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faire disparaître tous les signes d’Insuffisance ventriculaire gauche, à amorcer la disparition de l’'épanchement pleural.
L'ouabaïne n’est survenue qu'après ce début d’amélioration pour en accentuer les résultats.
On peut donc penser que même sans médicament, aveo la seule saignée accompagnée d’un régime eonvenable l'amélioration pour être moins rapide n’en eut pas été
moins complète.
Tous ces faits successifs obligent à se demander par quel mécanisme une simple saignée détermine des modifications si profondes dans la symptomatologie de l'Insuffisance cardiaque. C’est ce que nous allons voir main-
tenant.
Mécanisme de la disparition de certains, symptômes, d'insuffisance cardiaque sous l'influence des émis-
sions sanguines.
Comment agit la saignée ?
Nous n'avons pas la prétention de décrire ici completement le mécanisme complexe de la saignée en général. Nous voulons seulement essayer de préciser, s’il est possible, les conditions dans lesquelles les sympôtmes de défaillance cardiaque s'atténuent et voire même disparaissent après une émission sanguine spontanée ou provoquée.
Il s’agit surtout d'étudier le mécanisme de disparition: de la cyanose, de la dyspnée, des œdèmes, de l’oligurie.
du bruit de galop.
du souffle d'Insuffisance cardiaque,
de la tachycardie.
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La cyanose. — On.comprend facilement que, sous l'in fluence des contractions insuffisantes. du myocarce, il y est stase de la circulation pulmonaire. Cette stase entraine forcément, une Insuffisance, de l'hématose, le jeu respiratoire s’en trouve perturbé, d’où Ja eyanose que présentent les. malades, On,comprend très. bien que. la saignée, qui provoque. une déplétion immédiate dans. Ja petite, cireulation, aiténue la cyanose et même la fasse disparaître. si la
saignée, est copieuse..
La dyspnée, s'explique aisément par le même phéno-
mène. ; Les, œdèmes, — Ici les phénomènes, sont, plus com:
plexes. Après l'hémorragie, Je sang tend à reprendre son,
volume, ; il y à un, véritable appel de liquides qui,ne, peu vent, venir, que, de, l'organisme. Comme ces malades sont infiltrés, d'œdème, c'est aux, CSpaces, interstitiels en, grande partie, quest empruntée, la, masse liquide nécessaire ; le complément, est obtenu, par la Lymphe d'une part, ét per l'eau. de composition cellulaire. d'autre part. Il en, résulte
une, dilution, sanguine. et la, disparition progres sive, quel-
quefois, rapide, des .œdèmes.
L'oligurie. -— On sait, depuis les travaux. d’Achard..et
de Loeper que la dilution. sanguine et la diurèse vont de
pair et qu'il y à un véritable parallélisme entre les, deux...
Pour Etienne, Beynard, il y à trois étapes lors de.la migration. des, liquides. d'œdème. vers les émonctoires :
a) plasmo. inlerstitiel: il y a affluence du liquide. interss :
titiel dans le milieu sanguin.
Ml
b) cardio-vasculaire : le milieu sanguin ainsi complété est brassé par le cœur.
c) rénal: on sait, depuis les travaux de Widal et Lemierre que le rein est l'organe régulateur de la circulation interstitielle.
Ces phénomènes supposent donc un myvcarde en assez bon état et un rein dont la sclérose ne soit pas trop accentuée.
M. Aubertin se demande s’il faut penser « que l’arrivée d'un plasma nouveau survenant en quantité massive dans l'appareil cireulatoire à sollicité la fonction rénale déficiente ? » Il pense plutôt que le rein « atteint depuis longtemps de stase cardiaque s'est trouvé rapidement décongestionné et comme débloqué par la saignée massive ; qu'il est devenu de ce fait, plus apte à fonctionner, comme tout rein cardiaque, après évacuation sanguine, ou saignée séreuse. À ce moment favorable, l’afflux des liquides interstitiels dans le torrent circulatoire, relevant un peu la tension et sollicitant l'activité élivinatrice du rein, l’a trouvée passagérement suffisante : Ia divrèse s’est établie et a poursuivi l'effondrement des œdèmes déjà amorcé par l’afflux des liquides interstitiels dans le torrent circulatoire ».
On assiste alors au croisement sur la feuille de température de la courbe d’urines et de la courbe de poids.
Le bruit de galop. — 11 disparaît sous l'influence de la saignée, du fait que le « barrage des résistances capil-
laires » (Etienne Bernard) est levé par la saignée. D’au-
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