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SUR QUELQUES STATIONS THERMALES FRANÇAISES

Nous avons étudié les sources thermales françaises les plus chaudes et les plus accessibles, à l'exception du groupe sulfureux pyrénéen où nous avons seulement examiné Thuès-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales. Ces sources particulières mériteraient une étude méthodique spéciale,

Les stations ont été visitées et les déterminations entreprises sur place. La dénomination des Algues a été précisée au Laboratoire et M. l'Abbé FréMy, spécialiste des Cyanophycées, a eu l'extrême obligeance de revoir nos listes, ce dont nous lui sommes très reconnaissant. ,

Une série de recherches expérimentales sur l’optimum de température, la morphologie externe et le chimisme de certaines de ces Algues thermales a ensuite été entreprise.

Stations étudiées :

Néris-les-Bains (Allier).

Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire).

Bourbon-l’Archambault (Allier).

Evaux-les Bains (Creuse).

Chaudesaigues (Cantal).

Thuès-les Bains (Pyrénées-Orientales), Dax (Landes).

Préchacq (Landes).

Chaque station nous a d’ailleurs fourni toute la gamme des températures allant de son maximum à la température ambiante. Toute classification rigoureuse devient, de ce fait, difficile.

Mesures faites et indications physiques et chimiques. — Nous avons mesuré nous-même les températures rapportées, à l’aide de thermomètres maxima. Les déterminations ont été faites au moment des prélèvements, puis à différentes heures afin d’en fixer les variations, qui sont d’ailleurs généralement faibles ou inexistantes.

Nous indiquons également le pH, mesuré colorimétriquement, les analÿses chimiques relevées dans les Traités des eaux minérales de Jacquor et Wim (45), de JaDiN et Asrruc (48) et dans quel- * ques publications plus récentes, et enfin les radioactivités, prises dans les «Eaux minérales radioactives » de PrÉRY et MicHAUD (78), et dans «les données numériques actuelles sur la radioactivité des sources thermales françaises » par LEPAPE (59 a, b, c). Nous pensons que le rassemblement de ces documents épars dans la littérature scientifique permettra d'étendre cette étude que nous limitons volontairement ici à la température.

Définition d’une eau thermale. — Nous l'avons déjà donnée dans une publication antérieure (31 d).

L'expérience nous a montré que, vers 300C, lorsque l’eau se renouvelle assez vite, à n’y a pratiquement plus de sensibilité aux variations extérieures, du moins pendant la belle saison. Nous définissons donc comme eaux thermales, les eaux atteignant ou dépassant 30°C, qui sont, pour ainsi dire, soustraites aux augmentations ou diminutions de la température ambiante.

Remarque. — Sur le vu de publications étrangères et en particulier de celles de VizHEm (163 a, b), nous avions espéré trouver dans ce milieu qui constitue un milieu expérimental naturel, des organismes permettant au moins une comparaison cytologique avec les études poursuivies sur la cellule des plantes supérieures. Comme le montreront les listes suivantes, les végétaux habitant les eaux thermales sont presque exclusivement des Cyanophycées et des Diatomées, ne se prêtant pas à une comparaison de ce genre.

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