SEMIS
Chêne pédonculé
Quercus pedunculata Expérience du 12 mars 1906.
Nous avons expérimenté les divers engrais organiques et minéraux à la dose massive, tout d’abord, de 5.000 kilos à l’hectare. Cet essai a eu lieu dans des pots remplis de sable de Loire auquel on a mélangé les engrais, en les numérotant ainsi :
N° 1. Sulfate de manganèse ;
Scories Thomas ; — Sulfate de potasse ; Chlorure de potassium ; Sulfate de calcium ; Sulfate de fer ;
Sulfate d'ammoniaque ;
. Nitrate de sodium ;
OPEN RES RE Pin
Kaïnite ;
Superphosphate ; — 11. Chaux ;
— 12. Sang desséché ;
N° 13. Cendres de bois ; — 14. Fumier de cheval ;
— 15. Témoin.
Dans chaque pot on sème les glands de chêne en lignes équidistantes, et on les recouvre de 1 centimètre de sable environ.
On constate que le chêne a bien levé dans le sulfate de calcium, la chaux, les scories, le fumier, le témoin ; la végétation a été bonne avec les quatre premiers corps principalement ; la levée a été plus tardive mais la végétation non moins forte dans le superphosphate. Les autres corps n’ont pas fourni de résultats favorables.
Nous avons arrosé à l’eau distillée, afin d’éviter tout apport de corps étranger.
Chêne pédonculé, Hêtre, Sapin, Pin sylvestre, P. noir
Quercus pedunculata Fagus Abies Pinus sylvestris P. austriaca sylvatica pectinata
Expérience du 15 mai 1906.
Nous remplissons avec 10 kilogrammes de sable fin de Loire dix grands pots, et nous mélangeons intimement au sable 0 kgr. 250 des diverses substances à expérimenter :
No 1. Témoin;
— 9, Chaux:
— 3. Sulfate de fer ; — À. Sulfate de chaux ; — 5. Superphosphate ;
— 6. Chlorure de potassium ;
N° 7. Sulfate de potasse ; — 8. Nitrate de soude :
— 9. Sulfate d'ammoniaque ;
— 10. Scories Thomas.
Les pots sont exposés à l’air,et on arrose à l’eau distillée. Chaque pot a reçu un rang de graines de chacune des essences suivantes :
Pin sylvestre, pin noir d'Autriche ; Sapin pectiné ;
Chêne pédonculé ;
Hêtre.
Au 5 juin 1906, nous voyons sur :
Le sable témoin : Les pins sylvestres et noirs levés ;
Le sulfate de chaux : Les pins sylvestres et noirs et les sapins levés ;
La chaux : Les pins sylvestres et noirs et les sapins levés;
Le superphosphate : Les pins sylvestres et noirs levés ;
Les scories : Les pins et les sapins commençant à lever ;
Le sulfate de fer : Les pins et sapins levés mais morts.
Aucune graine n’a levé dans le chlorure de potassium, le sulfate de potasse, le nitrate de soude, le sulfate d'ammoniaque.
Au 17 juillet 1906, les chênes et les hêtres ont levé, et tout est en bon état de végétation dans :
Le sulfale de chaux ; La chaux ; Le superphosphale ;
Les scortes.
LA végétation est languissante dans /e sable témoin.
EXPÉRIENCES EN SOL ARTIFICIEL 93 Tout est dépérissant ou mort dans :
Le chlorure de potassium ; Le sulfate de polasse ; Le nitrate de soude ;
Le sulfale d'ammoniaque ;
Le sulfate de fer.
Dans les examens successifs, la même situation de végétation existe.
Au 5 novembre 1906, les résultats sont encore de même nature :
Excellent état des semis dans le sulfate de chaux;
Bon état dans la chaux;
Assez bon état dans le superphosphate et les scories ;
État languissant dans le sable témoin;
Végétation nulle dans le sulfate d’ammoniaque, le nitrate de soude, le sulfate de potasse, le chlorure de potassium, le sulfate de fer.
Chène pédonculé, Hêtre, Sapin, Pin Sylvestre, P.noir
Quercus pedunculata Fagus Abies Pinus sylvestris P.austriaca sylvalica pectina
Expérience du 16 mai 1906
Cette expérience est disposée comme nous l'avons indiqué plus haut dans nos considérations générales.
Dix pots contenant 10 kilogrammes chacun de sable fin de Loire sont placés dans des cuvettes où l’on verse les solutions à 2 grammes par litre d’eau distillée. Ces solutions pénètrent dans les pots par leurs trous inférieurs, et arrivent par capillarité aux cellules absorbantes de la plante.
94 EXPÉRIENCES EN SOL ARTIFICIEL Les pots sont ainsi numérotés :
N° 1. Témoin; . Sulfate de fer; . Sulfate de chaux;
— À, Superphosphate;
. Sulfate de potasse;
. Chlorure de potassium; . Nitrate de soude;
— 8. Sulfate d’ammoniaque; 9. Chaux;
— 10, Scories.
