JAN S: ER
FA
Chaux Témoin
Fig. 20. — Pins maritimes, semis sur sable de Loire (mai 1907).
Deux groupes, l’un en sable additionné de chaux, l'autre en sable témoin.
Expérience du 8 mai 1907 au ? octobre 1907.
belles que dans le sulfate de chaux, le superphosphate, les scories ou la chaux.
Le poids sec moyen d'un plant de semis de pin maritime est:
1 gr. 60 dans le sulfate de calcium ; 0 gr. 80 dans la silice pure;
0 gr. 70 dans le sulfate de potasse.
Les carrés de l'expérience du 8 mai 1907 subsistent en 1908, avec leurs essences laissées sur place.
À la fin de la période de végétation, le 24 octobre 1908, les résultats acquis précédemment se confirment, et se résument ainsi :
Excellents effets du sulfate et du superphosphate de chaux des scories, de la chaux.
Végétation un peu relevée dans les carrés contenant le sulfate de fer, les cendres de bois, le sulfate de potasse (toujours moins dangereux que le chlorure de potassium).
Végétation languissante dans le carré témoin.
Continuation des effets toxiques avec le chlorure de potassium, la kaïnite, le nitrate de potasse, le nitrate de soude, le sulfate d’ammoniaque.
Les différences de végétation sont surtout remarquables chez le pin maritime; ainsi nous trouvons, au 4 novembre 1908, en moyenne :
Poids sec d’un pin maritime dans le carré témoin. 4 grammes. — — le superphos- PO RRRER E es 0! : 8 Éramimes.
Hauteur de la tige dans le carré témoin . . . 12 centimètres. —- le superphosphate. . . 24 centimètres.
Diamètre à la base dans le carré témoin. . . . 2 millimètres. = le superphosphate. . . 4 millimètres.
Nombre de feuilles définitives sur un pin mart= D AU EM 0 et + le. 4010 paires.
Nombre de feuilles définitives sur un pin mari-
time du superphosphate . . . . . . : : 33 paires,
La puissance végétative est en quelque sorte doublée par
l'action du superphosphate etdusulfate de calcium sur le pin maritime.
ee SE
Fig ai— Pins maritimes,
Semis sur sable de Loire au 8 mai 1907, photographiés le 10 novembre 1908
Expérience du 8 mai 1907 au 10 novembre 1908.
A. — Un groupe de 3 pins du carré de superphosphate de chaux, B. — Un groupe de 3 pins du carré témoin.
Expérience de comparaison.
Chanvre commun
Cannabis sativa
Expérience du 2 mars 1905.
Cette expérience a été disposée par M. Roux, du Museum, qui à bien voulu nous donner les plants obtenus.
Elle porte sur le chanvre, qui n'est pas, à vrai dire, une essence ligneuse, mais qui peut êlre considérée comme une plante intéressante de comparaison.
-Le dispositif est celui que nous avons précédemment indiqué :
Pots en biscuit de Sèvres, lavés aux acides, calcinés, garnis au fond de briquettes, troués et fendus à la partie inférieure, remplis de 1 kilogramme de sable blanc de Fontainebleau.
Cuvettes recevant ces pots et contenant 1 litre d’eau distillée, à laquelle on ajoute les divers engrais.
Couvereles annulaires en zinc pour préserver les cuvettes des germes et poussières atmosphériques.
Les semis sont effectués le 2 mars 1905 à raison de 9 graines de chanvre par pot.
Le 16 mars on a éclairci en ne laissant que cinq pieds de chanvre.
Le 4 mars ont été mis les engrais.
Le pot N° 0 sert de témoin ; la cuvette qui le contient ne
reçoit que de l’eau distillée.
Le pot N°1 reçoit l’engrais complet :
PO‘H°K NaQlee SO‘Mg.
SO!Ca.
CO*Ca.
AzOSNa
Le pot N° 2 recoit l’engrais sans azote :
PO:TK NaCI .
SO‘Mc.
SOC CO:Ca.
gr.
Le pot N°3 reçoit l’engrais sans phosphore :
NaCI
SO‘Mz.
SOFCE, CO*Ca. AZzOSNa AzO'K.
Le pot N° 4 reçoit l'engrais sans potasse :
POÉHNar NaCI SO'Mzg.
SO!Ca..
CO*Ca.
AzONa
Dans tous les pots sauf le N° 0 on a ajouté 8 gouttes de solution de sulfate de fer à 1 0/0, et 10 grammes de délayure de terre de jardin sous forme de liquide trouble, obtenu en laissant déposer la terre et décantant le liquide.
On a arrosé constamment à l’eau distillée.
Le 2 juin 1905 on à arraché dans chaque pot un pied de chanvre représentant exactement la moyenne du pot ; et ce sont ces pieds que nous avons examinés au double point de vue de leur morphologie externe et de leur anatomie.
Les principaux caractères morphologiques sont les suivants :
N°0 N°1 No 2 No 3 No 4 pas engrais engrais engrais engrais d'engrais complet sans Az. sans P. sans K.
Longueur de la FRE RE DECO 0750 0370 0200 | 0500
Diamètre mé-
dian, ,. . .| 00025 | 00045 | 020025! 00025 | 00035 Feuilles . . .| 020025 | 0065 0%035 0025 | 02055 sur sur sur sur sur
Enracinement . [très faibleltrès beau! faible [très faible] beau
On remarquera les fortes doses de calcium employées par M. Roux dans ses liquides de culture.
On voit que les résultats classent :
En première ligne : l’engrais complet ;
En deuxième ligne : l’engrais sans potassium ;
En troisième ligne : l’engrais sans azote.
L’engrais sans phosphore et le témoin viennent en dernière
ligne.
