TABLEAU XXIX
Liqueur témoin : 0 millimolécule 528
MILLIMOLÉCULES RES-| MILLIMOLÉCULES EN NH“ TEMPS EN RAPPORTS TANT DANS LE LIQUIDE MOUVEMENT NO3 JOURS É
3 0,480 0,472 — 0,048 |— 0,056 1579: 1 6 0,515 0,725 — 0,013 ER DtO7 4,85 0,26 9 0,390 1,250 0,138 + 0,722 1,04 0,13 12 0,417 1,100 0,111 + 0,572 : 1391 0,21 TOUT 0,380 0,981 — 0,148 + 0,403 1,24 0,37 18 0,365 0,880 — 0,163 —+ 0,352 1,30 0,63
Graphique 30.
Millémolecules 09 NON H*
RP Tue à 19 0° -huus anis à 12° e | & ©
: Bee mitrraue
L’ion NO® est moins rapidement absorbé que l'ion NH à 170, et le‘quotient NH4/NO: est toujours supérieur à 1.
À 350, les phénomènes observés sont curieux. Après une courte période de fixation, une exosmose considérable de nitrates se produit, surtout entre le sixième et le neuvième jours. Cette sortie est suivie d’une réadsorption lente et continue. La courbe
des quantités d'azote nitrique: présente donc unmaximum :extrémement net.
ACTION: DE LA TEMPÉRATURE SURILES VÉGÉTAUX lil
Ces quantités, quoique considérables, ne sont cependant que la moitié de celles trouvées pour NOK, tandis qu’au contraire, la teneur en azote ammoniacal est, à peu de chose près, la même:
saDonc li présence de l’ion NH limite la formation ou tout au moins la sortie de l'ion NO, tandis que cet ion a une action tout à fait identique sur l'ion NH.
Si l’on en juge par la diminution rapide de la substance sèche des cotylédons jusqu’au neuvième jour, on est tenté d'attribuer aux graines-la sortie des nitrates, comme nous l’avons déjà signalé.
EXPÉRIENCES DE. CONTROLE. — Il a été effectué, avec le milieu au nitrate d’ammonium, une série d'expériences ayant pour but de chercher à déterminer la part'qui pouvait revenir aux actions diastasiques.
Des tubes à culture avec plantules ont été préparés exactement comme les précédents, mais nous les avons ensuite soumis à l’autoclave à: 1209, durant quelques minutes,: afin d'assurer la mort en même temps que la stérilisation.
Les mêmes opérations que.dans le cas normal ont été faites ensuite.
Résultats. — Tableaux XXX et XXXI. Graphiques 26, 27, 28, 29 et:30.
TABLEAU XXX Poids en mmg.
TEMPS POIDS SECS (a) ; POIDS FRAIS (b) RAPPORTS : 100 X É Racines APRÈS STÉR. 57 1029 5,5 170 350 170 350 110 399!
7 jours 73 59 1315 969 5,6 6 1) 67 55 1347 1030 D 0 19 | 69 76 1130 1377 6,1 5,5 Tiges APRÈS STÉR. 77 1060 72) 170 35° 170 350 170 35° 7 jours 88 90 1147 1250 TP 7,2 13 102 56 1444 800 ei 7 19 80 106 1067 1367 2,5 7,8 Cotylédons APRÈS STÉR. 446 : 2022 22,1 170 350 170 Sos te 17e 350 7 j. 374 426 1864 2060 20 20,7 13 412 418 2149 1976 19,2 21.2 19 416 367 2024 1874 20,6 19,6
La comparaison des rapports des poids montre qu'ils se tiennent toujours au-dessus de ceux caractérisant 170 et 350.
Les racines continuent donc, à 350, de perdre de la matière ; elles s'épuisent, à temps égal, plus que par une mort brutale. I] semble qu’elles ne perdent plus rien après leur mort, mais qu’elles peuvent même fixer de l’ammoniaque. Il en est de même pour les tiges. Les graines continuent à céder des substances dont l’inventaire n’a été fait qu’en ce qui concerne l'azote ammoniacal et l’azote nitrique.
Les dosages faits immédiatement à la sortie de l’autoclave, après refroidissement, ont montré qu'il y avait une brusque exosmose des deux sortes d’azotes, le second l’emportant sur le
ACTION DE LA TEMPÉRATURE SUR LES VÉGÉTAUX 113 TABLEAU XXXI ° Azote ammoniacal.
Liqueur témoin : 0 millimolécule 528.
ré MILLIMOLÉCULES RESTANT ; MILLIMOLÉCULES DANS LE LIQUIDE EN MOUVEMENT Mrs : 0,675 + 0,147 APRES STERIL.
