‹ Action des engrais sur les végétaux ligneuxChapitre 37 sur 41 · AMIDON · texte numérisé non relu

AMIDON

L’amidon constitue la principale substance de réserve des végétaux ligneux. On le trouve dans tous les parenchymes de la tige et de la racine. Il se montre sous autant de formes différentes qu’il y a d'espèces végétales ; et, dans la même espèce, il diffère suivant qu’on l’examine dans la moelle et dans les autres tissus. La quantité varie avec la saison.

L’amidon apparaît au printemps dans les parenchymes ligneux, dans la moelle spécialement quand il s’agit d’un végétal jeune, devient plus abondant en été, et atteint son maximum dès l’automne ; M. Mer a observé qu’il ya résorption à La fin de l’automne, et à nouveau genèse au mois de mars, l'hiver étant la saison où la réserve amylacée est à son minimum. C’est aussi ce que nous avons constaté.

La nature du sol influe sur l’époque de son apparition. Ainsi, dans les sols secs, on le voit se produire plus vite et en plus grande quantité que dans les sols humides.

Les engrais minéraux ont une action sur la production

de cette importante substance de réserve. Les composés potas-

siques hdtent la formation de l’amidon, de même qu'ils ont pour résultat d'amener plus rapidement /a mise à fruits des végétaux. On peut même dire qu’ils avancent la mise à fruits parce qu’ils accélèrent la constitution de l’amidon. Il y a entre les deux phénomènes production de l'amidon et mise à fruits une corrélation remarquable.

D'ailleurs, dans tous les cas où doit se constituer de l’amidon, le potassium semble être le stimulant de choix; on sait que, pour la production des tubercules et notamment des pommes de terre, les engrais potassiques donnent les meilleurs rendements.

Ces résultats concordent avec les recherches de M. Goumy quia trouvé l’amidon plus abondant dans les rameaux à fruits que dans les rameaux à bois.

Il semble que le végétal ligneux, qui souffre dans un sol contenant un excès de potassium, cherche à lutter contre la disparition de son espèce en se mettant plus vite à fruits.

Il en est d’ailleurs ainsi quand on diminue la vitalité d’un végétal ligneux par des mutilations, et notamment par la taille, qui n’est pas autre chose qu’une mutilation destinée à amener la fructification maxima.

Page 1