On peut conclure :
Que l’engrais N° 4 (engrais sans potassium) de des résultats bien supérieurs aux engrais potassiques N° 2 et N°3
Que l’engrais N°3 (engrais sans phosphore) fournit les résultats les plus mauvais ; et il paraît logique de les attribuer à la réunion du potassium et du sodium sous forme de nitrate de sodium ct de nitrate de potassium.
On en déduit l'influence nuisible du sodium et du potassium, quand ces corps sont en quantité exagérée ; et cette conséquence est en accord complet avec nos expériences.
2° REPIQUAGES
Chêne pédonculé, Aune, Bouleau, Sapin, Pin laricio
Quercus pedunculata Alnus Betula alba Abies Pinus laricio glutinosa pectinata
Expérience du 19 mai 1906.
Les expériences précédentes avaient pour objet La recherche de l’action des engrais organiques et minéraux sur les” semis forestiers. Celle-ci concerne l'influence de ces engrais sur les repiquages.
Des pots d’une contenance de 10 kilogrammes de sable reçoivent chacun 100 grammes de sulfate de chaux, ou de superphosphate, ou de scories, ou de nitrate de soude, ou de sulfate d’'ammoniaque, ou de chlorure de potassium, ou de sulfate de potasse, ou de chaux, ou d’un mélange complexe comprenant la série de ces corps combinés deux à deux ou trois à trois, comme dans les cultures en eau distillée.
On y repique, en lignes, de jeunes semis (du printemps 1905) des essences suivantes :
Chêne pédonculé; Aune glulineux ;
Bouleau commun ; Pin laricio ;
Sapin pecliné.
Au 5 juin 1906, restent seuls en bon état de végétation tous les jeunes plants repiqués dans le plâtre, le superphosphate, les scories.
Les essences du témoin ont repris et se maintiennent.
Les chênes de la chaux végètent bien; mais les sapins pectinés y sont en mauvais état.
Tous les autres corps et mélanges ont une action défavorable.
Au 3 septembre 1906, la situation est toujours excellente dans le sulfate de chaux, le superphosphate, les scories ; elle reste la même pour la chaux, où un sapin est mort, et pour le témoin ; tous les jeunes plants sont morts dans le sulfate d’ammoniaque, le nitrate de soude, le chlorure de potassium, le sulfate de potasse, le sulfate de fer.
Chêne pédonculé, Bouleau commun
Quercus pedunculata Betula alba Expérience du 8 juin 1906.
Cette expérience porte sur les repiquages de jeunes chè-
nes pédonculés et de bouleaux communs.
Dix pots contenant du sable fin de Loire reçoivent cha-
cun deux jeunes semis d’un an, l’un d'essence chêne, l’autre d’essence bouleau.
Ils sont arrosés avec des solutions à { gramme par litre
des substances d’expérience :
Sulfale de chaux ; Chaux ; Superphosphale ; Scortes :
Chlorure de potassium ; Sulfate de polasse ; Nitrale de soude ;
. Sulfale d'ammoniaque ;
Sulfate de fer.
Les plants du dixième pot sont arrosés avec de l’eau distillée pure (témoin).
Les plants sont en excellent état avec le sulfate de chaux et le superphosphate ;
En bon état avec la chaux et Les scories :
En état languissant avec le témoin ;
En état de souffrance avec les sels de potasse ;
Morts avec le nitrate de soude, le sulfate d’ammoniaque, le sulfate de fer.
Telle est La situation au 3 août 1906 ; elle se maintient la même au 5 novembre 1906.
3° BOUTURAGES
Saule-Osier
Salix viminalis.
lo Expérience du 12 mars 1906.
Nous avons examiné l’action, à la dose de 2.500 kilos à l’'hectare, des divers engrais organiques et minéraux sur les bouturages de saule-osier.
Des pots remplis de sable de Loire reçoivent d’abord les engrais, puis les boutures d’osier, que l’on arrose avec de l’eau distillée.
Ces boutures sont originaires du même pied, de mêmes dimensions, de mêmes poids, prises à la même hauteur, toutes circonstances aussi égales que possible.
Les engrais sont: /e fumier de cheval, les cendres de bois, le sang desséché, la chaux, le superphosphate, la kaïnite, le nitrate de soude, le sulfate d'ammoniaque, le sulfate de fer, le sulfate de chaux, le chlorure de potassium, le sulfate de potasse, les scories Thomas, le sulfate de manganèse.
Les boutures ont pris rapidement dans le sulfate de chaux, les scories, la chaux, le fumier, le sable témoin.
Elles ont surtout bien végété dans le sable contenant les quatre premiers corps : sulfate de chaux, scories, chaux, fumier, moins vigoureusement dans le superphosphate à cette dose massive.
Elles n’ont pas réussi dans les sels de potassium, de fer, de sodium, de manganèse, d’ammonium, n1 dans le sang desséché, et les cendres de bois.
Saule-Osier
Salix viminalis.
2 Expérience du 10 septembre 1906.
De jeunes boutures d’osier sont mises dans des pots d’une contenance de 4 kilogrammes de sable fin, et on les arrose avec des solutions à 2 0/00 des engrais minéraux : sulfate de chaux, chaux, superphosphate, nitrate de soude, chlorure de potassium, sulfate de magnésie, sulfate de fer.
Le témoin est arrosé à l’eau distillée.
Les boutures ne réussissent qu'avec les solutions de suw/fate de chaux, chaux, superphosphate ; elles ont maintenu leur végétation jusqu'au 30 juin 1907, époque où l’expérience a été arrêtée.
Aïnsi, malgré l’époque déjà tardive, les trois corps indiqués : sulfate de chaux, chaux et superphosphate de chaux, ont eu la faculté de stimuler les tissus végétaux et de leur faire produire des enracinements.