170 350 170 350 Ar 0,718 0,718 + 0,190 + 0,190 13 0,688 0,653 + 0,160 + 0,125 19 0,763 0,763 + 0,235 + 0,235 Azote nitrique.
Liqueur témoin : 0 millimolécule 528.
NES MILLIMOLÉCULES RESTANT MILLIMOLÉCULES EN DANS LE LIQUIDE MOUVEMENT à Ë 0,688 + 0,160 APRÈS STERIL.
premier. Cet exode continue lentement au fur et à mesure que le temps passe, rapide pour l'azote nitrique jusqu’au 7e jour, plus lent ensuite et plus lent encore pour l’azote ammoniacal. L’élévation de température favorise cette émission de nitrates et n'a aucune action sur celle des produits ammoniacaux (Tableau XXXI).
Les quantités obtenues pour l’azote nitrique ont été sensiblement de même ordre que celles dosées à 35° au bout du neuvième jour, avec le même milieu, mais il n'y a jamais eu réadsorption. Cette dernière action n’est donc pas le fait d’un tissu tué par la grande élévation de température. :
. Nous pensons que les modifications apportées par les facteurs de coagulation (chaleur lente et chaleur brutale) ne sont pas ten même ordre dans les deux cas. Les coagulum protoplasmiques,
Famin, Action de la température. 9
sûrement très différents, ont naturellement des propriétés ellesmêmes différentes. Nous rappelons à ce propos quelques-uns des résultats obtenus par l’action de la température sur la cellule : c'est vers 350 en effet que les modifications physico-chimiques sur les lipoïdes, la teneur en eau et la viscosité du cytoplasme paraissent amener un équilibre nouveau, quoique instable, dans cette cellule. D’autre part, la permanence des 359 ambiants aidant, il se pourrait — nous sommes fortement enclin à le penser — qu'il y ait, au moins, perte d’albumines de la plante dans le milieu voisin, comme le pense DEvaux (20).
Au moment de la mort, la perméabilité de la cellule semble devenir totale, et il y a ensuite, pour certains éléments seulement, lente fixation ultérieure par les tissus végétaux.
Comment se fait-il toutefois que, dans le cas du nitrate de potasse, il y ait une quantité plus considérable d’azote nitrique, tandis que, pour le chlorure d’ammonium et le chlorure de potassium, il y a plus d'azote ammoniacal ? Nous voyons là une action diastasique, influencée par la nature des ions extérieurs. La présence de l’ion NOG, avec un cation autre que NH, polariserait cette action dans le sens de la formation de nitrates surtout, qui deviendraient la forme de circulation des substances provenant des albuminoïdes de la graine. La présence de l'ion NH, avec un cation autre que NO#, l’orienterait au contraire vers la formation de produits ammoniacaux.:
La température de 360 n’est, en effet, pas suffisante pour arrêter rapidement l’action des diastases. Cet arrêt n'ayant lieu que ‘vers le dixième jour, expliquerait la diminution progressive du taux des nitrates dans le milieu.
VIT. — Comparaison des deux nitrates
Elie a été en grande partie faite au cours de la discussion des
résultats.
Le fait essentiel est, pour le nitrate de potassium, la présence à 35° d’une quantité considérable d’azote nitrique, tandis que, pour le nitrate d’ammonium, il est dans une sorte d'équilibre qui
s'établit entre la plante riche en matières albuminoïdes et son milieu, où l'ion NO et l’ion NH ont des actions opposées, se constatant dans tous les domaines.
Cette opposition s'étend même à l’utilisation de l'ion NO* par la plante : la quantité fixée est, en effet, bien inférieure (sensiblement la moitié au bout de 15 jours) pour le nitrate d’ammonium, par rapport au nitrate de potassium.
À peu de chose près, les autres remarques faites à propos des chlorures et de l’action de la température s'appliquent ici, avec naturellement quelques variantes dues à la nature différente des sels. 7
VIII — Sulfate de potassium.
Solution nutritive.
Sulfate de potassium . DR OATARRI SAP OR 0 g. 870 Phosphate monocalcique ......................... 0 g. 125 Nitrate dé Calc AY. ere ere 0 g. 0625 Carbonaté de magnésium :........:..-..2.:.5.. 0 g. 0625 Phôsphate Aeén ee -rercetmenertenedpeleee traces
DENT ER OR SR LR EAN n A A at EE REA NE TS ne 1.000 cc.
Poids secs et poids frais. — Tableau XXXII. Graphique 51, 32; 09°
TABLEAU XXXII Poids en mmg.
EEE ———,
| | He POIDS SECs (a) | POIDS FRAIS (b) RAPPORTS : 100 X£ | |
Racines i