IL: Différences avec Ja liqueur témoin
Chlore. — Les chiffres des dosages, qu'il n’est pas nécessaire de rapporter, indiquent qu'il n’y a absolument aucun mouvement de chlore décelable.
Les résultats que nous avons donnés sont donc seulement valables pour un mélange d'organismes thermaux, ainsi que nous l’avons déjà dit.
Le maximum de végétation a été, comme dans le milieu ordinaire, à la température de 430.
Graphique 51.
Ti 4 A ET PS ie Na
0° oi 3 \ de 5 Se cc TEL s ES der es 67° Jours 13 93 33 LL 55 32:
( NS | sde#20" 05 — Ress OH 06 L3*
Graphique représentant, aux diverses températures, les quantités de sodium N\/
(venant de l’eau de Chaudesaigues + NaCI à ee ) absorbées par les
Algues thermales.
Erratum : lire milligrammes au lieu de milliatomes.
En ce qui concerne le cation Na, les températures se divisent en deux groupes : 200, 329, 430 et 500, 670.
A 200, après une fixation régulière jusqu’au 33 jour, survient une diminution. Cette diminution est liée non seulement à un arrêt de la végétation, mais aussi au mauvais état progressif des Algues. Leur étude au microscope montre que celles qui y ont végété sont surtout des Oscillariées et des Chroococcacées, c’est à dire des Cyanophycées s’accommodant relativement mieux des basses températures que des températures plus élevées. Cette souche particulière provenait d’ailleurs du même gisement que les autres. mais des bords du bourrelet algal. Toutes les autres Algues ensemencées provenaient de régions beaucoup plus chaudes : la quantité,
par emplacement, est en effet assez faible, et il nous fut impossible, au même endroit, d'y récolter 200 g. de végétaux homogènes. Ces différences expliquent les constatations que nous venons de faire.
À 329, après une fixation intense, la culture s'arrête et, peu à peu, rétrocède au milieu le sodium fixé. Elle n’est manifestement pas dans des conditions de température favorables. Nous y avons trouvé, dans les faibles formations nouvelles, surtout du Phormidium ‘tenue, un peu de Symploca thermalis et quelques filaments souffreteux et étroits de Mastigocladus laminosus.
A 439, le développement est régulier et continu, comme régulière et continue est la fixation du sodium : la Cyanophycée prédominante est le Mastigocladus laminosus, avec les mêmes caractéristiques de formes que celles révélées par l’étude précédente.
A 500, le phénomène chimique change de sens et montre une
perte du métal au bénéfice du milieu, suivie d’une légère fixation. Les Algues meurent lentement, et comme toujours en pareil cas, es modifications apportées aux propriétés des membranes et à celles des colloïdes cellulaires renversent le sens des échanges. C'est la température prémortelle pour ces plantes ; elle a des effets légèrement différents de ceux d’une température franchement mortelle, comme 670, où après une perte de sodium, il y a adsorption intégrale de la quantité ainsi cédée. Les différences de conditions de vie suffisent à expliquer que ces Algues, dans la nature, ne meurent pas à 500, mais y végètent fort bien.