LAN NEZ
d'en évaluer la quantité. Elle a eu pour action remarqua-
ble de faire disparaître presque instantanément : 1° le bruit de galop ; 2° le souffle systolique de lapointe ; 3° la tachycardie:; 4° l'alternance du pouls.
Malheureusement, cette hémorragie ne s’est produite. qu'à une période ultime (le malade est mort 7 jours après). On peut se demander si cette hémorragie n'aurait pas eu une action extrêmement bienfaisante, à supposer qu'elle fût survenue plus tôt, alors que le malade n'était pas débilité par 5 mois de séjour à l'hôpital, maintenu au lit par une Insuffisance cardiaque qui s’est bien montrée irréduetible à, toute autre thérapeutique.
D'autre part, on peut se demander également si une saignée soustrayant à l'organisme une masse sanguine équivalente à celle qui s'est évaeuée par le rectum, pratiquéé dans les premiers temps du séjour du malade, ne lui aurai tpas permis de rentrer chez lui encore une fois amélioré.
Dans l'observation suivante, on va voir l'amélioration des signes d'Insuffisance cardiaque provoquée cette foisci, nON pas par une hémorragie spontanée, mais par une saignée.
C'est également dans le service de M. Aubertin que
nous avons pu observer ces phénomènes,
is. jeu
OBSERVATON VI (Inédite)
Mo... 53 ans. entre dans le rvice du Dr Aubertin, à la Pitié, le 10 mai 1928 pour des troubles respiratoires.
Le début remonte environ à il y à 2 mois, où la dyspnée survenait surtout à l'effort.
Il y @ 15 jours il a été pris subitement dans la rue d’une gène respiratoire paroxystique, avec sensation de constric- {ion du thorax, mais sans donuleur à mroprement parler ef sans angoisse.
Ces phénomènes se sont reproduits plusieurs fois depuis, mais sur un fond de dyspnée continue, dont l’exaceribation
survient surtout à l'effort où la nuit, Elie s'accompagne d'une