On sème en lignes dans chaque pot, le 14 maiï, le chêne pédonculé, le hêtre, le sapin pectiné, les pins noir d’Autriche et sylvestre.
Au 31 mai, le pin noir a seul levé dans le sulfate de chaux et le superphosphate.
Au 2 août 1906, la situation des végétaux est la suivante :
Toutes les essences ont levé et sont en bon état de végéta-
tion dans les pots qui reçoivent le sulfate de chaux, le superphosphate, la chaux et Les scories.
La végétation est languissante dans le témoin.
Tous les jeunes semis sont morts ou dépérissants par le fait des solutions de sulfate de fer, de sulfate de potasse, de nitrate de soude, de sulfate d’ammoniaque.
Chêne pédonculé, Pin maritime, P. sylvestre, P. noir
Quercus pedunculata Pinus maritima P. sylvestris P. austriaca Expérience du 8 mai 1907
Cette expérience a été effectuée conformément à la technique des cultures en places d’essais dans les sols artificiels, technique spécifiée dans notre description générale des dispositifs expérimentaux.
Sur un terrain, qui n’a jamais été fumé, nous avons tracé, à 1 mètre Les uns des autres, treize carrés de 1 mètre carré chacun ; nous avons enlevé le mètre cube de terrain naturel correspondant à chacun de ces carrés, et nous l'avons remplacé par du sable fin de Loire, purifié préalablement.
Nous avions ainsi autant de caisses de 1 mètre cube, distantes de 1 mètre, remplies de sable, et dont la surface supérieure affleurait au niveau du sol naturel.
Ces caisses n'étaient évidemment pas étanches ; mais elles ne pouvaient recevoir les solutions de la terre naturelle que par capillarité, et les microorganismes que par voisinage.
L'expérience permettait donc de rechercher des notions sinon mathématiques,au moins suffisamment précises sur la valeur des divers corps en expérience.
Chaque carré reçoit 250 grammes d’engrais, soit 2.500 kilogrammes à l’hectare ; les carrés sont ainsi numérotés :
N° 1. Témoin;
— 2. Kaïnite;
— 3. Sulfate de potasse;
— À. Chlorure de potassium; — 5. Nitrate de potasse;
No 6. Chaux;.
— 7. Sulfate de chaux:
— 8; Superphosphate ;
— 9. Sulfate de fer;
— 10. Cendres de bois;
— 11. Scories;
— 12. Sulfate d’ammoniaque ; — 13. Nitrate de soude.
Dans chaque carré, nous semons, en lignes équidistantes, les essences suivantes :
Chêne pédonculé ; Pin maritime ; Pin sylvestre ;
Pin noir d’Autriche.
L'examen au 15 septembre 1907 donne les résultats suivants :
La végétation est très belle dans le sulfate de chaux pour toutes les essences.
Dans le superphosphate et les scories, Les chènes et les pins maritimes sont très beaux ; Les pins sylvestre et noir sont en assez bon état.
Dans la chaux, les chênes sont en très belle végétation ; il en est de même pour les pins maritimes ; le pin maritime, que l’on classe ordinairement comme essentiellement calcifuge, est très bien venant dans ce milieu calcarisé artificiellement ; les pins noir et sylvestre sont en assez bon état.
Le nitrate de potasse et le chlorure de potassium ont détruit toute végétation ; de même la kaïnite.
Il en est de même dans le sulfate d’ammoniaque, où il n’y a pas eu de germinations, et dans le sulfate de fer.
Le nitrate de soude a tué toutes les essences, sauf quelques chênes, dont les feuilles d’ailleurs commencent à jaunir, et qui se sont maintenus jusqu’à ce momentgrâce à leurs réserves cotylédonaires.
Toute la végétation est rabougrie dans le carré des cendres de bois.
Le sulfate de potasse a fait périr les pins sylvestre et noir; mais il à laissé vivre les chênes et a simplement ralenti la croissance des pins maritimes.
Dans le carré témoin, formé de silice à peu près pure, le pin maritime, classé cependant comme essence si/icicole, a une végétation languissante, qui n’est pas comparable à la belle végétation obtenue dans le carré saturé de chaux ; les pins noir et sylvestre sont en état médiocre ; les chênes sont
en assez bonne situation, grâce aux réserves contenues dans leurs cotylédons.
Au 20 novembre 1907 :
Le sulfate de chaux a continué son action si favorable à toutes les essences.
Dans le superphosphate et les scories la situation est également très belle.
Il en est de même dans la chaux.
Dans le nitrate de potasse, le chlorure de potassium et la kaïnite, tout est mort, sauf quelques chênes ; il en est de même dans le sulfate d’ammoniaque, le sulfate de fer, et le nitrate de soude.
Les cendres de bois ont produit une végétation médiocre pour toutes les essences, sauf pour Les pins noirs qui se trouvent en assez bon état.
Le sulfate de potasse ne laisse plus vivre que quelques pins maritimes ; mais on y voit quelques chênes en assez bon état,
Dans le carré témoin, les essences continuent à vivre ; mais elles sont, notamment le pin maritime, beaucoup momms