‹ Action des engrais sur les végétaux ligneuxChapitre 5 sur 41 · EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES

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Tous les autres corps et mélanges n’ont rien produit.

Le sulfate de chaux a fourni des racines nouvelles ; les autres corps n’en ont pas donné.

Voilà donc des tronçons de plants de chênes dont beaucoup de grosses et petites racines ont été sectionnées, des plants qui ont subi un long transport par les temps les plus chauds et en pleine végétation; tous ceux qui ont été mis en même temps dans une bonne terre et incessamment arrosés sont morts; le plâtre, la chaux et le superphosphate ont revivifié ces cadavres de plantes ; le plâtre, par son action propre, a produit des bourgeons avec des feuilles absolument normales. En agissant soit directement sur le protoplasma des cellules, soit indirectement sur les ferments qui déterminent l’évolution des réserves, le sulfate de chaux a opéré de remarquables transformations vitales.

Au point de vue pratique, on voit quels résultats féconds l’on peut déduire de ces essais :

Excellents effets produits sur les plants quand on lestrempe dans une solution de plâtre avant de les mettre en place, principalement quand ils risquent de s’échauffer en raison du temps et de la saison ;

Rénovation des taillis de chênes par l’action du plâtre ;

Utilité du plâtre dans les repiquages en terrains pauvres, en le mélangeant à la terre de plantation ;

Facilité de conserver la vitalité des’ plants en les trempant dans unesolution plâtrée avant de les faire voyager, ete.

2° Expérience du 7 août 1907.

Cette expérience n’est que la répétition de celle du 18 juin 1907, relative aux rejets de tige de chêne pédonculé. Le dis-

positif est le même. On a obtenu des rejets dans les solutions de sulfate de chaux, de carbonate de chaux, de chaux, de superphosphate, de phosphate tricalcique, par ordre d'importance. .

On en à encore constaté dans le sulfate de magnésie et le sulfate de manganèse (rejets médiocres).

L’eau distillée, le nitrate de soude, le mélange de scories, de nitrate de potasse et de chaux ont produit des rejets insignifiants.

Le sulfate de potasse et le chlorure de potassium ont toujours donné des résultats négatifs, même à cette époque de l’année où les réserves et les diastases végétales ont déjà considérablement évolué.

3° Expérience du 12 août 1907.

Cette expérience très délicate et très importante indique nettement les corps qui sont le plus capables d’agir sur la végétation du chêne.

Nous avons choisi de jeunes semis de chênes pédonculés du printemps 1907 ; nous les avons pris aussi égaux que possible comme poids et comme dispositions de tiges et de racines, et provenant de glands identiques ; nous avons enlevé leurs cotylédons.

D'autre part, nous avons préparé une série de vases de 1 litre d’eau distillée, contenant les substances suivantes:

N° 1. Eau distillée ; — 2, Solution de sulfate de chaux à 2 gr. par litre; — 3. — chaux pure —

BL 0 = carbonate de chaux —

N° 5. Solution de superphosphate à 2 gr. par litre;

— 6. — chlorure de potassium . — — 7. — nitrate de soude — 1 gr. scories; - , — 8. Solution de 4 1 gr. nitrate de potasse; ie ue ter 1 gr. chaux

Dans chaque vase nous avons introduit deux jeunes plants: l’un dont la tige était entière, l’autre dont la tige était recépée immédiatement au-dessus de son premier entre-nœud, et par conséquent immédiatement au-dessus de son premier bourgeon encore à l’état embryonnaire.

Nous avons voulu chercher quels étaient les engrais minéraux pouvant le plus rapidement et le plus facilement développer ce premier bourgeon, ce premier rudiment de branche.

Nous avions ainsi un criterium remarquable pour apprécier, à son exacte valeur, l’action de ces diverses substances.

L'examen au 15 août 1907 donne déjà les résultats suivants :

Le sulfate de chaux à complètement développé le bourgeon terminal du chêne recépé ; il a sir centimètres de longueur ;

Le carbonate de chaux et la chaux n’ont fait que gonfler fortement ce bourgeon terminal ;

Le mélange complet n° 8 l'a gonflé légèrement ;

Les autres corps n’ont produit aucun effet.

Au 6 octobre 1907 :

L’eau distillée à maintenu la végétation du chêne non recépé, et produit un très médiocre développement du bourgeon du plant recépé ;

Le mélange n° 8 a agi exactement de même ;

Le nitrate de soude à fait périr le chêne non recépé et

agi comme l’eau distillée sur le bourgeon du plant recépé ; Il en est de même du chlorure de potassium ; Le superphosphate a maintenu la végétation du chêne

SOiCa CaO KCI

Fig 10. — Chêne pédonculé, semis du printemps 1907,

Rejet de tige.

Développement d'un bourgeon de l’année.

Action comparative du sulfate de chaux, de la chaux, du chlorure de potassium, de l’eau distillée.

Expérience du 7 août 1907 au 7 oclobre 1907.

SOCa. — Sulfate de chaux.

CaO. — Chaux.

KCI. — Chlorure de potassium et eau distillée,

non recépé et produit un faible développement du bour-

geon dans le chêne recépé ; Dans la chaux pure, nous avons constaté l’évolution du

bourgeon terminal du chêne recépé en une ramification à petites feuilles.

Le carbonate et le sulfate de chaux ont conservé une bonne végétation au chêne non recépé, et fait développer le bourgeon terminal du chêne recépé en une ramification à grandes feuilles normales.

L° Expérience du 22 mai 1908.

L'expérience porte sur des semis du printemps 1908, recépés au-dessus de deux bourgeons et mis dans les solutions suivantes, dont la formule est due à M. Roux, du Museum :

N° 0. Eau distillée pure.

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— 1. Engrais complet.

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— 3. Engrais sans phosphore.

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No 4. Engrais sans potassium. 4

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Les vases sont d’un litre.

Dans tous ces vases, sauf le témoin, on a ajouté quatre gouttes de sulfate de fer à 1 0/00, et 10 centimètres cubes de délayure de terre de jardin. Les jeunes chênes ont été privés de leurs cotylédons.

Le résultat, constaté au 4 novembre 1908, est le suivant :

N° 0. Eau distillée : Le jeune chêne est mort avec les deux bourgeons à peine développés.

No 1. Engrais complet: Le chêne a les deux rejets bien développés, avec un vigoureux enracinement.

N° 2. Engrais sans azote : Même résultat qu'avec l'engrais complet.

N° 3. Engrais sans phosphore : Le chêne est mort, avec un rejet d’une faible végétation.

N° 4. Engrais sans potassium : Le chêne est bien vivace et bien enraciné, avec les deux bourgeons développés.

N° 5. Engraissans calcium : Le chêne est mort,après n’avoir donné

qu’une esquisse de développement du bourgeon.

Ces résultats montrent, à la fois, l'importance des sels de calcium en expérience; pour la végétation des ligneux, et l'influence nuisible des sels de potassium.

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