C. — REJETS DE RACINES
Expérience du 13 juillet 1907.
Nous avons essayé d'obtenir des rejets de racines de chêne. La tentative était intéressante en ce sens qu’elle pouvait conduire à des déductions importantes au point de vue de l’exploitation des taillis de cette essence, qui est la première des essences forestières.
De jeunes plants de chênes de deux ans ont été recépés au-dessous du collet de la racine, et mis dans des vases de 1 litre d’eau distillée contenant 2 grammes de chacun des corps suivants respectivement:
Superphosphate de calcium, sulfate de calcium, chlorure de potassium, nitrate de sodium, chaux, carbonate de chaux, sulfate de magnésie, sulfate de manganèse.
L'expérience a été complètement négative.
Ce résultat concorde avec ceux de M. Dubard.
M. Dubard, dans ses recherches sur les plantes à bourgeons radicaux, à constaté que les rejets, chez les chênes pédonculé et rouvre, sont fournis par l’extrémité inférieure de la tige.
Il a conclu de ses travaux que :
«La multiplication par bourgeons radicaux est un fait peu normal dans le règne végétal, et donne des rejets d’organisation inférieure dans la plupart des cas ; chez quelques espèces elle tend à s’établir d’une façon régulière, mais ne devient qu’exceptionnellement une sauvegarde effective de l'espèce. »
Le peuplier-tremble (populus trembla) estune de ces espè-
ces ligneuses où la multiplication par bourgeons radicaux, par drageonnement, se produit régulièrement, chaque fois que l’on découvre le sol de la forêt par suite des coupes et qu'on le rend accessible directement aux rayons solaires.
Bouleau commun
Betula alba.