cependant de séparer les mouvements chez Elodea (chloroplastes), des autres : ils ne semblent pas être. de même nature, de par la constitution des éléments en cause, d’ailleurs. Les autres mouvements sont plus intimement liés aux modifications du cytoplasme lui-même que les précédents. La cyclose des grains chlorophylliens paraît être, au moins pour les faibles températures, causée par un transport passif analogue à celui d’un objet entraîné par un fluide, La vitesse ateint son maximum quand elle est égale à celle de ce fluide. Vers 349, une modification physique ou chimique se produit, entraînant un changement des surfaces en contact entre le grain et le cytoplasme. Sensiblement à la même température, le cytoplasme de la cellule d’Allium Cepa a atteint sa première augmentation maxima de volume. Il y a probablement une relation entre les deux ordres de faits.

D'autre part, l'étude cytologique faite sur l'Elodea et sur les jeunes feuilles de Vicia Faba montre, suivant les températures, des différences notables dans les chloroplastes et dans le protoplasme.

-À 220, sous l’action de l’acide osmique du fixateur, les grains chlorophylliens prennent une teinte jaune bistre peu prononcée. À 34-36: et au-dessus, cette teinte fonce fortement et les chloroplastes peuvent renfermer aussi des granulations osmiophiles. ‘Ils deviennent bistre foncé et même noirs à partir de 380, Ces phénoménes sont très comparables à ceux étudiés chez les mitochondries ; à partir de ces températures, des modifications chimiques de plus en plus marquées ont lieu dans les constituants cellulaires étudiés. Le cytoplasme lui-même, qui ne se colore pas à 220, prend une teinte jaunâtre à partir de 350 et présente de nombreux granules colorés en brun par l'acide osmique. Ce sont donc les graisses et les lipoïdes de la cellule que la température met en mouvement, et qui paraissent jouer un rôle important dans lés variations que nous: étudions.

‘HEILBRUNN l'avait indiqué et nous partageons sa façon de voir.

Est-ce la modification chimique ou physique de ces corps qui cause les variations de volume du protoplasme et de la vacuole, ou est-ce une hydratation plus considérable de ce cytoplasme qui est cause d’une modification des lipoïdes ? Il ne nous est pas possible de répondre actuellement à cette question. Ces hypothèses peuvent être, provisoirement du moins, acceptées toutes deux quand l’on sait, d’une part, le rôle important des graisses dans la faculté d’imbibition et de «mouillabilité » (comme dit DEvaux) de la substance vivante et, d’autre part, d’après HANSTEEN-CRANNER (39) que l’eau peut dissoudre une certaine quantité de ces lipoïdés.

Nous pensons que les variations des mouvements cytoplasmiques ne peuvent pas être seulement imputées à la modification des protéines du protoplasme, mais aussi à des modifications de ces graisses et lipoïdes, réversibles à leur début, irréversibles ensuite, qui peuvent d’ailleurs être préparatoires à la coagulation des albuminoïdes, mais la précèdent toujours notablement.

Ÿ a-t-il successivement plusieurs modifications ? L'étude de l’Elodea montrant un maximum de vitesse aux mouvements de ses chloroplastes et un second maximum à ceux de ses granules, permet de le penser. Mais peut-être n'est-ce que le départ, puis l'accentuation de la même action.

Si, enfin, nous comparons les vitesses extrêmes observées, nous pouvons remarquer que la vitesse chez le Chara est la plus considérable et celle des grains chlorophylliens la plus faible. Les

autres sont très comparables, preuve supplémentaire qu’elles sont indicatrices d’un même phénomène et d’une certaine unité des cytoplasmes végétaux étudiés.

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