‹ Action des amines aromatiques primaires sur quelques composés cétoniques dissymétriquesChapitre 30 sur 50 · CO? C2H · texte numérisé non relu

CO? C2H

(*) Voir Bull. Soc. Chim., t. XIII, p. 480.

Il n’est pas impossible qu’une molécule de toluidine réagisse sur le groupe cétonique avec élimination d’une molécule d’eau et qu’une autre se fixe sur la double liaison de manière à donner, par exemple,

Az — CSH:CH3

EUX [ CH CH- C0 CO cr, CO? C2H5/

AzH — CSH*CH3

La teneur en azote (6,86 pour 100) correspondrait assez bien avec les valeurs observées et indiquées plus haut.

$ 3.— PYRUVATE D ISOAMYLE (PROPANONOATE DE MÉTHYLE-3-BUTYLE) CH3 — CO — CO? CG H11.

On le prépare de la façon suivante (!) : le mélange en quantités équimoléculaires d’acide pyruvique cristallisable et d’alcool amylique est maintenu pendant quelques heures à l’ébullition au réfrigérant ascendant à la pression ordinaire. La température du reflux s'établit vers 100°et s’abaisse à mesure que l’éthérification se complète. On remplace ensuite le réfrigérant ascendant par un appareil Le Bel à trois boules, suivi d’un réfrigérant descendant et l’on distille assez lentement au bain-marie sous une pression de 10% à 15",

Il passe d’abord une petite quantité d’eau, celle qui correspond à la limite d’éthérification habituelle, puis l’éther amylique passe régulièrement jusqu’à ce qu’il ne reste pour ainsi dire rien dans le ballon qui renfermait le mélange. Le rendement est théorique.

On n’a pas pu déceler, tant dans les produits de la disüillation que dans le léger résidu qu’elle abandonne, la présence de plus de 2%" d’acide; ce qui correspond, dans

(:) Bull. Soc. Chim., t.IX, p. 136.

les conditions de l’expérience, à 1 pour 100 d'acide non éthérifié.

Cet éther est un liquide limpide, blanc jaunâtre, d’odeur agréable, analogue à celle de l’acétate d’amyle. Il bout à 86° sous la pression de 14"" et à 185° environ sous la pression ordinaire, sans décomposition notable.

Sa densité est de 0,978 à 17°.

Sa phénylhydrazone, très soluble dans l'éther et, par suite, assez diflicile à isoler, fond vers 185°-186°. Si l’on fait cristalliser cette hydrazone dans l’alcool, elle se transforme partiellement en hydrazone du pyruvate d’éthyle. Elle est également altérée par cristallisation dans l’acide acétique.

Le pyruvate d’amyle agit sur l’aniline comme le pyruvate d’éthyle, sans donner cependant, comme lui, naïssance à deux produits distincts : si l’on soumet à des cristallisations fractionnées dans l’éther ou dans l’alcool le produit obtenu par l’action directe de l’éther et de l’aniline, on n’obtient jamais qu’un produit.

Après cristallisation dans l’alcool, le composé fondant à 126°-127° a été analysé :

gr ce I. 0,1926 ont donnélo, 1182 d’eau et 0,5167 d’anhydride carbo-

nique.

IT. o,2419 » 0 ,1437 » 0,6479 »

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