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A7 GER 7,48 » FAAOIT $ 4. — ACTION DE L’ACIDE PYRUVIQUE SUR LA PARATOLUIDINE-
On mélange des solutions éthérées d'acide pyruvique et de paratoluidine (purifiée par distillation et cristallisation) en proportions équimoléculaires, dans un flacon muni d’un bouchon traversé par un tube de verre servant de réfrigérant. Le mélange peut s'effectuer très rapidement si l’on a dilué avec une quantité d’éther suffisante. L’échauffement produit par la réaction suffit à faire bouillir l’éther; chaque fois que l’on agite le flacon, il se fait une vive ébullition et même un boursouflement.
La solution éthérée, qui prend dès le début une coloration rougeâtre, reste claire pendant quelque temps ; lorsqu'on a ajouté une certaine portion de l'acide, il se précipite au fond du flacon une huile qui augmente jusqu’à ce que l’opération soitterminée, On laisse refroidir. Dès qu’on constate que l'agitation ne produit plus d’ébullition tumultueuse de l’éther, on porte le flacon sous un robinet d’eau froide et on l’agite violemment. L'huile entre en émulsion et ne tarde pas à se prendre en une masse pulvérulente, d'apparence amorphe qui s’accumule par le repos au fond du flacon. Le lendemain, la partie inférieure du vase est remplie d’une boue Jaurâtre assez compacte, qu’on désagrège par des agitations répétées et violentes el qu'on essore ensuite avec beaucoup d’éther anhydre. Si l’on avait abandonné à elles-mêmes la masse éthérée et l'huile rougeàtre plus foncée qui se précipite tout d’abord, on aurait trouvé le lendemain cette huile solidiliée en un bloc dur et très pénible à essorer et à purifier ;
c’est pourquoi il est bon de produire la solidification en agitant; la masse est ainsi moins grenue, plus pulvérulente et s’essore mieux quoique encore assez péniblement.
Comme dans le cas de l'aniline, le rendement est bon ; mais, différence essentielle, la plus grande partie de cette récolte est de l’acide para-toluiluvitonique et l’acide paratoluilpyruvique ne s’y trouve qu’en assez faible quantité (1).